le chat

Selon une grande étude publiée en 2007, le chat domestique (Felis silvestris catus) que nous connaissons si bien dans nos contrées, descend en réalité du chat ganté (Felis silvestris lybica), et non du chat sauvage des forêts d’Europe (Felis silvestris silvestris), comme on pu le croire pendant longtemps.

Le chat ganté vivait dans le désert du Moyen-Orient il y a plus de 10000 ans. C’était un chasseur solitaire qui se nourrissait exclusivement de petites proies. Lorsque les humains se sont sédentarisés, ils se mirent rapidement à stocker les fruits de leurs récoltes, ce qui ne manqua pas d’attirer d’innombrables rongeurs. Dès lors, le chat ganté comprit rapidement que les villages représentaient de formidables terrains de chasse. L’homme a vu en lui un animal bien pratique, capable de le débarrasser de nombreux nuisibles. Au fur et à mesure, sur quelques générations, le chat ganté est devenu un animal domestique. Mais contrairement au chien à qui l’on a donné des rôles divers et variés (gardiennage, chasse, etc.), la seule et unique utilité du chat est toujours demeurée la même : la chasse des souris et des rats.

De fait, son régime alimentaire n’a pas vraiment évolué au cours des millénaires. Le chat est fait pour se nourrir exclusivement de petites proies : il est ce qu’on appelle un hypercarnivore. D’un point de vue nutritionnel, cela implique que son régime alimentaire doit être très riche en protéines animales, et au contraire, pauvre en glucides.

le chat carnivore strict

Le chat a essentiellement besoin de produits carnés

Un chat a besoin de 5 à 8 grammes de protéines par kilo, chaque jour. C’est presque 10 fois plus que nos besoins à nous, les humains ! Mais il est important que ces protéines soient d’origine animale, et non pas végétale. Pourquoi ? Tout simplement parce que le chat a besoin de taurine et d’arginine, 2 aminés essentiels qu’on ne retrouve que dans la viande.

Par ailleurs, nos chères boules de poils ont des besoins importants en vitamine A. Si l’homme et le chien peuvent aisément combler leurs besoins en vitamine A à partir du béta-carotène que l’on retrouve dans de nombreuses sources végétales (carottes, patates douces, abricots…), le chat est en incapable. Il lui faut absolument récupérer la vitamine A à partir du rétinol, que l’on retrouve dans les abats (foie) ou certains poissons.

En outre, la peau des chats n’arrive pas à synthétiser efficacement de la vitamine D sous l’effet de l’exposition du soleil. Ils sont également incapables de subvenir à leurs besoins avec la forme végétale de cette vitamine (la vitamine D2). Il leur faut obligatoirement la forme animale, la vitamine D3, que l’on retrouve dans la viande ou les œufs.

Ainsi, sans un apport important en produits carnés, nos compagnons félins vont être exposés à de nombreuses carences. A terme, leur pelage va se dégrader, tout comme leurs différentes fonctions vitales et leur système immunitaire.

Mais de nos jours, il est compliqué pour nos chères boules de poils de chasser pour se nourrir, à fortiori s’ils vivent en appartement ! En réalité, la plupart de nos animaux de compagnie sont nourris avec des croquettes. Malheureusement, de nombreux fabricants de croquettes ne prennent pas suffisamment en compte les besoins nutritionnels des chats. Trop souvent, ils remplacent la viande par des féculents (maïs, riz, pomme de terre) afin d’obtenir des taux de protéines élevés, tout en diminuant les coûts. Le problème, c’est que les animaux nourris avec ce genre de croquettes vont rapidement être carencés en certains nutriments essentiels. Il est donc particulièrement important, lorsque l’on choisit une marque de croquettes, de bien vérifier sa composition pour s’assurer que la recette inclut une quantité importante de produits carnés : viandes, abats, oeufs, ou filets de poisson.

le chat alimentation

Le chat n’est pas fait pour consommer de grandes quantités de glucides

Lorsqu’ils se nourrissaient exclusivement des proies qu’ils chassaient (souris, petits oiseaux, etc.), les chats ne consommaient que très peu de glucides. Et pour cause, lesdites proies n’en contenaient que 3% environ. Pourtant, si l’on analyse la composition des croquettes que l’on retrouve sur le marché, on s’aperçoit que les taux de glucides dépassent souvent la barre des 40% !

La cause à cela, on l’a déjà abordé un peu plus tôt dans cet article : les fabricants de croquettes pour chats utilisent souvent dans leurs recettes de grandes quantités de céréales. Le maïs, le riz ou encore le blé sont effet présents en grande quantité dans les croquettes bas de gamme pour permettre un apport conséquent en protéines – végétales – à moindre coût. Le problème, c’est que contrairement à la viande, les céréales contiennent une grande quantité de glucides. C’est pourquoi, lorsque les ingrédients principaux sont des céréales, on se retrouve avec des croquettes pour chats très riches en glucides. Mais le système digestif du chat n’a pas une bonne capacité de dégradation et d’absorption de ces glucides, car l’amylase pancréatique du chat a une activité bien inférieure à celle de l’homme ou même du chien. Les croquettes très riches en glucides sont donc peu digestes pour le chat, et une quantité très importante de glucides risque également d’entraîner un surpoids.

Pour remédier à ce problème, de nombreux petfooders se sont mis à fabriquer des croquettes pour chat sans céréales, qui sont maintenant très à la mode. L’intention est louable : on remplace les céréales par de la viande, ce qui donne des croquettes riches en viandes et pauvres en glucides, bien adaptées au régime alimentaire des chats.

Il convient cependant de faire attention : certaines marques n’hésitent pas à surfer sur cette mode du “sans céréales”, mais en remplaçant les céréales par d’autres types de féculents, comme des pois ou des pommes de terre, qui sont également riches en glucides. Il ne faut donc pas s’arrêter à choisir des croquettes estampillées “sans céréales”. Il faut aller plus loin et bien vérifier la composition des croquettes pour s’assurer que les produits carnés sont présents en majorité. La présence de céréales ou de féculents n’est pas forcément rédhibitoire (il en faut même un peu pour apporter l’amidon requis à la fabrication des croquettes), mais il est préférable que leur quantité soit réduite au strict minimum. Cela se traduit par un taux de glucides modéré, inférieur à 20%.

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1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,
    C’est bien pour ça que concernant nos petits félins la nourriture la mieux adapté reste le “cru” sans pour autant faire n’importe quoi. Mais à ce sujet il y a de très bons groupes sur le réseau social de Facebook pour le nommer comme par exemple : “La Tanière d’Illico”, ou encore “Raw Feeding : nourrir son animal sainement” avec des vidéos à l’appui. C’est juste un réel plaisir de voir les loulous se régaler en déchiquetant la viande et surtout en bonne santé. Il n’y a pas photo lorsque l’on lit un fichier avant/après changement de nourriture concernant les chats, sur le groupe de la Tanière d’Illico.

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