Une chatte stérilisée qui se remet soudainement à miauler, à se rouler par terre ou à adopter une posture de lordose : c’est une situation aussi surprenante qu’inquiétante pour un propriétaire. Et pourtant, ce phénomène n’est pas si rare. Une chatte correctement stérilisée peut, dans certains cas, présenter à nouveau des signes de chaleur — parfois des mois, parfois des années après l’opération.
La cause principale est médicalement bien identifiée : il s’agit du syndrome de l’ovaire rémanent, aussi appelé SRO (ou Ovarian Remnant Syndrome, ORS, dans la littérature internationale). Cet article vous explique pourquoi ce phénomène survient, comment le confirmer et que faire concrètement.
Ce qu’il faut retenir
Une chatte stérilisée qui présente des signes de chaleur n’est pas un phénomène anodin. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un syndrome de l’ovaire rémanent : un fragment de tissu ovarien laissé accidentellement lors de la chirurgie, ou des cellules ovariennes migrées dans l’abdomen, continue de sécréter des hormones sexuelles. Des outils diagnostiques fiables existent aujourd’hui — dosage de la LH, de l’AMH, échographie — qui permettent de confirmer le diagnostic sans passer immédiatement par une chirurgie exploratrice.
Si votre chatte présente ces signes, consultez votre vétérinaire sans attendre. Évitez tout traitement hormonal sans prescription, et suivez la démarche diagnostique progressivement. Un traitement chirurgical bien conduit offre un excellent pronostic.
Comment savoir si ma chatte stérilisée est en chaleur ?
Avant de comprendre la cause, il est important de reconnaître les signes. Une chatte stérilisée en chaleur peut présenter les comportements suivants:
- Vocalises intenses, souvent nocturnes (miaulements répétés, aigus)
- Posture de lordose : dos creux, bassin relevé, queue déviée sur le côté
- Frottements excessifs contre les meubles, les jambes, les murs
- Agitation et nervosité inhabituelles
- Tentatives de fugue ou comportement erratique à l’extérieur
- Perte d’appétit ou changements alimentaires ponctuels
- Marquage urinaire dans certains cas
Ces signes surviennent généralement par cycles, souvent tous les 2 à 6 semaines, particulièrement au printemps et en été (la chatte est une espèce polyœstrienne saisonnière, stimulée par la lumière). Si vous observez ces comportements chez une chatte opérée, une consultation vétérinaire s’impose.
Pourquoi une chatte stérilisée peut-elle encore avoir des chaleurs ?
La stérilisation standard de la chatte consiste en une ovariectomie (ablation des deux ovaires) ou, moins fréquemment, en une ovario-hystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus). Dans les deux cas, la suppression ovarienne entraîne normalement la disparition définitive des chaleurs.
⚠️ Attention : la ligature des trompes, très rarement pratiquée aujourd’hui, rend la chatte infertile mais laisse les ovaires en place — les chaleurs persistent donc normalement dans ce cas.
Si votre chatte a bien bénéficié d’une ovariectomie, voici les mécanismes qui peuvent expliquer la reprise des chaleurs.
1. Un fragment d’ovaire laissé involontairement en place
C’est la cause la plus fréquente et la mieux documentée du syndrome de l’ovaire rémanent. Lors de la chirurgie, les ovaires sont enchâssés dans un tissu graisseux (le ligament ovarien). Lors de la section de ce ligament, un fragment microscopique d’ovaire peut rester en place sans que le chirurgien en ait conscience — en particulier si la ligature a été réalisée trop près du tissu ovarien.
Une étude rétrospective portant sur 31 cas de rémanence ovarienne réalisée chez des carnivores domestiques (dont 14 chattes) dans trois écoles nationales vétérinaires françaises a confirmé que l’erreur chirurgicale représente la cause la plus probable, l’ovaire droit étant le plus souvent concerné. Ce fragment, même de la taille d’un grain de riz, peut produire suffisamment d’œstrogènes pour déclencher un comportement de chaleur.
2. La migration de cellules ovariennes (tissu ectopique)
Lors de la manipulation chirurgicale, des cellules ovariennes peuvent se détacher de l’ovaire et se greffer sur le péritoine ou d’autres structures abdominales. Elles forment alors des micro-amas de tissu ovarien ectopique fonctionnel, capables de sécréter des hormones sexuelles de manière cyclique. Ce mécanisme est plus difficile à diagnostiquer car le tissu peut se trouver dans des zones atypiques de l’abdomen.
3. Une sécrétion hormonale d’origine surrénalienne
Dans de rares cas, les glandes surrénales peuvent produire de faibles quantités d’hormones stéroïdiennes sexuelles (œstrogènes et androgènes) en quantité suffisante pour mimer un comportement de chaleur. Ce phénomène est décrit dans la littérature vétérinaire et touche aussi d’autres espèces, notamment le furet. Il reste cependant exceptionnel.
4. Des causes non hormonales à ne pas confondre
Certaines pathologies peuvent mimer les signes d’une chaleur sans en être réellement une :
- Cystite ou infection urinaire : agitation, vocalises, inconfort
- Vaginite : frottements, comportement inhabituel
- Urine trop concentrée ou irritante
- Douleur chronique ou pathologie neurologique
Un examen clinique complet permettra d’écarter ces diagnostics avant de conclure à un syndrome de l’ovaire rémanent.
Comment confirmer le diagnostic ?
Le diagnostic du syndrome de l’ovaire rémanent repose sur une démarche progressive, du moins invasif au plus invasif.
Étape 1 — Cytologie vaginale
La cytologie de la muqueuse vaginale est l’examen de première intention. Un frottis réalisé pendant une phase active de chaleur montrera une proportion élevée de cellules superficielles kératinisées, signe d’une imprégnation œstrogénique. C’est un examen simple, non douloureux et peu coûteux.
Étape 2 — Dosages hormonaux sanguins
Plusieurs dosages permettent de confirmer la présence de tissu ovarien actif :
- Dosage de la LH (hormone lutéinisante) : après ovariectomie totale, la LH augmente significativement en l’absence de rétrocontrôle ovarien. Une LH basse chez une chatte supposément stérilisée suggère qu’un tissu ovarien fonctionnel est toujours présent et exerce une inhibition hormonale. Des tests LH rapides (point-of-care) sont disponibles et présentent d’excellentes sensibilité et spécificité.
- Dosage de la progestérone : peut être réalisé après une stimulation à la GnRH (gonadolibérine, 25 µg/chat, IM). Une progestéronémie > 2 ng/mL mesurée 2 à 3 semaines après la stimulation confirme la présence de tissu lutéal actif.
- Dosage de l’AMH (hormone anti-müllérienne) : marqueur prometteur de la présence de tissu ovarien folliculaire actif. Utile en complément, notamment lorsque la chatte n’est pas en phase de chaleur active au moment de la consultation.
Étape 3 — Échographie abdominale
L’échographie est un outil non invasif précieux pour tenter de localiser le tissu ovarien résiduel avant d’envisager une chirurgie. Elle peut mettre en évidence des structures kystiques ou folliculaires dans les zones ovariennes typiques. Cependant, un résultat négatif à l’échographie n’exclut pas la présence de tissu ectopique de petite taille.
Étape 4 — Laparotomie exploratrice (si nécessaire)
Si les examens précédents confirment une activité ovarienne sans localisation précise, une laparotomie exploratrice (ouverture chirurgicale de l’abdomen) peut être nécessaire. Elle permet de rechercher et d’exciser le tissu résiduel. Il faut cependant savoir que le tissu peut être difficile à trouver ,voire introuvable dans certains cas.
Quels sont les risques si ce n’est pas traité ?
Une chatte stérilisée présentant un syndrome de l’ovaire rémanent non traité peut être exposée à plusieurs risques :
- Inconfort chronique et stress liés aux cycles répétés de chaleur
- Pyomètre de souche : si de l’utérus (ou un moignon utérin) reste en place et se retrouve sous influence hormonale cyclique, une infection utérine peut se développer — pathologie grave nécessitant une chirurgie en urgence
- Comportements indésirables persistants : fugues, marquage urinaire, agressivité
Ces risques justifient une prise en charge médicale, même si les chaleurs restent espacées ou modérées.
Que faire concrètement face à une chatte stérilisée en chaleur ?
Étape 1 : Consultez votre vétérinaire
Consultez en priorité le vétérinaire qui a réalisé l’opération. Il pourra examiner votre chatte, revoir le compte-rendu chirurgical et proposer les premiers examens.
Étape 2 : Ne lui donnez pas de médicaments sans avis vétérinaire
⚠️ Ne recourez surtout pas aux comprimés de type Megecat® (acétate de mégestrol) pour stopper les chaleurs. Cette molécule progestative présente de nombreux effets secondaires sérieux, notamment un risque accru de tumeurs mammaires, de diabète sucré, de maladies hépatiques (cirrhose), de prise de poids et de vomissements. Ces risques dépassent largement l’inconfort lié aux chaleurs.
Étape 3 : Suivre la démarche diagnostique progressive
Frottis vaginal → dosages hormonaux (LH, AMH, progestérone post-GnRH) → échographie → laparotomie si nécessaire.
Étape 4 : Le traitement définitif
Le traitement le plus efficace et le plus durable reste la chirurgie d’ablation du tissu ovarien résiduel. Correctement réalisée, elle supprime définitivement les symptômes. Le pronostic post-chirurgical est généralement excellent lorsque la totalité du tissu actif est retiré.
Quel budget prévoir pour le diagnostic et le traitement ?
La prise en charge d’une chatte stérilisée en chaleur peut entraîner plusieurs étapes de soins. Voici une estimation réaliste des coûts à anticiper en France et en Belgique.
Consultation vétérinaire initiale
| Acte | Fourchette France | Fourchette Belgique |
|---|---|---|
| Consultation de base | 30 – 60 € | 40 – 55 € |
| Consultation spécialisée (reproduction) | 60 – 100 € | 60 – 90 € |
Examens diagnostiques
| Examen | Fourchette estimée |
|---|---|
| Cytologie vaginale (frottis) | 20 – 50 € |
| Dosage hormonal LH / AMH / progestérone | 40 – 100 € par dosage |
| Test de stimulation GnRH + progestérone | 80 – 150 € (forfait) |
| Échographie abdominale | 60 – 120 € |
Traitement chirurgical (si nécessaire)
| Intervention | Fourchette France | Fourchette Belgique |
|---|---|---|
| Laparotomie exploratrice + exérèse du tissu résiduel | 300 – 600 € | 350 – 650 € |
| Stérilisation initiale (ovariectomie) — pour référence | 100 – 200 € | 100 – 170 € |
| OHE initiale (ovaires + utérus) — pour référence | 150 – 250 € | 150 – 200 € |
Coût en cas de complication : le pyomètre
Si le syndrome de l’ovaire rémanent n’est pas traité et qu’un pyomètre de souche se développe, les coûts augmentent considérablement :
| Poste | Fourchette |
|---|---|
| Chirurgie d’urgence (OHE d’urgence) | 300 – 800 € |
| Hospitalisation (2 à 4 jours) | 50 – 150 €/jour |
| Médicaments post-opératoires | 30 – 100 € |
| Coût total estimé du pyomètre | 500 – 1 500 € |
💡 À retenir : Traiter précocement le syndrome de l’ovaire rémanent revient significativement moins cher que de gérer ses complications. Une assurance santé animale peut couvrir tout ou partie de ces frais selon le contrat souscrit.
FAQ sur la chatte stérilisée en chaleur
En théorie, si elle n’est pas saillie, non. Mais si du tissu ovarien fonctionnel est présent et qu’elle est exposée à un mâle entier, une ovulation peut être déclenchée. Il est donc prudent de l’éloigner des mâles non stérilisés.
La durée d’un épisode est variable, généralement entre 3 et 10 jours, avec une récurrence toutes les 2 à 6 semaines en saison reproductive (printemps-été principalement).
Oui. Des cas ont été rapportés plusieurs mois à plusieurs années après l’ovariectomie. L’apparition tardive des signes ne doit pas rassurer : elle est possible et doit être explorée.
Non. Le tissu résiduel reste actif tant qu’il n’est pas retiré chirurgicalement. Il ne disparaît pas de lui-même.
Si votre chatte présente des signes répétés et cycliques de chaleur après stérilisation, il est légitime de demander une exploration hormonale (dosage LH au minimum). Vous pouvez également solliciter un second avis auprès d’un spécialiste en reproduction animale.
Article remis à jour en avril 2026 et rédigé sur la base des données de la pratique clinique vétérinaire et des publications scientifiques disponibles. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire.
Références principales :
- Vets and Clinics, Syndrome du reste ovarien, 2024
- La Dépêche Vétérinaire / AFVAC, Reconnaître et traiter une rémanence ovarienne chez la chienne et la chatte, 2018
- Chastant et al., Étude rétrospective de 31 cas de rémanence ovarienne dans trois écoles nationales vétérinaires, Le Point Vétérinaire, 2017
- Assoignons E., Syndrome de l’ovaire rémanent chez la chienne et la chatte, Université de Liège, 2023
- Fieni et al., Anti-Müllerian hormone as a diagnostic tool to identify queens with ORS, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2022
- Kustritz et al., Accuracy of a point-of-care luteinizing hormone test, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2017
- MSD/Merck Veterinary Manual, Ovarian Remnant Syndrome in Small Animals, 2024





Bonjour,
ma chatte de 1an a eu,voilà, presque 3 mois, une portée de 6 chatons, l’un des chatons a une sorte de pelade sur le dos, perte des poils et croûtes et une petite femelle pourtant très vigoureuse vomit plusieurs fois par jour depuis 3 jours, de plus elle est en diarrhée, elle vomit du lait. Depuis que les chatons ont eu 2 mois, je leur donne en complèment des croquettes car la mère est vraiment très amaigrie. Dois-je consulter un vétérinaire pour tout ce petit monde?
merci.
Bonjour Valérie ,
Je pense qu’il serait préférable , effectivement , de consulter votre vétérinaire .Cela permettra de faire un petit bilan sur l’ensemble de la portée et de la mère .Pour le chaton avec des problèmes digestifs, la fréquence des vomissements est inquiétant et justifie cette visite …. Voilà , tenez moi au courant .
Bien à vous
Patrick N.
Bonjour Docteur,
Depuis le 9 Mai ma siamoise stérilisée et tatouée il y a deux ans a disparu ou a fugué. Etant partie en vacances le 4 Mai, c’est ma fille qui l’a gardée dans un environnement et avec trois chats et la famille qu’elle connaît. Depuis notre retour hier, nous la cherchons en l’appelant de jour comme le soir ou au petit matin et elle ne revient pas. Pourrait-elle être partie à cause de notre absence ou est-ce possible qu’elle ait ses chaleurs même en ayant été stérilisée et combien peut durer son absence. Dans le village, nous avons mis des affiches et avons signalé sa disparition à des vétérinaires autour de Brignoles. Est-il possible, qu’elle ait fugué pour rentrer chez nous à Aubagne qui se trouve à 65 Km car elle est caractérielle et craintive. Je suis très angoissée et vous remercie de vos conseils. Meilleures salutations
Bonjour Nicole,
Il est possible en effet que cet environnement provisoire ait pu provoquer un stress , une anxiété responsable de cette “fugue” . Il se peut qu’elle ne soit pas très loin de cette maison , se réfugiant peut être dans un endroit “sécurisant” pour elle .
Retourner chez vous ? … OUI, c’est possible .Vous avez déjà lu ou entendu ce genre d’histoires!
Vous avez déjà fait pas mal de démarches , que vous conseillez de plus ? …. Peut être refaire une recherche aux alentours de la maison , dans des endroits reculés ….
En principe une chatte stérilisée ne peut plus avoir des chaleurs , à moins d’une erreur technique lors de l’intervention , laissant ne place ,par exemple , un fragment d’ovaire .
Je suis désolé de cette situation et j’espère de tout coeur que vous allez pouvoir la retrouver .
Tenez moi au courant .
Cordialement
Patrick N.
Bonsoir! Ma petite Gandhi a été stérilisée il y a moins d'un an. Lors de l'opération, la véto de la Spa a observé une infection de l'utérus et a été contraint de lui faire une ablation totale de l'utérus.. Apparemment, elle avais beaucoup de graisses (chose étonnante vu sa petite taille et qu'elle n'est pas grosse..) Aucun souci jusqu'à la semaine passée où Gandhi s'est mise à miauler d'une facon que je ne lui connaissais pas et sans raisons visibles, et ce de jour comme de nuit. Elle a tendance à plus se rouler au sol qu'à la normale et elle mange un peu moins je trouve.. Dois-je les consulter à nouveau AU PLUS VITE ou ne s'agit-il que d'un effet secondaire à cette lourde opération?? Merci..
Bonjour,
je pense qu’il serait prudent d’aller au plus vite consulter un vétérinaire , car d’après les signes que vous decrivez , la chatte doit avoir des douleurs qui n’ont par ailleurs rien à voir avec cette intervention.
Bien à vous
PatriCK N
ma chatte de 3 ans stérilisé n’est pas rentrée depuis 5jrs en laissant sa fille de 2 ans qui cherche partout. elles sortaient rarement l’une sans l’autre. peut-elle être parti pour le mâle? peut-elle se perdre? elle est sortie un jour de pluie et vent sachant qu’elle n’aimait pas ça.
Bonjour,
Ma minette Mélusine est née début septembre 2013, elle a été stérilisée fin mars 2014. 1 an et demi après sa stérilisation, elle se mets subitement à manifester à nouveau des symptômes de chaleurs depuis samedi midi (elle miaule jour et nuit, montre ses fesses et harcèle littéralement mon frère qui habite avec moi). Avant sa stérilisation, elle n’avait manifesté qu’un seule fois des symptômes de chaleurs mais modérément pendant seulement 2 jours (elle avait 5 mois et demi). J’ai vérifié sa litière, elle urine normalement, je n’ai pas trouvé de traces de sang, elle mange et boit normalement.
Elle est généralement en bonne santé, même si elle a eu une gastro-entérite à la fin du mois d’août (elle a été hospitalisée pendant 4 jours car elle était très déshydratée, avait beaucoup de fièvre et avait beaucoup maigri).
Actuellement, elle pèse environ 3,5 kg.
Je trouve vraiment très étrange qu’elle manifeste à nouveau des signes de chaleurs un an et demi après sa stérilisation alors que cela ne s’était jamais produit auparavant. Qu’en pensez-vous ?
J'approuve votre commentaire léa car j'ai aussi une bengal prénommée Gandhi aussi 😉 (son réel prénom est gildas, plutôt étrange ..). elle a été stérilisée, puis réopérée une seconde fois suite à des chaleurs surevenues 1 mois aprés la première opération. A ce jour elle a toujours des chaleurs ! surtout les matous entiers viennent marquer le territoire et bien entendu elle réagit en marquant à son tour le terrain…. Après de nombreuses recherches, je pense plutôt à un problème hormonal et franchement lui donné un traitement risquant un soucis de santé me donne vraiment pas envie….
Si quelqu'un a trouvé une solution je suis prenneur.
merci
Bonjour, ma chatte a été stérilisée une première fois mais les chaleurs et tous ces inconvénients étant toujours présents, elle a dû être opérée une seconde fois. Il restait effectivement un morceau d’ovaire de la taille d’un grain de riz et elle avait en plus une infection à l’utérus, ce dernier a donc été retiré également. Mais un mois plus tard, voilà que les chaleurs reviennent… Avez-vous une explication et une solution?
Merci d’avance.
Bonjour,
Il est possible qui reste encore malgré tout un petit morceau d’ovaire greffé sur le péritoine ou ailleurs dans la cavité abdominale .
Des tests sanguins pourraient confirmer cette suspicion.
Bien à vous
Dr Patrick D.
Bonjour,
Chipie (8 ans cette année) et moi avons le même problème,
Tout d’abord je dois préciser que cette fois-ci j’ai pris des femelles car, je ne voulais pas les stériliser (j’avais eu des males pendant des années auparavant…) Chipie a vécu donc avec Pacha (un male sacré de Birmanie stérilisé mais pas gêné de son arrivée dans la maison à l’age de 2-3 mois jusqu’en 2010, date du départ de Pacha les les prairies éternelles).
Il ya 5 ans comme Chipie s’ennuyait et que j’étais souvent en déplacement, j’ai eu la mauvaise idée en 2011 de lui ramener une petite siamoise à la présence très forte, et 2 ans plus tard, Chipie s’est mis à marquer comme un male, seulement pas a l’extérieur quand elle allait se promener sur les terrasses, mais plutôt sur notre terrasse, et très vite dans ma propre chambre, puis dans mon placard sur mes piles de T-shirt…
D’un commun accord Chipie et moi avons décidé d’en passer par l’opération (entre-temps j’avais fait opérer la siamoise en 2012 car elle était très agressive envers Chipie et moi), autant dire que son comportement a complètement changé, plus de sorties, elle mangeait beaucoup plus, mais plus de marquage urinaire nulle part (du jour au lendemain).
Mais la ça a recommencé, la semaine dernière aux environ du 14 juillet j’ai trouvé une pile de T-Shirts trempé dans mon placard… J’ai d’abord pensé que les feu d’artifices lui avaient fait peur (ça lui arrive parfois et elle se cache dans un petit coin sombre), puis je me suis dit que peut être que la voisine du dessous qui venait d’emménager avec ses 2 chattes et son chat avait déstabilisé l’équilibre de l’immeuble, ou encore qu’une chatte dans les rues au cri incroyablement ressemblant à celui de minette lorsqu’elle était en chaleur lui avait provoqué des réminiscences et donc l’envie urgente de trouver un male pour procréer. De plus en la caressant, elle a le comportement qu’elle avait quand elle était en chaleur, queue pliée à angle droit sur le coté droit… Hum je vous passe les détails…
Je ne sait plus que faire, il fait chaud, l’agencement de mon appartement est tel que l’on est obligé d’ouvrir ma chambre d’un pour aérer et rafraîchir le reste de la maison avec un courant d’air, et du coup je n’ose plus laisser ma chambre ouverte et je surveille les moindres mouvements de Chipie (et un chat c’est futé, rapide et discret)…
J’ai réalisé en lisant votre article (Merci) que l’opération pouvait avoir mal été faite (j’habite le Maroc…) donc j’envisage de la ramener chez le vétérinaire, mais qu’en pensez vous ? Je ne voudrais pas que lui imposer une intervention aussi lourde qu’une laparatomie exploratrice surtout si on ne trouve rien…
Est ce que les frottis, bilan sanguin, (interventions vétérinaires légères peuvent nous renseigner correctement ?)
D’avance merci, et surtout merci pour votre excellent article.
Cédric
Bonjour ,
Le problème de marquage urinaire par votre chatte peut effectivement venir du stress occasionné par un changement dans ses habitudes environnementales .
Comme vous m’avez évoqué la présence de nouveaux venus dans le bâtiment, il est possible que ce soit la cause du déréglementent comportemental.
Votre vétérinaire vous a donné un traitement , voyez s’il y a une amélioration dans les 2 semaines à venir .
Dans le cas contraire , il serait bon effectivement de refaire un examen général avec bilan sanguin ( dosage hormones) , une petite analyse d’urine pour écarter l’hypothèse d’une infection urinaire ,imageries médicales( échographie) tout ceci afin d’affiner le diagnostic.
Ayez un bon dialogue avec votre vétérinaire , et j’espère que vous trouverez la solution à ce problème bien ennuyeux .
Bien à vous
Dr Patrick D.
Bonjour mon vétérinaire m’a conseillé de la tranquilliser (il pense que c’est probablement du au stress) avec du Gelsemium (homéopathie)…