Soudainement votre compagnon à quatre pattes est frappé par une maladie auto-immune sévère. Les traitements classiques ne fonctionnent plus, et le vétérinaire évoque une technique médicale qui semble sortir tout droit d’un film de science-fiction : la plasmaphérèse. Cette procédure, longtemps réservée à la médecine humaine, fait désormais son entrée dans les centres vétérinaires spécialisés. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Et surtout, dans quelles situations cette technique peut-elle sauver la vie de nos animaux de compagnie ?
La plasmaphérèse vétérinaire représente aujourd’hui une avancée majeure dans le traitement de certaines pathologies graves chez le chien et le chat. En 2025, cette technique gagne en popularité et en accessibilité, offrant de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des maladies autrefois considérées comme incurables ou très difficiles à gérer.
Qu’est-ce que la plasmaphérèse ? Comprendre le principe
Le sang d’un chien ou d’un chat est un mélange de liquide et de cellules. Le liquide s’appelle le plasma et représente en moyenne 55 % du sang ; il transporte l’eau, les nutriments et les protéines. Les cellules (globules rouges, blancs et plaquettes) comptent pour environ 45 % : c’est ce qu’on mesure avec l’hématocrite.

Ces proportions bougent un peu selon l’hydratation (déshydratation = hématocrite qui monte), l’altitude et l’âge. En bref, le plasma est la “route”, les cellules sont les “véhicules” qui circulent dessus.
La plasmaphérèse, aussi appelée échange plasmatique, est une procédure médicale qui consiste à séparer le plasma sanguin (la partie liquide du sang) des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes). Une fois séparé, le plasma contenant les substances indésirables est retiré et remplacé par un substitut plasmatique ou du plasma sain.
Concrètement, voici comment cela fonctionne :
- Prélèvement du sang via un cathéter veineux
- Séparation du plasma et des cellules sanguines par centrifugation ou filtration
- Élimination du plasma pathologique
- Remplacement par une solution de substitution (albumine, plasma frais congelé)
- Réinjection des cellules sanguines avec le nouveau plasma

Cette technique permet d’éliminer rapidement les éléments nocifs circulant dans le sang, comme les anticorps auto-immuns, les complexes immuns, certaines toxines ou des protéines anormales.
Les différents types d’équipements disponibles
En médecine vétérinaire, deux principales méthodes sont utilisées :
La plasmaphérèse par centrifugation : Le sang est centrifugé pour séparer le plasma des cellules. Cette méthode nécessite un équipement spécialisé et coûteux, mais elle est très efficace.
La plasmaphérèse par filtration : Le sang passe à travers une membrane semi-perméable qui retient les cellules et laisse passer le plasma. Cette technique peut être plus accessible dans certains centres.
Le choix de la méthode dépend de l’équipement disponible dans le centre vétérinaire et des besoins spécifiques de l’animal.
Plasmaphérèse chez le chien et chat : quand y recourir ?
Les maladies auto-immunes : indication principale
Les maladies auto-immunes représentent l’indication la plus fréquente de plasmaphérèse chez nos compagnons. Dans ces pathologies, le système immunitaire produit des anticorps qui attaquent les propres cellules de l’organisme.
Anémie hémolytique à médiation immunitaire (AHMI)
L’AHMI est une urgence vétérinaire où les globules rouges sont détruits par le système immunitaire.
Les symptômes incluent :
- Fatigue extrême et faiblesse
- Muqueuses pâles ou jaunâtres
- Essoufflement
- Urine foncée
Lorsque les traitements immunosuppresseurs classiques (corticoïdes, azathioprine) ne suffisent pas, la plasmaphérèse peut retirer rapidement les auto-anticorps responsables de la destruction des globules rouges, offrant un répit salvateur à l’organisme.
Thrombopénie à médiation immunitaire (TMI)
Cette maladie se caractérise par une destruction des plaquettes, entraînant des troubles de la coagulation. Les animaux présentent des ecchymoses, des saignements spontanés, voire des hémorragies internes. Le traitement maladies auto-immunes du chien par plasmaphérèse s’avère particulièrement efficace dans les cas réfractaires.
Myasthénie grave
Cette pathologie neuromusculaire provoque une faiblesse musculaire progressive. Les anticorps bloquent la transmission nerveuse au niveau des muscles. La plasmaphérèse permet d’éliminer ces anticorps pathogènes et d’améliorer rapidement la fonction musculaire.

Les troubles neurologiques
La plasmaphérèse chez le chien avec maladies neurologiques connaît un développement important en 2025.
La polyradiculonévrite aiguë (syndrome de Guillain-Barré canin) provoque une paralysie progressive ascendante. Cette affection peut être dévastatrice, mais la plasmaphérèse combinée à d’autres traitements offre des résultats encourageants.
La méningite-artérite répondant aux stéroïdes (SRMA) dans ses formes sévères peut également bénéficier de cette technique, notamment lorsque les corticoïdes seuls ne suffisent pas.
Les intoxications graves
Certaines intoxications peuvent être traitées par plasmaphérèse, notamment :
- Intoxication aux rodenticides anticoagulants de longue durée d’action
- Certaines toxines protéiques non éliminables par dialyse classique
- Médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques
Il est bon de rappeler que certaines intoxications courantes nécessitent une prise en charge rapide et adaptée.
Plasmaphérèse chez le chat insuffisance rénale : une indication controversée
L’utilisation de la plasmaphérèse chez le chat souffrant d’insuffisance rénale reste débattue. Si elle ne remplace pas l’hémodialyse traditionnelle, elle peut être envisagée dans certains cas spécifiques :
- Glomérulonéphrite à médiation immunitaire avec présence de complexes immuns
- Insuffisance rénale aiguë associée à une intoxication
- Syndrome urémique avec accumulation de toxines protéiques
Cependant, l’hémodialyse reste le traitement de référence pour la plupart des insuffisances rénales.
Autres indications émergentes
En 2025, de nouvelles indications sont explorées :
- Hyperviscosité sanguine liée à certaines maladies oncologiques
- Sepsis sévère avec défaillance multi-organique
- Réactions transfusionnelles graves
- Certaines dermatoses bulleuses auto-immunes (pemphigus)
Le déroulement d’une séance : à quoi s’attendre ?
Avant la procédure : préparation et évaluation
Avant d’envisager une plasmaphérèse, le vétérinaire spécialisé réalise un bilan complet :
- Analyses sanguines approfondies
- Évaluation de la fonction cardiaque
- Vérification de l’état général de l’animal
- Bilan de coagulation
L’animal doit être stable sur le plan hémodynamique pour supporter la procédure. Dans certains cas, une transfusion sanguine préalable peut être nécessaire.
Durée d’une séance plasmaphérèse chien
Une séance de plasmaphérèse dure généralement entre 2 et 4 heures, selon :
- La taille de l’animal
- Le volume de plasma à échanger
- La technique utilisée
- La stabilité de l’animal pendant la procédure
La plupart des protocoles prévoient 3 à 5 séances espacées de 24 à 48 heures pour obtenir un effet thérapeutique optimal.
Le monitoring pendant la procédure
Pendant toute la durée de la plasmaphérèse, l’animal est sous surveillance constante :
- ✅ Monitoring cardiaque continu
- ✅ Mesure de la pression artérielle
- ✅ Surveillance de la température
- ✅ Contrôle de la coagulation
- ✅ Évaluation de l’état de conscience
L’animal est généralement sous sédation légère pour assurer son confort et éviter les mouvements qui pourraient déplacer les cathéters.
Hospitalisation et soins post-procédure
Après la séance, l’animal reste hospitalisé pour surveillance. Les vétérinaires vérifient :
- L’absence de saignement au niveau des points de ponction
- La stabilité des paramètres vitaux
- L’absence de réaction allergique aux produits de substitution
- La réponse clinique initiale au traitement
Éligibilité à la plasmaphérèse
Répondez à 6 questions pour savoir si la technique pourrait être discutée avec un spécialiste.
Étape 1 sur 6
Important : cet outil est indicatif et ne remplace pas un examen par un vétérinaire spécialisé.
Effets secondaires de la plasmaphérèse chez le chat et chien : les risques à connaître
Complications courantes
Bien que généralement sûre lorsqu’elle est pratiquée par des professionnels formés, la plasmaphérèse peut entraîner certains effets indésirables :
Hypotension : La manipulation de volumes sanguins importants peut provoquer une baisse de tension artérielle, nécessitant parfois l’administration de fluides ou de médicaments vasopresseurs.
Troubles de la coagulation : L’utilisation d’anticoagulants pendant la procédure peut augmenter le risque de saignement, particulièrement chez les animaux déjà thrombopéniques.
Hypocalcémie : L’anticoagulant utilisé (citrate) peut se lier au calcium et provoquer une baisse temporaire du calcium sanguin, entraînant des tremblements ou des crampes musculaires.
Réactions allergiques : Les produits de substitution (albumine, plasma) peuvent occasionnellement déclencher des réactions d’hypersensibilité.
Complications rares mais sérieuses
- Infections liées au cathéter central
- Thrombose au niveau des accès vasculaires
- Déséquilibres électrolytiques sévères
- Hypothermie due à la manipulation de fluides
Contre-indications
La plasmaphérèse n’est pas recommandée dans certaines situations :
- Instabilité hémodynamique sévère
- Troubles de coagulation non contrôlés
- Infection active non traitée
- Impossibilité d’établir un accès vasculaire adéquat
Coût de le plasmaphérèse : un investissement conséquent
Estimation des frais
Le coût d’une plasmaphérèse vétérinaire varie considérablement selon plusieurs facteurs :
| Élément | Fourchette de prix |
| Bilan pré-thérapeutique | 200 – 400 € |
| Séance de plasmaphérèse | 800 – 1 500 € |
| Hospitalisation (par jour) | 100 – 250 € |
| Médicaments associés | 50 – 200 € |
| Suivi post-traitement | 150 – 300 € |
Pour un protocole complet de 3 à 5 séances, le coût total peut facilement atteindre 4 000 à 8 000 euros, voire davantage dans certains centres ultra-spécialisés.
Facteurs influençant le prix
- La localisation géographique du centre vétérinaire
- La taille de l’animal (plus l’animal est grand, plus le volume de plasma à traiter est important)
- La complexité du cas et les comorbidités
- Le type d’équipement utilisé
- La durée d’hospitalisation nécessaire
Prise en charge par les assurances
Certaines assurances pour animaux commencent à couvrir partiellement la plasmaphérèse, mais il est essentiel de :
- Vérifier les clauses de votre contrat
- Contacter votre assureur avant d’engager le traitement
- Demander une pré-autorisation si possible
- Conserver tous les justificatifs médicaux
Plasmaphérèse vétérinaire centres spécialisés : où trouver cette expertise ?
Disponibilité plasmaphérèse vétérinaire en France
En 2025, la plasmaphérèse vétérinaire reste concentrée dans quelques centres de référence :
Centres hospitaliers universitaires vétérinaires (CHUV) : Les écoles vétérinaires de Lyon (VetAgro Sup), Maisons-Alfort (EnvA), Nantes (Oniris) et Toulouse (ENVT) disposent souvent de cet équipement.
Cliniques vétérinaires de référence : Certaines cliniques privées ultra-spécialisées, notamment en région parisienne, lyonnaise et dans le sud de la France, proposent cette technique.
CHV Frégis (Paris) ; le Centre Hospitalier Vétérinaire Frégis dispose d’une unité de thérapie extracorporelle avec plasmaphérèse pour la prise en charge des insuffisances rénales aiguës et certaines maladies auto-immunes.
Clinique vétérinaire Saint-Antoine (Marck, près de Calais). Cette clinique est pionnière en France dans l’utilisation de la plasmaphérèse chez le chien, particulièrement utile lors de cas de cancer et leishmaniose
Voici une vidéo de chien soigné pour tétanos par plasmaphérèse au sein de la clinique Saint – Antoine
Clinique vétérinaire Hopia (Versailles/Guyancourt). Propose l’hémodialyse et la plasmaphérèse dans le cadre de l’Epuration Extra-Rénale (EER) pour traiter chiens et chats.
Univet Karukera (Aix-en-Provence). Centre de dialyse pour animaux de compagnie situé à la clinique d’Univet Karukera
Dialys (L’Union, près de Toulouse).Premier centre de dialyse vétérinaire du Sud-Ouest, entièrement dédié à la dialyse des animaux de compagnie avec des thérapies d’épuration extra-rénales.
Centres d’urgence vétérinaire : Quelques structures d’urgence 24h/24 équipées pour les soins intensifs ont investi dans cette technologie.
En Belgique
Clinique Vétérinaire Universitaire de l’ULiège
Depuis fin 2023, la CVU propose un ensemble de thérapies extracorporelles incluant l’hémodialyse, la plasmaphérèse et l’hémoperfusion – des traitements uniques en Belgique et rares dans les régions européennes limitrophe
Téléphone : 04 366 41 03
Comment trouver le bon centre ?
Pour localiser un centre proposant la plasmaphérèse :
- Demandez à votre vétérinaire traitant de vous orienter vers un spécialiste
- Contactez les écoles vétérinaires de votre région
- Consultez les annuaires spécialisés des services de médecine interne vétérinaire
- Vérifiez l’expérience du centre avec cette technique spécifique
N’hésitez pas à visiter des ressources vétérinaires fiables pour obtenir des conseils professionnels adaptés.
Plasmaphérèse vétérinaire : formation spécialisée
La pratique de la plasmaphérèse nécessite une formation spécifique :
- Diplômes de spécialisation en médecine interne vétérinaire
- Formations continues sur les techniques d’aphérèse
- Expérience en soins intensifs et gestion des urgences
- Maîtrise des accès vasculaires centraux
Seuls les vétérinaires ayant suivi ces formations devraient pratiquer cette technique complexe.
Pronostic après plasmaphérèse chien : quels résultats espérer ?
Les résultats varient considérablement selon la maladie traitée :
Anémie hémolytique à médiation immunitaire :
- Taux de réponse positive : 60-80%
- Amélioration souvent visible dans les 48-72 heures
- Nécessité fréquente de traitements d’entretien
Myasthénie grave :
- Amélioration rapide de la force musculaire chez 70-85% des patients
- Effet temporaire nécessitant d’autres traitements à long terme
- Peut permettre d’éviter une crise myasthénique fatale
Polyradiculonévrite :
- Résultats variables, amélioration dans 50-70% des cas
- Récupération souvent partielle et progressive
- Meilleurs résultats lorsque le traitement est initié précocement
Facteurs pronostiques
Plusieurs éléments influencent le succès du traitement :
✨ Précocité du traitement : Plus la plasmaphérèse est initiée tôt, meilleurs sont les résultats
✨ Gravité initiale : Les cas modérés répondent généralement mieux que les formes fulminantes
✨ Réponse aux premiers traitements : Une amélioration après la première séance est de bon augure
✨ Comorbidités : La présence d’autres maladies peut compliquer le pronostic
✨ Compliance au traitement : Le suivi rigoureux du protocole est essentiel
Suivi à long terme
Après une plasmaphérèse réussie, un suivi régulier est indispensable :
- Consultations de contrôle toutes les 2-4 semaines initialement
- Analyses sanguines régulières
- Ajustement progressif des traitements immunosuppresseurs
- Surveillance des rechutes possibles
Certains animaux nécessitent un traitement d’entretien à vie, tandis que d’autres peuvent être sevrés progressivement des médicaments.
Témoignages et cas cliniques : la plasmaphérèse en action
L’histoire de Lola, une chienne sauvée in extremis
Lola, une Golden Retriever de 5 ans, a développé une anémie hémolytique foudroyante. Malgré des doses massives de corticoïdes et deux transfusions sanguines, son état continuait de se dégrader. Son hématocrite était tombé à 12%, et elle refusait de s’alimenter.
Transférée en urgence dans un centre spécialisé, Luna a bénéficié de quatre séances de plasmaphérèse sur une semaine. Dès la deuxième séance, une amélioration notable était visible. Aujourd’hui, deux ans plus tard, Luna mène une vie normale sous faible dose de traitement immunosuppresseur. Sa propriétaire témoigne : « Sans la plasmaphérèse, nous aurions perdu Luna. Cette technique lui a littéralement sauvé la vie. »
Félix, un chat atteint de myasthénie grave
Félix, un chat européen de 8 ans, présentait une faiblesse musculaire progressive. Le diagnostic de myasthénie grave a été posé après des examens approfondis. Malgré le traitement médicamenteux, Félix développait des difficultés respiratoires inquiétantes.
Trois séances de plasmaphérèse ont permis de retirer les anticorps pathologiques et d’améliorer rapidement sa fonction musculaire. Combinée à un traitement immunosuppresseur ajusté, cette approche a permis à Félix de retrouver une qualité de vie acceptable.
Ces histoires rappellent l’importance de consulter rapidement un vétérinaire lorsque des symptômes inhabituels apparaissent, car un diagnostic précoce améliore considérablement le pronostic.
Questions fréquentes des propriétaires au sujet de la plasmaphérèse chez le chien et le chat
Mon animal souffrira-t-il pendant la procédure ?
Non, l’animal est sous sédation et ne ressent pas de douleur pendant la plasmaphérèse. Le confort de votre compagnon est une priorité absolue pour l’équipe vétérinaire.
Combien de temps dure l’amélioration ?
L’effet de la plasmaphérèse est temporaire car l’organisme continue à produire de nouveaux anticorps. C’est pourquoi elle doit être associée à des traitements immunosuppresseurs à plus long terme. L’amélioration initiale peut durer de quelques jours à plusieurs semaines.
Peut-on répéter les séances si nécessaire ?
Oui, certains animaux bénéficient de séances d’entretien espacées (tous les mois ou tous les trimestres) si leur maladie est chronique et réfractaire aux autres traitements.
Y a-t-il des précautions particulières après le traitement ?
Après une plasmaphérèse, il est recommandé de :
- Limiter l’activité physique pendant 24-48 heures
- Surveiller les points de ponction
- Administrer rigoureusement les médicaments prescrits
- Signaler tout changement de comportement au vétérinaire
Mon assurance couvrira-t-elle les frais ?
Cela dépend de votre contrat d’assurance. Les polices haut de gamme incluent parfois ce type de traitement spécialisé, mais il est impératif de vérifier avant d’engager les frais.
L’avenir de la plasmaphérèse vétérinaire : perspectives 2025 et au-delà
Les équipements de plasmaphérèse deviennent progressivement plus compacts et accessibles. Des machines de nouvelle génération, spécifiquement adaptées aux petits animaux, commencent à apparaître sur le marché vétérinaire.
Recherche et nouvelles indications
La recherche vétérinaire explore activement de nouvelles applications :
- Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin sévères
- Certains cancers avec syndromes paranéoplasiques
- Maladies hépatiques à composante immunitaire
- Dermatoses bulleuses réfractaires
Démocratisation de la technique
Avec l’augmentation du nombre de centres équipés et la formation de davantage de vétérinaires spécialisés, la plasmaphérèse chez le chien et le chat devrait devenir plus accessible géographiquement dans les années à venir.
L’amélioration des technologies et l’augmentation du nombre de praticiens formés pourraient progressivement contribuer à une baisse des coûts, rendant cette technique plus abordable pour un plus grand nombre de propriétaires.
Plasmaphérèse et traitement immunitaire : une approche intégrée
La plasmaphérèse ne doit jamais être considérée isolément. Elle s’inscrit dans une stratégie thérapeutique globale incluant :
- Immunosuppresseurs systémiques
- Support nutritionnel adapté
- Gestion des complications
- Suivi régulier et ajustements thérapeutiques
Le rôle du vétérinaire traitant
Même si la plasmaphérèse est réalisée dans un centre spécialisé, votre vétérinaire traitant joue un rôle crucial dans :
- L’identification précoce des signes d’alerte
- L’orientation vers le spécialiste approprié
- Le suivi à long terme après le traitement
- La coordination des soins
Maintenir une communication ouverte entre tous les intervenants est essentiel pour optimiser les résultats. D’ailleurs, la communication entre vétérinaires et propriétaires est fondamentale pour le bien-être animal.
Conseils pratiques pour les propriétaires
Avant de décider
Si votre vétérinaire évoque la plasmaphérèse, posez-vous ces questions :
- Quelles sont les alternatives disponibles ?
- Quel est le pronostic avec et sans ce traitement ?
- Quels sont les coûts totaux estimés ?
- Quelle sera la qualité de vie de mon animal après le traitement ?
- Suis-je prêt à assumer le suivi à long terme ?
Préparer votre animal
Si la décision est prise de procéder à la plasmaphérèse :
- Assurez-vous que votre animal est à jour de ses vaccinations
- Préparez un historique médical complet
- Organisez votre emploi du temps pour les visites de suivi
- Prévoyez un espace calme pour la convalescence à domicile
Soutien émotionnel
Face à une maladie grave nécessitant un traitement aussi spécialisé, n’oubliez pas de :
- Prendre soin de votre propre santé mentale
- Rejoindre des groupes de soutien pour propriétaires d’animaux malades
- Communiquer ouvertement avec l’équipe vétérinaire
- Célébrer chaque petite victoire dans le processus de guérison
Parfois, les animaux nous enseignent la résilience !
Quand dire stop ?
La décision de poursuivre ou non un traitement aussi intensif que la plasmaphérèse soulève des questions éthiques importantes :
- La qualité de vie : Le traitement permettra-t-il à l’animal de retrouver une vie confortable ?
- La souffrance : Les bénéfices justifient-ils les contraintes et le stress imposés ?
- Les ressources : Dispose-t-on des moyens financiers et du temps nécessaires ?
- Le pronostic réaliste : Quelles sont réellement les chances de succès ?
Le dialogue avec le vétérinaire
Une communication honnête avec votre vétérinaire est essentielle. N’hésitez pas à :
- Exprimer vos craintes et vos limites
- Demander des explications claires sur le pronostic
- Discuter des options de soins palliatifs si approprié
- Solliciter un second avis si nécessaire
Respecter ses limites
Il est important de reconnaître que chaque situation est unique. Ce qui est possible pour un propriétaire ne l’est pas forcément pour un autre, et cela ne fait de personne un mauvais gardien d’animal.
La plasmaphérèse chez le chien et le chat : un outil précieux mais spécialisé
La plasmaphérèse thérapeutique représente en 2025 une avancée majeure dans l’arsenal thérapeutique vétérinaire. Cette technique sophistiquée offre une lueur d’espoir pour des animaux atteints de maladies graves, notamment auto-immunes, qui ne répondent pas aux traitements conventionnels.
Un message d’espoir
La médecine vétérinaire progresse chaque année, offrant des solutions toujours plus sophistiquées pour nos compagnons. La plasmaphérèse illustre parfaitement cette évolution, apportant une réponse là où il n’y en avait parfois aucune il y a quelques années.
Que vous choisissiez ou non cette voie thérapeutique, l’essentiel est de prendre la meilleure décision pour votre animal, en tenant compte de sa qualité de vie, de son bien-être et de vos propres capacités à l’accompagner dans ce parcours.
Pour plus d’informations et de conseils vétérinaires fiables, n’hésitez pas à consulter régulièrement des ressources professionnelles et à maintenir un dialogue ouvert avec votre équipe vétérinaire.
| Points clés à retenir La plasmaphérèse est une technique d’épuration sanguine qui permet d’éliminer les anticorps pathologiques et les substances toxiques du plasma Les indications principales incluent les maladies auto-immunes, certaines intoxications graves, et des troubles neurologiques spécifiques Le coût et la disponibilité restent limités : cette procédure n’est accessible que dans des centres vétérinaires spécialisés Les résultats peuvent être spectaculaires pour certaines pathologies résistantes aux traitements conventionnels La plasmaphérèse s’inscrit dans une stratégie thérapeutique globale et nécessite souvent d’être combinée à d’autres traitements. |



