Connaissez vous la Dirofilariose? Attention si vous allez dans le bassin méditérrannéen

Propriétaires de chiens et chats, si vous vivez ou que vous vous rendez dans le Sud‑Est de la France (bassin méditerranéen) ou dans d’autres régions d’Europe désormais touchées, alors vous êtes concernés par cet article consacré à la dirofilariose.

La dirofilariose est une maladie transmise par certains moustiques femelles (Culex pipiens, Aedes albopictus et d’autres espèces) dans les zones tempérées et chaudes. En piquant l’animal, le moustique inocule des « larves de vers » qui vont pénétrer dans la peau, passer dans la circulation sanguine, puis migrer vers le cœur et les artères pulmonaires.

C’est pour cette raison que l’on appelle cette maladie : « la maladie des vers du cœur ».

Réponse rapide sur la dirofilariose

La dirofilariose, aussi appelée “maladie des vers du cœur”, est une maladie parasitaire causée par un ver rond microscopique, Dirofilaria immitis, transmis exclusivement par la piqûre de certains moustiques. Une fois inoculées sous la peau, les larves migrent progressivement dans l’organisme jusqu’au cœur droit et aux artères pulmonaires, où elles peuvent atteindre 25 à 30 cm de long à l’âge adulte. Le chien est l’hôte naturel principal, mais la maladie peut aussi toucher le chat, le furet et, plus rarement, l’être humain. Sans prévention, un chien exposé aux moustiques en zone à risque peut héberger plusieurs dizaines de vers simultanément, sans présenter le moindre symptôme pendant des mois. C’est cette longue période silencieuse qui rend la maladie particulièrement insidieuse.

Sachez aussi que, dans ces régions, un autre type de moustique (phlébotome) transmet une autre maladie redoutable : la leishmaniose du chien.

Qu’est‑ce que la dirofilariose ?

La dirofilariose est une parasitose due à un ver rond (nématode) appelé Dirofilaria immitis. Les vers adultes vivent dans le cœur droit et surtout dans les artères pulmonaires. Les femelles produisent des larves, appelées microfilaires, qui circulent dans le sang.

Ces microfilaires sont aspirées par les moustiques lors d’un repas sanguin, se développent chez le moustique, puis sont réinjectées à un nouvel hôte lors d’une piqûre.

La dirofilariose est une zoonose : cela signifie qu’elle peut toucher les animaux (chien, chat, furet, renard, cheval…) et l’être humain, même si les cas humains restent rares en Europe et souvent liés à des nodules pulmonaires ou cutanés

Répartition géographique de la dirofilariose

Carte de l’Europe montrant la répartition géographique de la dirofilariose avec des zones colorées selon les régions concernées.
Répartition géographique de la dirofilariose en Europe.

Les zones historiquement touchées

L’ensemble du pourtour méditerranéen est concerné par cette maladie.

Parmi les zones classiques d’endémie :

– Nord et centre de l’Italie

– Sud‑Est de la France + Corse

– Espagne : sud + îles Baléares et Canaries

– Portugal

-Grèce

– Pays des Balkans

– Certains États des États‑Unis (en particulier sud et est)

On observe également des cas en Afrique du Nord et au Moyen‑Orient.

Extension vers le nord avec le climat

Depuis une quinzaine d’années, on constate une progression de la dirofilariose vers des régions plus au nord, notamment en Europe centrale et parfois dans des zones auparavant considérées comme indemnes.

Des cas autochtones sont rapportés dans certains pays d’Europe centrale (Allemagne, Hongrie, Suisse, Autriche, République tchèque…).

Des cas sont détectés dans des départements français plus septentrionaux, parfois liés à des chiens ayant voyagé, mais de plus en plus souvent autochtones.

Le changement climatique prolonge la saison d’activité des moustiques et augmente la zone de répartition possible des vecteurs (dont Aedes albopictus, le fameux moustique tigre).

En résumé : la dirofilariose n’est plus seulement une maladie “de vacances au bord de la Méditerranée”, elle devient un risque à prendre au sérieux dans une grande partie de l’Europe.

Le cycle de Dirofilaria immitis

Voici le ver responsable de cette maladie : *Dirofilaria immitis*.

dirofilariose adulte,ver du coeur

Pour bien comprendre la prévention et le traitement, il est utile de visualiser son cycle :

cycle dirofilariose chez le chien

1. Un moustique infecté par les larves L3 pique un chien (ou plus rarement un chat ou un humain).

2. Les larves L3 traversent la peau, les muscles, puis migrent dans la circulation sanguine vers le cœur et les artères pulmonaires.

3. Il faut environ 5 à 7 mois pour que ces larves deviennent des vers adultes capables de se reproduire.

4. Les femelles adultes produisent des larves (microfilaires) qui se retrouvent dans la circulation sanguine.

5. Un moustique pique ce chien infesté, aspire du sang contenant des microfilaires.

6. Ces microfilaires se développent dans le moustique en L1, puis L2, puis L3.

7. Les larves L3 migrent dans les glandes salivaires du moustique.

8. Lors d’une nouvelle piqûre, le moustique inocule ces larves L3 à un autre animal, et le cycle recommence.

La période d’incubation silencieuse

Après la piqûre par un moustique infecté, les larves L3 vont migrer et mûrir dans l’organisme du chien pendant plusieurs mois avant de devenir des vers adultes capables de se reproduire.
Pendant toute cette phase, le chien est infecté, mais :

  • il n’a en général aucun symptôme clinique visible ;
  • les tests antigéniques classiques peuvent rester négatifs tant qu’il n’y a pas suffisamment de femelles adultes matures ;
  • le propriétaire a donc l’impression d’avoir un chien “en parfaite santé”.

On parle de :

  • période prépatente : du moment de l’infection jusqu’au moment où les adultes commencent à produire des microfilaires (en gros 6–7 mois chez le chien) ;
  • et, dans le langage courant, de “période d’incubation silencieuse”, car la maladie se met en place sans rien montrer à l’extérieur.

C’est effectivement ce qu’on appelle les porteurs asymptomatiques, mais avec une connotation temporelle : c’est la phase “incubation”, avant les signes.C’est pour cela que la prévention régulière et les tests de dépistage sont indispensables, même en l’absence de symptômes.

Anecdote : chez le chien, certains vers adultes peuvent vivre plusieurs années dans les artères pulmonaires, d’où l’importance de la prévention plutôt que d’attendre l’installation d’une infestation chronique

Les signes cliniques de la dirofilariose

Les symptômes sont essentiellement ceux d’une insuffisance cardiaque et respiratoire.

  • Fatigue à l’effort (intolérance à l’exercice, l’animal est plus vite essoufflé)
  • Toux chronique, difficultés respiratoires.
  • Perte de poids, amaigrissement.
  • Intolérance à la chaleur, abattement.
  • Dans les cas graves : ascite, syncope, signes d’insuffisance cardiaque droite.

On peut aussi observer :

  • Des troubles rénaux (insuffisance rénale secondaire).
  • Des risques de thromboses (embols) lors de la mort des parasites
  • Des décès brutaux dans les formes hyper‑infestées (syndrome de la veiEt si mon chien ne présente aucun symptôme ?ne cave)

Et si mon chien ne présente aucun symptôme ?

Période silencieuse et portage asymptomatique

La dirofilariose peut évoluer pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sans que l’animal ne présente le moindre signe visible. Entre la piqûre infectante et l’apparition des premiers symptômes, il faut compter au minimum cinq à sept mois, le temps que les larves atteignent le stade adulte. Pendant toute cette période, le chien est porteur sans le savoir. C’est pourquoi un animal qui semble en bonne santé peut être diagnostiqué positif lors d’un bilan sanguin de routine. Ce portage asymptomatique est particulièrement fréquent chez les chiens adoptés dans des pays endémiques ou revenant de séjours prolongés en zone à risque.

Chez le chat, la dirofilariose existe aussi, souvent avec peu de vers mais des signes respiratoires parfois spectaculaires, pouvant mimer un asthme félin.

Comment diagnostiquer la dirofilariose ?

Examens classiques –

Tests antigéniques sur sang : petites “cassettes” rapides disponibles chez le vétérinaire, très pratiques pour un diagnostic immédiat chez le chien. Ils détectent des antigènes produits par les femelles adultes ( ne diagnostique que la présence des vers adultes pas les formes larvaires )

Frottis sanguin / tests de concentration (Knott, filtres) : permettent de visualiser les microfilaires, mais leur interprétation n’est pas toujours simple.

Radiographie thoracique et échocardiographie : mettent en évidence les lésions typiques d’hypertension pulmonaire, de dilatation du cœur droit et des artères pulmonaires, voire parfois les vers eux‑mêmes.

Évolutions récentes du diagnostic

Les recommandations récentes insistent sur :

  • Le dépistage régulier des chiens vivant ou voyageant en zone à risque (au moins une fois par an)
  • L’utilisation combinée : – d’un test antigénique + d’une recherche de microfilaires (test de concentration)
  • si besoin, d’imagerie (radio/écho) pour évaluer la gravité avant traitement

Chez le chat, l’association d’un test antigénique, d’un test d’anticorps et de l’imagerie est particulièrement recommandée, car le diagnostic est plus difficile.

Traitement de la dirofilariose chez le chien

Il y a deux types de traitement :

  • Un traitement visant les **vers adultes** (macrofilaricides).
  • Un traitement visant les **formes larvaires / microfilaires** (microfilaricides).

Ce sont deux protocoles différents, que l’on associe souvent de façon raisonnée.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ces traitements sont possibles, mais complexes, et qu’ils nécessitent un suivi strict par votre vétérinaire. Les effets secondaires possibles (choc anaphylactique, embolies pulmonaires liées à la mort des vers) ne sont pas rares.

Il doit y avoir un dialogue clair et franc entre le propriétaire et le vétérinaire, car les bénéfices et les risques des traitements doivent être bien expliqués et acceptés par le propriétaire.

En cas d’infestation massive (syndrome de la veine cave), seule la chirurgie (extraction des vers par voie jugulaire) peut parfois sauver l’animal.

Protocole “standard” avec adulticide (mélarsomine – IMMITICIDE*)

Les recommandations internationales actuelles (American Heartworm Society, ESDA) privilégient un protocole dit en 3 injections de mélarsomine dihydrochloride (IMMITICIDE*, laboratoire Merial/BI), associé à un traitement par lactone macrocyclique et doxycycline.

Schématiquement :

  • 1. Démarrer un traitement mensuel avec une lactone macrocyclique (ivermectine, milbémycine oxime – MILBEMAX*, moxidectine ou sélamectine) pour éliminer les larves et réduire la microfilaremie
  • 2. Administrer de la doxycycline (10 mg/kg, 2 fois par jour) pendant 4 semaines, afin de cibler la bactérie endosymbiote Wolbachia qui vit dans les dirofilaires et augmente l’inflammation lors de leur mort.
  • 3. Puis injections de mélarsomine : – 1 injection (dose adulticide de base), – suivie, un mois plus tard, de 2 injections à 24 heures d’intervalle.

Ce protocole “en escalier” permet de tuer progressivement les vers adultes et de limiter la gravité des embolies pulmonaires.

Très important : repos strict du chien pendant toute la durée du traitement et plusieurs semaines après la dernière injection.

Protocole “slow‑kill” (mort lente des vers adultes)

Un protocole dit “slow‑kill” consiste à utiliser des lactones macrocycliques (ivermectine, milbémycine, moxidectine…) à intervalles réguliers, associées à la doxycycline, pour affaiblir progressivement les vers adultes et réduire la charge parasitaire.

Exemple de schéma (à adapter par le vétérinaire) :

  • J0 : administrer une lactone macrocyclique
  • J1 à J30 : doxycycline 10 mg/kg 2 fois par jour.
  • J30 : nouvelle dose de lactone macrocyclique.
  • J60 : lactone macrocyclique.
  • J90 : lactone macrocyclique + reprise doxycycline 1 mois.
  • Puis lactone macrocyclique à intervalles réguliers pendant environ 1 an, avec contrôles réguliers.

Ce protocole peut être intéressant chez certains chiens quand l’adulticide n’est pas possible (indisponibilité du produit, risque anesthésique, comorbidités), mais il n’est pas considéré comme le “gold standard” car :

  • il laisse le temps aux vers de continuer à provoquer des lésions pulmonaires
  • il peut favoriser le développement de résistances
  • la durée du traitement est longue.

Il doit donc être réservé à des situations bien discutées entre le vétérinaire et le propriétaire, après évaluation du risque.

Infographie montrant la prévention de la dirofilariose chez le chien avec protection contre les moustiques et traitement curatif des vers.
Prévention et traitement de la dirofilariose chez le chien.

Prévention de la dirofilariose

C’est la partie la plus intéressante pour vous, car la prévention est beaucoup plus sûre que le traitement curatif !

Traitement préventif antiparasitaire

Il existe des traitements préventifs à base de lactones macrocycliques, à donner :

  • soit une fois par mois (comprimés ou pipettes),
  • soit sous forme d’injection à action prolongée (moxidectine injectable à libération prolongée dans certains pays).

Exemples de molécules :

  • Milbémycine oxime (MILBEMAX* comprimés, souvent associée au praziquantel).
  • Ivermectine (spécialités diverses selon les pays).
  • Moxidectine (spot‑on ou comprimé, parfois en association avec d’autres molécules)
  • Sélamectine (spot‑on)

Molécule (famille)Nom(s) commercial(aux) principauxEspèce / indication courante petits animauxForme pharmaceutiquePays (FR / BE)
Milbémycine oxime + praziquantelMILBEMAX* (Elanco)Chien, chat – vermifuge large spectre + prévention dirofilariose (zones à risque)ComprimésFrance, Belgique
Milbémycine oxime + praziquantelMILPRO* (Virbac)Chien, chat – vermifuge + prévention dirofilariose (selon protocole)ComprimésFrance, Belgique
Milbémycine oxime + praziquantelMilbemycin oxime / Praziquantel Chew Alfamed*Chien – vermifuge large spectre, comprimés appétentsComprimés masticablesFrance, Belgique (AMM européenne)
IvermectineIVOMEC* (et génériques)Surtout ruminants/chevaux ; usage hors AMM possible chez le chien (protocole spécifique, prudence MDR1)Solution injectable 1%, pâte orale, etc.France, Belgique
Moxidectine + imidacloprideADVOCATE* (ou génériques type PRINOVOX*)Chien, chat, furet – prévention dirofilariose, prévention/vermine intestinale et parasites externes selon espèceSpot‑on (pipettes)France, Belgique
Moxidectine (autres spécialités)Diverses spécialités à base de moxidectine (souvent ruminants/chevaux)Indications surtout grands animaux, parfois formulations chiens selon AMM localeInjectable, spot‑on, etc.France, Belgique (à vérifier fiche produit)
SélamectineSTRONGHOLD*Chien, chat – prévention dirofilariose (zones endémiques), puces, certains parasites internes/externesSpot‑on (pipettes)France, Belgique
SélamectineSELAMES* (générique de sélamectine)Chat, petit chien (jusqu’à 2,5 kg) – indications similaires à STRONGHOLD* selon AMMSpot‑on (pipettes)France, Belgique

Comment choisir en pratique ?
En zone à risque de dirofilariose, on privilégie généralement une lactone macrocyclique spécifiquement autorisée chez le chien ou le chat (milbémycine, moxidectine, sélamectine) en respectant l’AMM et le calendrier de prévention proposé par ton vétérinaire. Les spécialités à base d’ivermectine pour ruminants ou chevaux ne doivent être utilisées qu’avec beaucoup de prudence, et uniquement sous contrôle vétérinaire, en particulier chez les races sensibles au gène MDR1.

Quand commencer et arrêter la prévention ?

– Pour un chien vivant en permanence dans une zone à risque : la prévention est généralement recommandée toute l’année ou au minimum pendant toute la période d’activité des moustiques (durée variable selon les pays).

– Pour un chien résidant dans une région peu à risque et partant en vacances en zone endémique :

  • commencer le traitement préventif 15 jours à 1 mois avant le départ, – poursuivre pendant toute la durée du séjour,
  • continuer 2 à 3 mois après le retour*(temps nécessaire pour que les larves éventuellement transmises atteignent le stade sensible au produit).

Mesures anti‑moustiques

En plus du traitement médicamenteux, il est conseillé :

  • De mettre un collier de type SCALIBOR* (à poser 10–15 jours avant le départ, protection ~5–6 mois selon les notices).
collier scalibor prevention dirofilariose
COLLIER SCALIBOR
  • -utiliser des pipettes répulsives (ADVANTIX*, VECTRA 3D*, etc.) si le collier n’est pas adapté.
  • éviter de laisser le chien à l’extérieur au crépuscule dans les zones très infestées
  • utiliser des moustiquaires ou ventilateurs dans les maisons en zone tropicale.

Exemple pratique (conseil au propriétaire)

Si vous habitez dans une région à risque ou si vous vous rendez avec votre compagnon dans ces zones :

  • 1. Mettre un collier SCALIBOR* 10 à 15 jours avant le départ ou à partir d’avril (protection de 5 à 6 mois)
  • 2. Donner un comprimé de MILBEMAX* ou autre spécialité équivalente à base de milbémycine, **1 fois par mois**, en fonction du poids
  • 3. Commencer la prévention 15 jours à 1 mois avant le départ ou la saison des moustiques, et poursuivre 2 à 3 mois après la fin d’exposition.
  • 4 Discuter avec votre vétérinaire de la possibilité d’une injection de moxidectine à libération prolongée si disponible dans votre pays.

En associant ces mesures, vous offrez une protection très complète à votre chien contre la dirofilariose et d’autres maladies transmises par les moustiques.

Dirofilariose chez le chat, le furet et l’homme

Le chat

– Le chat est plus résistant que le chien, mais peut développer une forme respiratoire appelée parfois “HARD” (Heartworm Associated Respiratory Disease).

– Le nombre de vers est souvent faible, mais les réactions inflammatoires peuvent être importantes.

– Le diagnostic s’appuie sur les signes respiratoires, l’échographie, les tests antigéniques et surtout d’anticorps.

– Il n’y a pas de traitement adulticide homologué chez le chat : la prise en charge est surtout médicale (corticothérapie, bronchodilatateurs, etc.) et, dans certains cas, extraction chirurgicale des vers.

-La prévention mensuelle par macrocycliques (comme chez le chien) est fortement recommandée en zone à risque.

Le furet

Très proche du chien sur ce plan, peut développer des formes graves avec peu de vers. La prévention est donc également recommandée dans les zones endémiques, via des macrocycliques à la posologie adaptée.

L’homme

La dirofilariose humaine reste rare, mais des cas pulmonaires (nodules parfois pris à tort pour une tumeur) ou sous‑cutanés sont décrits, surtout avec *D. repens* en Europe et *D. immitis* en Amérique.

Il n’existe pas de recommandation de traitement préventif systématique chez l’homme ; la meilleure prévention reste de protéger les chiens, principaux réservoirs, et de limiter les piqûres de moustiques.

Risque zoonotique : ce que cela signifie concrètement pour les propriétaires

Lorsqu’un chien est diagnostiqué positif à la dirofilariose, les membres du foyer ne courent pas de risque de contamination directe par l’animal : la maladie ne se transmet pas par contact, par la salive ou par les selles. La seule voie de transmission à l’homme est la piqûre d’un moustique porteur de larves infectantes. Les cas humains en Europe restent rares et se manifestent le plus souvent par un nodule pulmonaire ou sous-cutané, parfois confondu avec une tumeur à l’imagerie. Protéger son chien par une prévention efficace contribue indirectement à réduire le risque humain, en limitant le nombre d’animaux réservoirs dans l’environnement.

Infographie dirofilariose

Infographie sur la dirofilariose chez le chien montrant le cycle d’infection, la transmission par les moustiques et les mesures de prévention.
Infographie expliquant la dirofilariose et la prévention des vers du cœur.

Que retenir en tant que propriétaire de la dirofilariose ?

La dirofilariose est une maladie grave mais évitable, due à un ver transmis par les moustiques.

Elle touche aujourd’hui une grande partie de l’Europe, avec une extension liée aux voyages et au climat.

Les signes sont essentiellement cardiaques et respiratoires.

Le traitement curatif existe, mais il est long, coûteux et comporte des risques.

La prévention par des comprimés/pipettes/injections, associée à des mesures anti‑moustiques, est simple, efficace et beaucoup plus sûre

Si vous avez prévu un séjour en zone à risque ou si vous vivez déjà dans une région concernée, parlez‑en avec votre vétérinaire : il adaptera le protocole de prévention le plus indiqué pour votre animal.

La prévention vaut toujours mieux que le curatif !

FAQ sur la dirofilariose fu chien

Mon chien est positif mais n’a aucun symptôme : faut-il le traiter quand même ?

Oui, un chien positif doit être pris en charge, même s’il n’a aucun symptôme, mais la façon de le traiter se décide au cas par cas avec votre vétérinaire.
Mais avant de lancer un traitement adulticide lourd, les recommandations récentes insistent sur la confirmation du diagnostic chez un chien asymptomatique :
refaire ou confirmer le test antigénique,
rechercher des microfilaires (test de concentration),
faire des radiographies thoraciques et/ou une échocardiographie pour évaluer les lésions cardiorespiratoires.
Cela permet de ne pas traiter à tort un “faux positif” et d’adapter la stratégie au stade réel de la maladie.

Mon chien est sous traitement préventif antiparasitaire : dois-je quand même faire un test de dépistage ?

Oui, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage de la dirofilariose de façon périodique en zone à risque, même si un traitement préventif est administré régulièrement. Cela permet de vérifier que la prévention a bien couvert toutes les périodes d’exposition (pas d’oubli, pas de retard, pas de vomissement après prise, etc.). En cas de voyage fréquent dans des zones endémiques, beaucoup de vétérinaires conseillent un dépistage annuel, parfois combiné avec d’autres tests (maladies transmises par les tiques, par exemple)

Mon chien n’a jamais voyagé au bord de la Méditerranée : doit-il quand même être dépisté ?

Aujourd’hui, la dirofilariose ne se limite plus aux zones méditerranéennes : avec le changement climatique et les déplacements d’animaux, des cas autochtones sont décrits dans des régions plus au nord. Si vous vivez dans une zone où le moustique tigre et d’autres vecteurs sont implantés, ou si des cas ont été signalés dans votre région, un dépistage périodique est pertinent. Votre vétérinaire connaît la situation épidémiologique locale et pourra vous conseiller sur la fréquence des tests et la nécessité d’une prévention.

La dirofilariose du chien est-elle contagieuse pour l’homme ou les autres animaux ?

Le chien infesté ne contamine pas directement l’homme ou les autres animaux par contact, salive ou cohabitation. Le moustique est un vecteur indispensable : il doit piquer un chien porteur de microfilaires, puis un autre hôte. L’être humain peut être infecté à titre exceptionnel (cas de nodules pulmonaires ou sous-cutanés), mais le meilleur moyen de limiter ce risque reste de contrôler la dirofilariose chez les chiens et de réduire les piqûres de moustiques.

La dirofilariose est-elle mortelle ?

Sans prise en charge, la dirofilariose peut évoluer vers une insuffisance cardiaque grave, une hypertension pulmonaire sévère et des embolies dues à la mort des vers, pouvant entraîner le décès du chien. Même avec traitement, le risque zéro n’existe pas, car la destruction des vers peut provoquer des complications pulmonaires. C’est pour cette raison que les recommandations modernes insistent autant sur la prévention et les protocoles de traitement très encadrés (repos strict, suivi rapproché).

Références
ESDA – Guidelines for Clinical Management of Canine Heartworm Disease.
American Heartworm Society – Canine Heartworm Guidelines 2024.
Études récentes sur la distribution et le risque mensuel de dirofilariose en Europe (climat et expansion vers le nord).

 

 Article remis à jour en mars 2026

26 commentaires

  1. Bonjour,
    Merci pour ces explications,
    Je suis une association de protection animale,
    j’accueille demain une chienne arrivant de Corse positive à
    La dirofilariose.
    J’aurai aimé avoir votre point de vue sur le traitement
    À faire pratiquer sur elle, bien que mon vétérinaire
    Va la prendre en charge, un autre avis ne nuit pas
    C’est une chienne de 3/4 ans de race labrador
    Mon véto m’a parlé d’une procédure différente
    Concernant l’éradication de ces parasites, si
    Vous voulez bien me donner votre avis ??
    En vous remerciant
    Sauvonsles@hotmail.fr
    Domi ASL TOULON

    • Bonjour ,

      Le traitement contre la dirofilariose n’est à entreprendre que si la vie de l’animal est en danger. En revanche, il est conseillé de ne pas traiter spÈcifiquement un chien si celui-ci supporte bien la filariose et s’il peut rester au repos. Un traitement hygiénique et une surveillance
      peuvent suffire.

      Le traitement spécifique comporte deux types : 1)contre les adultes (traitement macrofilaricide) 2) contre les microfilaires (traitement microfilaricide) trois à quatre semaines plus tard.

      Attention , le traitement contre les adultes ne doit être entrepris que sur un animal restant au repos absolu.!!!( la raison est expliquée dans l’article)

      Mais votre vétérinaire va vous expliquer tout cela , pour ma part je vais faire un article dans peu de temps dans mon blog sur ce thème ou pourquoi pas un petit guide.

      je vous remercie pour votre commentaire et je vous dis à bientôt

      Cordialement

      Patrick N.

      • Bonjour Patrick,

        je suis l’association qui vous a posé un commentaire ci-dessus “ASL” le 26 avril, je tenais à vous faire part de mon expérience au sujet de cette maladie, j’ai traité Argane selon le protocole je dirai classique, après analyse de sang d’Argane, elle s’est avérée “faiblement positive”,
        donc je lui ai donné 3 semaines d’aspirine (250 mg/jour) ensuite le vétérinaire a fait 2 jours consécutifs une injection “d’Immiticide”, j’ai redonné 2 semaines d’aspirine puis 1 semaine plus tard 1 MILBEMAX, et tous les 10 jours pendant 1 mois un autre Milbemax soit 4 en tout;

        A noter que l’Immiticide tue les vers adultes et le Milbémax les larves.

        Le vétérinaire a attendu encore 3 semaines et lui fait une prise de sang pour être sûr que les vers avaient été éradiqués et le résultat est revenu NEGATIF !!
        A noter que la chienne (Une labrador) était vive et qu’elle a juste été un peu fatiguée à la suite des 2 injections, elle a gardé sa nature vive tout le temps, bien sûr je l’ai gardée en observation pendant les 10 jours qui ont suivis les 2 injections histoire d’être sûre qu’il ne lui arriverai rien (choc anaphylactique ou embolie) et tout s’est très bien passé,
        je viens de lui trouver une gentille famille et elle vie heureuse aujourd’hui et exempte de toute maladie !
        Merci beaucoup pour votre aide, qui m’a rassurée et merci d’aider les gens inquiets !!
        bien cordialement
        domi ASL – Toulon –

  2. Bonjour Docteur Patrick,
    J’ai une question très urgente pour vous!
    Dans mon entourage, on a un chien qui est malade de dirofilarose. Il s’agit d’un chien en Bulgarie. Les vétérinaires là bas ont diagnostiqué cette maladie et ils nous ont parlé d’un médicament Immiticide. J’ai lu quelques informations sur internet, mais surtout on ne retrouve pas ce médicament en Bulgarie. Est-ce que à votre avis on pourrait l’acheter quelque part en France et l’envoyer au vétérinaire en Bulgarie?
    Je vous remercie par avance de votre réponse.
    Bien cordialement!

    • Bonjour ,

      Vous habitez où exactement ? L’IMMITICIDE peut être acheté en France. c’est un produit du laboratoire Merial et qui est Traitement curatif injectable de la dirofilariose canin ( 2,5 mg/kg IM ). Renseignez vous auprès d’une clinique car c’est sous ordonnance..

      Bien à vous

      Patrick N

  3. Re-bonjour Docteur Patrick,
    Merci beaucoup pour votre réponse rapide!
    Moi j’habite en Ile de France, mais le chien avec dirofilariose se trouve en Bulgarie. J’ai lu sur internet la fiche détaillée du médicament Immiticide (Merial) et j’ai vu qu’il est prescrit sous ordonnance. Pensez-vous que si je contacte un vétérinaire, il pourra me donner une ordonnance pour ce médicament sans avoir vu le chien!? Ou devrions-nous apporter une épicrise ou un autre document?
    N’hésitez pas à me conseiller des vétérinaires qui pourront m’aider rapidement dans mon cas afin qu’on puisse sauver le chien malade!
    Je vous remercie d’avance pour votre aide.
    Bien cordialement!

    • Bonjour,

      En expliquant votre cas auprès d’un vétérinaire voir votre vétérinaire traitant, je ne vois pas pourquoi celui ci refuserait de vos vendre ou prescrire ce produit. Il est vrai qu’un vétérinaire n’a pas le droit , en principe, de prescrire un médicament sans avoir vu l’animal . Mais bon ,…..

      Tenez moi au courant .

      Patrick N.

  4. Bonjour,

    J’ai une petite chihuahua de 1,5 kg… Peut-on lui mettre un collier scalibor si on le découpe en longueur et en largeur en gardant le système de boucle ? Le plus petit modèle est encore beaucoup trop gros pour elle ! La pipette adantix est-elle aussi efficace que ce collier et suffit-elle pour la Corse estivale ? Je préférerais prendre toutes les précautions ! Merci de vos conseils !

    • Bonjour ,

      oUI vous pouvez mettre un collier Scalibor adapté pour la taille de votre chien , mais advantix est tout aussi efficace pour la prévention .

      Le problème d’advantix pour la prévention contre la leishmaniose , c’est qu’il faut mettre 1 pipette tous les 15 jours alors que le collier est efficace 5 mois .

      Voilà j’espère avoir répondu à votre question .

      Bien à vous

      Patrick N

  5. Bonjour , je pars en Espagne avec mes 2 chihuahuas/ pinscher , je leur ai donné un milbemax, mis de l advantix et elles ont un collier scalibor . Nous partons pour 3 semaines
    Y a t il d autre chose à faire ?
    D autre part une des deux à une diahree depuis aujourd hui , quelle quantite de bieskadog dois je lui donner sachant qu elle pèse 2 kilos ? Merci

    • Bonjour Emilie ( G) ,

      Ce que vous faites au niveau prévention est déjà très bien pour pouvoir partir avec vos chiens dans un pays méditéranéen .

      On pourrait peut être ajouter les vaccinations ( leishmaniose , piroplasmose ,… ), mais je ne pense pas que vos chiens aient un mode de vie à risque important ,de plus ce sont des petites races et je serai prudent pour ce type de vaccins . Suivez bien les conseils pour la leishmaniose dans l’article que j’ai écrit .

      Pour le Bieskadog, la posologie est de 5 ml ( 1 c à café) par 3 kg matin et soir pendant 2-3 jours . Donc pour 2 kg , donnez lui 3 ml ( avec une petite seringue ) matin et soir ..

      Bonnes vacances !

      Bien à vous

      Patrick N

  6. Bonjour Patrick
    Ma petite chienne griffon de 3 ans pour 7,9 kg est positive aux tests de dirofilariose cardiaque
    votre confrère a prescrit:RONAXAN 100 1 comprimé/J pendant 1mois et MEGASOLONE 5 1 cpr /J pendant 8 jours
    C’est un nouveau protocole qui permet d’éliminer les filaires qui sont parasite de bactéries Si l’on élimine ces bactéries, on tue le parasite . Ce protocole permet d’éliminer les filaires en douceur au contraires des arsenic qui peuvent induire des embolies par obstruction due aux multiples décès simultanés des filaires Quel est votre point de vue
    Bien confraternellement
    Ygal Levine anesthésiste réanimateur passé 3 ans à l’hôpital Brughman (j’ai oublié l’orthographe )

    • Bonjour Ygal ,

      Ce protocole proposé par votre vétérinaire est un protocole connu depuis 2-3 ans et c’est un type de traitement que l’on appelle ” la mort lente( slow kill) ” des parasites adultes … Par contre , vous ne mentionnez pas si vous avez d’abord commencé à J0 par une spécialité type lactone macrocyclique ( ivermectine, milbémycine,sélamectine ) …en fait le protocole est le suivant : j0 : donner un lactone macrocyclique , de J1 à J30 : doxycycline à raison de 10mg/kg 2 fois par jour , j 30 lactone macrocyclique , j60 lactone macrocyclique , j90 macro cyclique + recommencer doxycycline pendant 1 mois à la même posologie , j 120 lactone macrocyclique, j 150 lactone macrocyclique j 180 : lactone macrocyclique + doxycycline pendant 1 mois ….. et ce pendant 1 AN !

      Donner uniquement que la doxycycline risque de ne pas être efficace et suffisant pour enrayer l’infestation ! Les deux sont complementaires , car l’antibio a pour but d’augmenter l’effet adulticide des lactone Macrocyclique ( ivermectine, milbemycine, selamectine ) .

      La doxycycline est donné pour détruire un type de bactérie bien précise qui s’appelle WOLBACHIA .

      Toutefois , ce traitement n’est pas une garantie à 100 % d’efficacité , on a déjà remarqué des souches résistantes de WOLBACHIA à cet antibiotique !

      Mais un traitement contre la dirofilariose est laissé seul à l’appéciation du vétérinaire ,car lui seul sait l’état général du chien ( après la série de tests effectués ) ….. Il doit simplement s’instaurer un dialogue entre le propriétaire et le vétérinaire qui doit argumenter son choix … Dans votre cas , le vétérinaire avait certainement ses raisons pour vous proposer ce type de traitement et non le traitement plus “radical” mais qui a plus de risques de complications il est vrai .

      Les corticoides ( megasolone) prescrits ont pour but d’éviter les inflammations , les effets des éventuels thrombo embolies …… N’oubliez pas de restreindre les efforts de votre chien !!! …je sais , un griffon , c’est assez vif , mais essayez de tempérer son ardeur !! 🙂 .

      Tenez moi au courant , cher confrère , et je suis ravi d’apprendre que vous avez partagé un séjour dans notre capitale et que vous avez gardé un bon souvenir , j’espère ? ….

      Bien à vous

      Patrick N

      PS: je vais faire un article sur ce sujet ‘le traitement de la dirofilariose ” , car c’est un sujet complexe et qui a été travaillé par les anglo saxons à l’époque où MERIAL a rencontré des difficultés d’ approvisionnement pour la mélarsomine .

    • Bonjour ,

      Je suppose que vous voulez parler de l ANGIOSTRONGYLOSE , alors oui ils ont une pathogenie un peu près semblable , mais le mode de transmission,le traitment et les méthodes de diagnostic sont différents . D’ailleurs , c’est un sujet intéressant , vous me donnez une bonne idée d’article ….. je le mets dans ma liste qui est déjà …. très fournie …. :o) .

      Bien à vous

      Patrick N

  7. bonjours patrick.
    ho la la on est jamais tranquille contre ces moustique.cela me fait penser à une pericardite parasitaire que j’ai eu.
    aujourdhui je voulais vous demander un renseignement au sujet de 2 petits chevreaux nains nés il y a 3 jours.et abandonnés dans une clinique de vétos pour eutanasie et, récupérés par une amie.un male et une femelle.la petite femell ne puvait pas se lever sur ses pates arrières.cela m’a fait penser à un soucis lors de la mise bas.ma copine pense que c’est parce qu’elle était trop faible.mais ses deux pattes trainaientt.qu’ en pensez vous.hier j’ai été la nourir.elle a bien pris un peu de lait au biberons pour BB humain naissance mais ce matin mon amie m’a dit que la petite était morte cette nuit.je pense aussi qu’ elle n’était pas bien au chaud.toute petite et menu,j’ai dis à mon amie de la tenir bien au chaud car chez elle il n’y a pas trop de chauffage.le petit male est beaucoup + viguous et sautille dèja.pensez vous que la petite était faible et qu’elle avait peut être les hanches d’abimées ? MERCI de votre réponse

    • Bonjour,

      c’est pas tout à fait le thème de l’article,…. mais malheureusement il m’est difficile de vous donner un avis sur la nature de la pathologie de ce chevreau, peut-être avait-il un problème neuromusculaire (myopathie), une malformation ou un traumatisme.

      Ce qu’il vous reste à faire , c’est de vous concentrer sur le mâle pour assurer sa survie et son évolution.
      Bien à vous

      Patrick N

  8. Bonjour, j aimerais avoir des avis. Mon vetereinaire a detecter chez mon chien de 2ans la dirofiliarose. Le traitement prescris est l injection de nemisol 2fois par jour pdt 21jours, mais au bout d une semaine des effets se font ressentir, il ne supporte pas le traitement, il tourne en rond, comme si quelques le genait, ke traitemet doit le piquer. C un traitement lourd consu a la base pour les bovins, donc j aurais savoir si un autre traitement efficace existait?

    • Bonjour Gisèle ,

      je vous conseille de lire un article que je viens de publier sur mon blog et qui parle justement des différents traitements de la dirofilariose . Je pense que vous aurez réponse à vos interrogations . Voici le lien : .

      Bien à vous .

      Dr Patrick N

  9. Bonjour Dr,
    J’ai deux questions:
    Il est dit que la dirofilariose est transmissible à l’homme. Y a-t-il des mesures particulières à prendre lorsqu’un cas est diagnostiqué chez un chien?
    Avez-vous écrit votre article sur la dirofilariose? Pouvez-vous transmettre le lien?
    Ma chienne a été atteinte par cette maladie, elle s’en remet difficilement et garde des difficultés respiratoires. Elle a désormais un traitement pour le cœur à vie et nous tentons de stopper les quintes de toux qui sont survenues juste après son traitement.
    Je vis en Afrique, la prévention et le traitement ne sont donc pas très simples.
    Merci d’avance pour vos réponses!
    Bien à vous,
    Nathalie

  10. Bonjour,
    si le chien est diagnostiqué positif, faut il traiter les humains proches du chien étant donné que ce vers peut être transmis à l’homme via le moustique?
    D’autre part, quel est le délais entre la contamination et les premiers symptômes, ceux ci peuvent ils apparaitre de façon brutale?Est ce que le chien peut être porteur sans symptôme longtemps avec des vers adultes?
    Merci de votre réponse
    cordialement.

  11. bonjour de Nouvelle calédonie Dr Patrick
    comment traiter ma chienne Border collie de 6 ans après cet épisode malheureux positive à la filariose en ce moment suivie et sous RONAXAN et MEGALOSONE avec forte anémie,j’ai entendu dire que les border collie ne devait pas prendre de l’ivermectine qui pouvait les tuer. pouvez vous m’informer?

    • Bonjour,

      je ne sais pas si vous avez remarqué la présence d’un deuxième article sur mon blog parlant du traitement de la dirofilariose, et si ce n’est pas le cas, je vous engage à lire cet article.

      Effectivement votre chienne fait partie des races sensibles aux avermectines , il faut effectuer un test pour détecter si votre chienne fait partie du lot. Cependant ,comme vous allez apprendre par l’article, le traitement qui a été mis en place par votre vétérinaire est celui qui est préconisé en première intention à l’heure actuelle.

      Tenez-moi au courant de l’évolution de la maladie de votre chienne

      Bonne continuation en Nouvelle-Calédonie

      Bien à vous

      Patrick N

  12. Bonjour, il y a maintenant un an j’ai adopté une chienne de 2ans venant de gadelouppe, elle était positive à la dirofilariose, mais aucun signe clinique. Après avoir pris conseil chez un vétérinaire de Guadeloupe (ayant l’habitude de soigner cette maladie) mon vétérinaire m’a dit de lui donner un milbemax par mois pendant 1an. Je lui ai fait faire une prise de sang de contrôle, elle est encore positive (2 croix) mais toujours pas de signe clinique, elle se porte très bien, elle est très vive. Mais je suis très inquiète. Des conseils ?

    • Bonjour,

      Merci pour votre message et bravo d’avoir adopté cette chienne, surtout en provenance d’une zone où la dirofilariose est fréquente.

      Ce que l’on sait déjà dans ton cas

      Votre chienne a été testée positive à la dirofilariose, mais sans aucun symptôme clinique.

      Elle reçoit depuis 1 an un MILBEMAX une fois par mois, ce qui correspond à un protocole dit de “mort lente” des vers adultes (slow‑kill) à base de milbémycine.

      Au contrôle, le test est encore positif (“2 croix”), mais elle reste vive et en pleine forme.

      Est‑ce inquiétant qu’elle soit encore positive ?

      Pas forcément : avec un traitement “lent” comme le MILBEMAX mensuel seul, il n’est pas surprenant que certains chiens restent positifs au bout de 12 mois. Ce type de protocole peut mettre plus d’un an à faire disparaître totalement les vers adultes et l’antigène circulant.

      Le fait qu’elle n’ait aucun symptôme est plutôt un bon signe, mais cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien au niveau des artères pulmonaires.

      Ce que je vous conseille de faire concrètement

      Parler à votre vétérinaire sur deux points précis :
      1 Vérifier qu’un bilan complet a été fait ou est prévu :

      test antigénique + recherche de microfilaires,

      radiographie thoracique et éventuellement échographie cardiaque,

      pour apprécier la charge parasitaire et les lésions.

      2 Discuter de la stratégie pour la suite :

      soit poursuivre un protocole “lent” mais plus structuré (par exemple association macrocyclique + doxycycline),

      soit, si son état général le permet et si les recommandations locales le préconisent, envisager un vrai traitement adulticide (injections de mélarsomine) qui reste le protocole “de référence” pour éliminer plus rapidement les vers adultes.

      Dans tous les cas :

      continuer la prévention mensuelle (ne jamais arrêter brutalement en zone à risque),

      limiter les efforts intenses (course, sport) tant que le statut n’est pas clarifié, car la mort de vers peut provoquer des embolies pulmonaires.

      Votre chienne est dans une situation assez classique (positive, très vive, sous MILBEMAX mensuel). Ce n’est pas forcément alarmant, mais cela mérite de refaire le point avec votre vétérinaire : confirmer exactement où elle en est, et décider ensemble si on continue le “slow‑kill”, si on le renforce, ou si un traitement adulticide est envisageable pour tourner la page plus rapidement et en sécurité.

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