Le sujet des vices rédhibitoires chez le chat m’est venu suite à une consultation assez particulière que j’ai eue il y a quelques semaines .
C’était la seconde fois, en l’espace de 3 jours, que je consultais « Hercule », chaton mâle persan né en novembre 2012 et dont l’état ne s’améliorait pas du tout.
Hercule,acheté à l’âge de 10 semaines, avait été vu la première fois avec des symptômes évoquant un « syndrome coryza » grave et était reparti avec un traitement , la propriétaire refusant son hospitalisation suggérée malgré son état alarmant.
Constatant une dégradation de son état, je conseillais, à nouveau, son hospitalisation et insistais sur sa nécessité .Pour toute réponse, j’ai eu ceci : « Non, je refuse et vous allez me faire un certificat confirmant cette maladie, car je vais le rendre et me faire rembourser »
Devant la dureté de ces propos, je suis resté quelques instants sans réaction pour ensuite enchainer ceci : « je crains, Madame, que votre démarche restera sans suite, pour la simple raison que le coryza ne fait pas partie des vices rédhibitoires chez le chat ! Le vendeur n’est pas tenu de vous rembourser Hercule. De plus, ça fait plus d’un mois que vous avez Hercule ! »
La propriétaire, à son tour, resta stupéfaite et me rétorqua : « Comment cela ? » ….Mais je croyais que j’avais des garanties ….. Enfin c’est ce que m’avait dit le vendeur »
Je me suis rendu compte qu’elle ignorait la législation sur les vices rédhitoires chez le chat ,aussi je me suis mis à lui expliquer ce que vous allez lire par la suite .
- Suite à la demande d’une lectrice en ce mois de fevrier 2026 , cet article a été remis à jour pour completer ou rectifier certains points pratiques , notamment au niveau des traitements contre la PIF qui n’existaient pas à l’époque de la rédaction de cet article ( mars 2013)
Lors d’un achat d’un animal, il est bon de s’informer sur vos droits, vos garanties mais aussi sur vos devoirs . Ayez les bonnes réactions.
Qu’est‑ce qu’un vice rédhibitoire chez le chat ?
Définition juridique simplifiée
- « Vice » signifie un défaut.
- « Rédhibitoire » vient du latin « redhibitio », qui signifie rendre un objet acheté.
Un vice rédhibitoire est donc un défaut grave, caché et antérieur à la vente qui, une fois découvert dans les délais légaux, permet à l’acheteur d’annuler la vente et d’obtenir le remboursement du prix contre restitution de l’animal.
Un animal de compagnie n’est plus considéré comme un simple bien ou objet en France ni en Belgique, contrairement à ce que j’avais écrit à l’époque .
France
Depuis la loi n° 2015-177 du 16 février 2015, l’article 515-14 du Code civil reconnaît les animaux comme des «êtres vivants doués de sensibilité».
Mais ils restent soumis au régime des biens sous réserve des lois de protection, mais ne sont plus classés comme des meubles ou objets simples, ce qui renforce leur protection juridique.
Belgique
Le nouveau Code civil belge, entré en vigueur en 2020, crée une catégorie distincte «animaux» aux côtés des personnes et biens, reconnaissant leur sensibilité et besoins biologiques.
Depuis 2024, l’article 7bis de la Constitution inscrit explicitement la protection et le bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles.
Ce régime s’applique toujours en 2026, priorisant l’intérêt de l’animal dans les litiges (ex. : divorces, faillites)
En France, les vices rédhibitoires chez le chat sont définis par le Code rural et de la pêche maritime, articles L213‑1 et suivants, complétés par les articles R213‑2 à R213‑7 qui fixent la liste des maladies et les délais
Animal = « bien » pour la loi… mais pas pour le vétérinaire
Juridiquement, le chat reste assimilé à un bien meuble dans le Code civil, même si des évolutions récentes reconnaissent sa sensibilité. Cela signifie que les litiges liés à la vente d’un chat relèvent du régime des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil), avec une procédure spéciale pour certaines maladies, décrites comme vices rédhibitoires dans le Code rural.
En pratique, pour le vétérinaire, votre chat n’est évidemment pas un objet, mais un être vivant qui peut tomber malade indépendamment de la vente. L’objectif de cet article est de vous aider à comprendre les règles sans oublier cette dimension affective.
Pour tous litiges liés à des pathologies ne faisant pas parties des vices rédhibitoires, c’est donc le Code civil (le droit commun) qui sera utilisé pour transiger comme pour tous litiges concernant des biens ou objets.
| France : vos droits et démarches pour vices rédhibitoires chez le chat En France, les vices rédhibitoires sont régis par le Code rural et de la pêche maritime (articles L213‑1 à L213‑5, R213‑2 à R213‑7). Démarches clés : Tribunal compétent : Tribunal judiciaire (ex‑TI) du domicile du vendeur. Preuves requises : Certificat de suspicion vétérinaire + tests + expertise judiciaire. Exemple concret : Pour un typhus diagnostiqué à J+4, vous avez 30 jours pour saisir le juge. Le vendeur rembourse le prix contre restitution du chat, plus dommages et intérêts s’il connaissait la maladie. Conseil local : Si vous êtes en région parisienne, Île‑de‑France ou grande ville, contactez une association comme Familles de France ou un vétérinaire expert en droit animalier pour assistance gratuite initiale |
Les quatre vices rédhibitoires du chat (France)
En France, seules quatre maladies contagieuses du chat sont reconnues comme vices rédhibitoires, avec des délais stricts pour agir.
Tableau récapitulatif des vices rédhibitoires chez le chat
| Maladie (vice rédhibitoire) | Type de maladie | Délai pour certificat de suspicion (France) | Délai d’action en justice (France) |
|---|---|---|---|
| Leucopénie féline (typhus) | Maladie virale très contagieuse | 5 jours après la livraison du chaton | 30 jours après la livraison |
| Péritonite infectieuse féline (PIF) | Maladie virale grave | 21 jours après la livraison | 30 jours après la livraison |
| Leucose féline (FeLV) | Maladie virale tumorale / immunodépressive | 15 jours après la livraison | 30 jours après la livraison |
| Virus de l’immunodéficience féline (FIV) | Maladie virale immunodépressive | Pas de délai de suspicion fixé | 30 jours après la livraison |
Pour chacun de ces vices, il faut respecter deux types de délais :
- Le délai de suspicion : délai pendant lequel un vétérinaire doit établir un certificat de suspicion et réaliser les tests nécessaires.
- Le délai d’action : délai pour saisir le tribunal d’instance du lieu du vendeur et demander la nomination d’un expert.
Délai de suspicion et action rédhibitoire : comment ça se passe concrètement ?

Délai de suspicion (diagnostic)
Ce délai variable (5 à 21 jours selon la maladie contagieuse) permet au vétérinaire d’établir un certificat de suspicion prouvant l’antériorité du vice à la livraison.
Les prélèvements et tests sont joints au certificat ; respecter ce délai est impératif pour l’action en justice .
Ces délais de suspicion ont été mis en place pour s’assurer que le chaton était bien contaminé au moment de la vente et non pas chez l’acheteur par après .
Délai pour l’action en rédhibition
Ce délai est de 30 jours après la livraison de l’animal pour intenter l’action ou nommer des experts ou 15 jours après le décès si survenu dans les 30 jours, avec preuve du lien à un vice listé.
L’acheteur doit notifier le vendeur (LRAR) et saisir le tribunal dans ce délai ; la date de livraison est notée sur la facture.
En cas de décès, l’acheteur prouve la cause par autopsie ou expertise.Donc c’est au propriétaire de faire la preuve qu’il résulte bien d’une des maladies concernées par la loi.
Durant ce délai, il faut que la nomination d’experts soit faite également.
vices rédhibitoires chez le chat : étapes à suivre en pratique
Étape 1 : consulter très vite un vétérinaire
Après l’achat, si le chaton présente des signes inquiétants (fièvre, diarrhée, abattement, jetage, difficultés respiratoires…), il est indispensable de consulter dans les 72 heures.
Le vétérinaire :
- examine le chaton et recherche des signes compatibles avec l’une des 4 maladies concernées,
- réalise des tests (prise de sang, tests rapides, imagerie, etc.),
- peut rédiger un certificat de suspicion s’il estime que la maladie figure parmi les vices rédhibitoires.
Ce certificat doit être établi dans le délai de suspicion propre à chaque maladie (par exemple, 5 jours pour le typhus), faute de quoi l’action en rédhibition ne sera plus recevable.
Étape 2 : saisir le tribunal compétent
Si la maladie est confirmée ou très fortement suspectée, l’acheteur doit :
- saisir le tribunal d’instance du domicile du vendeur (en France),
- demander la nomination d’un expert vétérinaire judiciaire dans le délai de 30 jours suivant la livraison.
Le juge missionne alors l’expert, qui :
- rédige un rapport permettant au juge de décider s’il y a bien vice rédhibitoire et quelles en sont les conséquences (annulation de la vente, dommages et intérêts…).
- examine le chat,
- analyse le dossier médical et les résultats de tests,
Tableau des délais clés pour le chat
| Maladie contagieuse | Délai de suspicion (jours) | Délai action (jours après livraison) |
|---|---|---|
| Leucopénie féline (PLV) | 5 | 30 |
| Leucose (FeLV) | 15 | 30 |
| Péritonite infectieuse (PIF) | 21 | 30 l |
Focus sur chaque vice rédhibitoire chez le chat
1.Leucopénie féline (typhus du chat)
La leucopénie féline, ou typhus du chat, est une maladie virale extrêmement contagieuse due à un parvovirus.
- Signes : diarrhée sévère, vomissements, fièvre, déshydratation, abattement marqué, mortalité souvent élevée chez le chaton.
- Prévention : vaccination très efficace, intégrée dans les vaccins « de base » du chat (typhus‑coryza).
- Traitement : essentiellement symptomatique (fluidothérapie, antiémétiques, antibiotiques de couverture), le pronostic restant réservé chez les jeunes non vaccinés.
Le délai de suspicion est très court : 5 jours après la réception en France, ce qui justifie une consultation très rapide dès l’apparition de signes digestifs graves chez un chaton récemment acheté.
2. Péritonite infectieuse féline (PIF) : d’une maladie désespérée à une maladie désormais traitable
La PIF est due à une mutation pathogène d’un coronavirus félin entérique, responsable de formes effusives (liquide dans l’abdomen ou le thorax) ou sèches (atteinte oculaire, neurologique, digestive).
- Signes possibles : fièvre persistante, perte de poids, épanchement abdominal ou pleural, troubles neurologiques, uvéite, ictère.
- Diagnostic : repose sur un faisceau d’arguments (clinique, imagerie, biologie, parfois histologie et immunohistochimie).
Actualisation majeure : les antiviraux GS‑441524 et apparentés
L’article d’origine mentionnait qu’« il n’y a pas de vaccin et les traitements sont souvent inefficaces », ce qui reflétait la situation de 2013.
Depuis, plusieurs travaux et synthèses montrent que :
- Le GS‑441524, un analogue nucléosidique proche du remdésivir, permet des taux de rémission très élevés lorsqu’il est administré pendant 6 à 12 semaines, avec un protocole adapté à la forme clinique.
- Une étude récente rapporte une rémission complète d’une PIF localisée au côlon, avec absence de récidive après 3 ans de suivi.
- Des organisations comme iCatCare résument désormais des schémas de traitement allant de 6 semaines (15 mg/kg/j en forme effusive) à 12 semaines dans d’autres formes, avec un suivi clinique et biologique rapproché.
- Des formulations vétérinaires de remdésivir injectable peuvent être utilisées en début de traitement, avant relais par GS‑441524 oral, même si les injections sont douloureuses.
- Le molnupiravir est à l’étude ou utilisé comme traitement de secours dans certains pays.
Important à expliquer au grand public :
- Oui, la PIF reste une maladie grave, mais elle n’est plus systématiquement mortelle.
- Les molécules mentionnées peuvent ne pas être homologuées pour cette indication dans tous les pays, et leur prescription dépend du cadre réglementaire local : votre vétérinaire vous informera de ce qui est légalement possible.
Le délai de suspicion pour la PIF est de 21 jours après la livraison, ce qui laisse un peu plus de temps pour poser le diagnostic, mais il ne faut pas tarder à consulter en cas de fièvre prolongée ou de gros ventre inexpliqué
3. Leucose féline (FeLV)
La leucose féline est une infection virale qui provoque une immunodépression et favorise l’apparition de tumeurs (lymphomes, leucémies).
- Signes : hyperthermie persistante, anémie, ganglions hypertrophiés, amaigrissement, parfois détresse respiratoire liée à des masses thoraciques.
- Diagnostic : test sanguin (ELISA ou autre technique) permettant de détecter les antigènes viraux.
- Prévention : vaccin FeLV recommandé chez les chats à risque de sorties, de promiscuité ou de bagarres
- Il existe un test sanguin qui permet d’isoler les chats positifs . Il existe également un vaccin efficace !
Le délai de suspicion est de 15 jours après la livraison, avec un délai d’action de 30 jours.
4. Infection par le FIV (virus de l’immunodéficience féline)
Le FIV est parfois appelé « sida du chat ». Il entraîne une baisse progressive des défenses immunitaires, rendant le chat plus vulnérable aux infections opportunistes.
- Signes : infections répétées (gingivites, stomatites, abcès), fièvre récurrente, amaigrissement, anémie, parfois troubles neurologiques.
- Transmission : principalement par morsures profondes lors de bagarres ou pendant l’accouplement, beaucoup plus rarement par contact social.
- Il n’existe pas de vaccin homologué actuellement en Europe, ni de traitement antiviral spécifique validé comme pour la PIF.
Griffures, cohabitation et actualisation
On lit encore parfois que le FIV se transmet facilement par griffure. Les données actuelles indiquent que :
- La griffure est au pire un mode théorique de transmission si les griffes sont profondément souillées de salive infectée et provoquent une plaie à sang, ce qui reste rare.
- En pratique, la transmission se fait quasiment toujours par morsures profondes. La plupart des organisations et vétérinaires considèrent aujourd’hui que des chats FIV+ peuvent cohabiter avec des chats FIV–, à condition qu’ils soient stérilisés, bien sociabilisés et qu’il n’y ait pas de bagarres.
En droit français, il n’y a pas de délai de suspicion fixé pour le FIV, mais le délai d’action judiciaire reste de 30 jours après la livraison.
Dans le cas de cette maladie (FIV), durant 1 mois, un certificat de suspicion établi par un Docteur vétérinaire plus le résultat positif du test sérologique est nécessaire pour déclencher l’action rédhibitoire en justice.
La situation en Belgique : même logique, textes différents
En Belgique, les vices rédhibitoires chez les animaux domestiques sont régis par la loi du 25 août 1885 et l’arrêté royal du 24 décembre 1987, modifié notamment en 2012.
- La logique est la même : certaines maladies sont listées comme vices rédhibitoires, avec des délais très courts (de 9 à 30 jours selon les espèces et maladies).
- Pour le chat, les maladies prises en compte sont comparables à celles du régime français, même si les textes sont structurés différemment.
- Le délai de suspicion pour le typhus est par exemple de 10 jours en Belgique, contre 5 jours en France.
En cas de litige en Belgique, il est essentiel de :
- vérifier le contrat de vente et les clauses de garantie,
- consulter rapidement un vétérinaire et, si besoin, un avocat spécialisé en vices rédhibitoires.
- N’oubliez pas de contacter le vétérinaire du vendeur dès que vous avez connaissance de la suspicion ou confirmation du vice rédhibitoire.
| Aspect | Situation en Belgique 2026 | Comparaison France |
|---|---|---|
| Régime légal | Vices cachés généraux (Code civil) | Vices rédhibitoires spécifiques (Code rural L213-1) legifrance |
| Maladies listées pour chat | Aucune liste exhaustive | PLV (5j), FeLV (15j), PIF (21j) |
| Délai suspicion | Non applicable | 5-21 jours selon maladie |
| Délai action | 6 mois pour découverte + 2 ans action | 30 jours après livraison |
| Recours typique | Résolution/prix réduit (expertise) | Remboursement/reprise |
Le coryza fait‑il partie des vices rédhibitoires ?
La réponse est non : le coryza n’est pas l’une des quatre maladies listées comme vices rédhibitoires dans les textes français ou belges.
Le coryza (complexe respiratoire du chat) est :
- une affection le plus souvent multi‑infectieuse (herpèsvirus, calicivirus, bactéries associées),
- très fréquente, parfois chronique, mais généralement gérable médicalement, même si certaines formes peuvent être sévères.
Conséquence :
En revanche, selon les circonstances, d’autres recours peuvent être envisagés : vice caché « classique », manquement à l’obligation d’information, clauses contractuelles spécifiques… mais cela relève alors de l’appréciation d’un avocat et du juge, pas du régime automatique des vices rédhibitoires.
Vous ne pouvez pas obtenir automatiquement l’annulation de la vente pour un simple coryza, même grave, sur le fondement des vices rédhibitoires.
Vices rédhibitoires, vices cachés, autres garanties : comment s’y retrouver ?
Outre les vices rédhibitoires, l’acheteur peut parfois invoquer :
- La garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil), pour tout défaut non apparent, antérieur à la vente et rendant l’animal impropre à l’usage attendu.
- La responsabilité contractuelle du vendeur professionnel (éleveur, animalerie), s’il a manqué à son devoir d’information ou à des obligations spécifiques prévues au contrat.
Cependant, ces actions :
- demandent souvent une expertise,
- sont plus longues et plus incertaines que la procédure spécifique des vices rédhibitoires,
- ne permettent pas toujours la restitution de l’animal, surtout si l’acheteur s’y est attaché.
Vices rédhibitoires chez le chat : obligations du vendeur
Si le vice (défaut) rédhibitoire est reconnu , le vendeur doit rembourser le prix de la vente contre restitution du chaton . En cas de décès, le vendeur doit également rembourser le prix de la vente
En cas de vice caché (hors vices rédhibitoires) et que ce vice a été reconnu, l’acheteur a le choix soit de rendre l’animal avec remboursement du prix ou soit le garder avec un remboursement partiel .
Attention : s’il est prouvé que le vendeur connaissait les vices de l’animal au moment de la vente , il sera tenu de payer en plus des dommages et intérêts envers l’acheteur.
On voit toute l’ambiguïté de ces lois, car il est évident que la plupart des nouveaux propriétaires se sont attachés à leur nouveau compagnon et ne désire pas le restituer au vendeur .
C’est la raison pour laquelle, beaucoup d’actions en rédhibitions ne vont pas jusqu’au bout de la procédure, l’acquéreur préférant garder l’animal et tenter de trouver une solution à l’amiable avec le vendeur au niveau financier.
Sauf bien sûr en cas de décès où cette pression sentimentale n’existe plus.
Conseils pratiques lors de l’achat d’un chaton
Avant l’achat
- Visiter l’élevage ou le foyer, observer l’hygiène, le comportement et l’état sanitaire des chats.
- Demander les documents vétérinaires : carnet de vaccination, résultats de tests FeLV/FIV, certificats de bonne santé récents.
- Lire attentivement le contrat de vente, en particulier les clauses de garantie et les exclusions.
Juste après l’achat
- Faire une visite de contrôle chez un vétérinaire dans les 72 heures, même si le chaton semble en forme.
- Compléter si besoin les tests FeLV/FIV, vérifier la vaccination (typhus/coryza), discuter de la vermifugation.
- Conserver tous les documents, factures et certificats.
En cas de problème de santé
- Consulter immédiatement si des signes graves apparaissent : fièvre élevée, diarrhée sévère, abattement, difficultés respiratoires.
- Parler avec votre vétérinaire de la possibilité d’un vice rédhibitoire et du délai applicable.
- Prévenir le vendeur très rapidement, idéalement par écrit (mail + lettre recommandée).
- Chercher un arrangement amiable (participation aux frais, réduction de prix, etc.), solution souvent plus réaliste pour un animal auquel on s’est attaché.
FAQ
Non, le coryza (complexe respiratoire viral et bactérien du chat) ne figure pas parmi les quatre vices rédhibitoires légaux (typhus, PIF, FeLV, FIV). Vous ne pouvez pas obtenir automatiquement l’annulation de la vente pour cette raison, mais d’autres recours comme le vice caché peuvent parfois s’appliquer selon les circonstances.
Les délais sont stricts et varient selon la maladie :
Typhus : 5 jours pour le certificat de suspicion, 30 jours pour l’action judiciaire.
PIF : 21 jours pour suspicion, 30 jours pour action.
FeLV : 15 jours pour suspicion, 30 jours pour action.
FIV : 30 jours pour action (pas de délai de suspicion fixé).
Une consultation vétérinaire dans les 72 heures après l’achat est cruciale pour respecter ces délais.
Consultez un vétérinaire immédiatement (idéalement dans les 72 heures) pour examen et tests.
Demandez un certificat de suspicion si une des 4 maladies est évoquée.
Contactez le vendeur par écrit et cherchez un accord amiable (frais partagés, réduction).
En cas d’échec, saisissez le tribunal d’instance du lieu du vendeur dans les 30 jours.
Non, depuis 2020, des traitements antiviraux comme le GS‑441524 (proche du remdésivir) permettent des rémissions durables dans plus de 80–90% des cas traités selon des protocoles de 6–12 semaines. Le pronostic s’est radicalement amélioré, même si la prescription dépend du cadre réglementaire local.
Presque : les maladies concernées sont similaires (typhus, PIF, FeLV, FIV), mais les textes sont différents (loi du 25 août 1985, AR du 24 décembre 1987 modifié). Les délais varient légèrement (ex. : typhus à 10 jours). Vérifiez auprès d’un vétérinaire ou avocat local.
Pas dans le cadre strict des vices rédhibitoires (restitution obligatoire), mais un accord amiable ou un recours pour vice caché peut permettre une réduction de prix tout en gardant l’animal. L’assurance santé animale est aussi une excellente protection complémentaire.






Merci Patrick de tout ces précieux conseils. Bonne soirée à vous 🙂
un article très intéressant. En tant qu’éleveuse j’insiste sur le fait qu’une visite de contrôle après acquisition du chat est très importante. Vous l’avez dit dans votre article et je le redis car à ma grande surprise, quand je prends des nouvelles des chatons dans leur nouvelle famille,la plupart n’ont pas fait de visite de contrôle. Ce n’est pas parce que le chaton a l’air en forme qu’il l’est, rien ne vaut l’avis d’un docteur.Il y a aussi certains éleveurs malhonnêtes qui rédigent eux-mêmes les certificats de bonne santé en faisant croire qu’il vient du vétérinaire (avec ou sans la complicité du vétérinaire, je ne saurai le dire). Enfin, afin prêcher pour ma paroisse, je constate aussi qu’il y a des gens qui se permettent tout et n’importe quoi sous le couvert de “le client est roi”.Je parle de gens qui vous écrivent soudainement après plusieurs semaines de silence pour vous accusez d’avoir vendu un chat malade, souffle au coeur, vers, etc, sortant tout de suite les grands mots, plaintes, scandales….pour finalement se rendre compte que le chat a juste une gastro et qu’aucun des diagnostics hâtifs n’étaient valables.C’est d’autant plus lamentables quand le vétérinaire est rentré dans le jeu! je vous jure que le prochain qui dit a un de mes clients “c’est peut-être un souffle au coeur” et qui après avoir fait passé des examens approfondis au chat dit finalement: “ah non il n’a rien, c’était peut-être juste le stress de la visite”, je l’appelle pour l’engueuler!!
Aux gens aussi de prendre leur responsabilités.Je suis d’accord pour dire qu’il y a des éleveurs malhonnêtes (et j’en ai fait les frais), mais la moindre des choses quand on achète un être vivant est d’aller lui rendre visite et de s’assurer qu’il a l’air en forme.Ce n’est pas une fois à la maison qu’il faut s’inquiéter des yeux et nez purulents, respiration bruyante, apathie ou agressivité! Soyons responsables, un animal coûte cher et s’entretient à vie. Et si on achète à un éleveur plutôt qu’en animalerie, c’est pour avoir un soutien et un avis en cas de problème, pas juste pour faire un beau chèque.Il ne faut pas hésiter à demander à l’éleveur ou même à encourager son véto à appeler l’éleveur pour parler du problème.En particuliers pour les races qui ont chacune leurs maladies propres et souvent mal connues des vétérinaires. cela ne sert à rien de s’énerver dans son coin et de partir tout de suite en conflit avec le vendeur, il y a toujours de meilleurs remèdes.
Bonjour ,
je vous remercie pour votre commentaire et j’insiste également sur cette visite de contrôle qui est un acte important à accomplir pour justement éviter toutes ces polémiques ….. Il va de soi , que cette consultation doit être consciencieuse , complète et impartial …:) .
Bien à vous
Patrick N
Bonjour,
merci pour ces informations!
Le FIV ne se transmet pas par "griffures", merci de rectifier…..
Bonjour,
je me permets juste de rectifier ce qui concerne le FIV : le FIV ne se transmet certainement pas par “griffures” – les modes de transmission sont connus, le FIV se transmet surtout par morsure (à sang) : lors de bagarres ou pendant l’accouplement. La morsure profonde est le mode de contamination le plus courant, encore que 100 % des morsures à sang ne soient pas contaminantes.
Chats FIV et chats non FIV peuvent donc vivre ensemble (stérilisés), jouer, même s’échanger des coups de pattes s’ils ont besoin d’air, pour autant, il n’y aura aucun risque de transmission.
Pour info complète, lire ci-dessous:
http://positifelins.e-monsite.com/pages/content/la-transmission-du-fiv.html
Nous parlons d’expériences, de quotidien, d’années de vie commune avec des chats porteurs cotoyant des chats non-porteurs, et nous ne cessons d’informer, encore et encore, et dans ce cadre, je trouve tout de même dommage que les vétérinaires ( je parle de ceux qui souhaitent “bien faire” et n’ont pas d’a priori, ne perdons pas de temps avec ceux qui confondent felv et fiv, qui racontent n’importe quoi, et proposent l’euthanasie systématique des fiv) sapent systématiquement par un mot, une phrase malheureuse, un travail de fond et d’information précieux qui permet aux chats positifs de ne plus être des parias.
Nous déplorons qu’aucune étude épidémiologique récente sérieuse n’ait été menée d’ailleurs dans ce sens, et nous nous permettons d’espérer que le regard et la connaissance vétérinaire sur ces virus et leur mode de transmission s’améliorent rapidement….
Cordialement,
cécile
Bonjour Chère Cecile ,
Vous avez raison de préciser que les griffures ne sont pas le mode principal de transmission du FIV entre chats , MAIS je suis désolé de vous signaler , à mon tour, qu’il ne faut pas pour autant l’écarter comme mode de transmission !! .
Le virus du FIV est présent dans la salive , d’accord ?… or un chat positif FIV peut très bien baver ou se lécher les pattes quelques minutes avant de se bagarrer et un coup de griffe “PROFOND” ( imbibé de salive) peut inoculer ce virus à un chat indemne.Je parle de quelques minutes car je sais pertinemment bien que le virus FIV est peu résistant dans le milieu extérieur et que sa survie est brève .
Je conçois qu’il faut des circonstances bien particulières… ( ça me fait penser un peu au sketch de BIGARD avec la chauve souris enragée en plein Paris …:) ) , mais ce mode de transmission pour le FIV ne peut pas être éradiqué …… D’ailleurs , plusieurs chercheurs en virologie vétérinaire parlent des griffures comme mode potentiel de transmission , précisant bien que ce n’est pas effectivement la voie principale ….
De plus ,je ne vois pas dans mon article l’endroit où j’évoque un seul instant le chat FIV positif comme étant pestiféré !!!
Comme je ne vois pas non plus mon ” travail de destruction” de vos informations et si pour vous évoquer les griffures comme mode potentiel de transmission est destructeur de votre travail de fond , et bien j’en suis désolé mais je persiste ……
oui des chats FIV positifs peuvent cohabiter avec des chats indemnes , pour autant que l’on puisse assurer qu’il n’ y a aura pas de risques de bagarre ( MORSURE PROFONDE et …. ) . D’ailleurs , c’est ma ligne de conduite que j’ai avec les propriétaires de chats Positifs et mon dialogue est clair , franc mais certainement pas enclin à l’euthanasie systématique !!
Vous avez une bien mauvaise image de la profession !!
Il est vrai qu’il y a encore pas mal d’inconnues dans l’épidemiologie et la pathogenie de cette maladie , et je ne manquerai pas de vous tenir au courant de certaines avancées , …. si le temps me le permet ..
Je vous souhaite une agréable soirée
Bien à vous
Patrick N
j'ai un martinet que j'ai recueilli chez moi,il étai tout petit aujourd’hui il a deux moi il est toujours derrière moi pour que je lui donne a manger,mai ce matin il ne voule plus manger ni bouger.il a du mal a respirez et il est un peut froid,comment pour ai je le soigner merci
Bonjour, et du fait que la loi a changé, les vices rédhibitoires sont ils les mêmes?