Mon lapin éternue : coryza ou simple allergie ?

Voir votre adorable lapin éternuer peut être une source d’inquiétude pour tout propriétaire. Ce petit bruit, parfois anodin, peut malheureusement masquer des problèmes de santé plus graves, et la question qui vient souvent à l’esprit est : mon lapin éternue, est-ce le coryza ? En tant que propriétaires responsables, il faut savoir distinguer un simple éternuement passager d’un signe avant-coureur d’une maladie respiratoire sérieuse. En 2026, la compréhension des affections respiratoires chez le lapin est plus accessible que jamais, et cet article est conçu pour vous armer des connaissances nécessaires pour protéger la santé de votre compagnon à longues oreilles.

Le coryza, souvent appelé “rhume du lapin”, est une infection bactérienne redoutable qui peut rapidement dégénérer si elle n’est pas traitée. Mais avant de paniquer, il est important de comprendre toutes les facettes de cet éternuement : est-ce une réaction à la poussière, une allergie, ou vraiment le début d’une infection ? Ce guide exhaustif explorera les causes possibles derrière un lapin qui éternue, les symptômes distinctifs du coryza, et surtout, les actions à entreprendre pour garantir le bien-être de votre animal.

les points clés à retenir

  • L’éternuement n’est pas toujours le coryza : un lapin éternue à cause de simples irritants environnementaux comme la poussière, le foin, ou des allergènes, avant d’indiquer une infection grave.
  • Le coryza est une maladie bactérienne sérieuse : causé principalement par Pasteurella multocida, le coryza nécessite une identification et un traitement vétérinaire rapides pour éviter des complications.
  • Surveillez les symptômes associés : au-delà de l’éternuement, des signes comme un écoulement nasal purulent, des pattes avant sales, une perte d’appétit, ou une léthargie sont des drapeaux rouges pour le coryza.
  • L’hygiène et l’environnement sont cruciaux : un environnement propre, bien ventilé et sans allergènes réduisent considérablement les risques de problèmes respiratoires chez votre lapin.
  • La consultation vétérinaire est indispensable : en cas de doute ou de persistance des symptômes, seul un vétérinaire pourra poser un diagnostic précis et établir un plan de traitement adapté. N’attendez jamais en cas de suspicion de coryza.

Comprendre l’éternuement chez le lapin : au-delà du simple bruit

Quand un lapin éternue, cela peut sembler attendrissant ou, au contraire, très alarmant. Il est essentiel de ne pas sous-estimer ce symptôme. L’appareil respiratoire du lapin est délicat, et de nombreux facteurs peuvent provoquer un éternuement. Distinguer la cause est la première étape vers une prise en charge appropriée.

Les causes courantes d’un éternuement banal

Avant d’envisager le pire, rappelons que les lapins, tout comme les humains, peuvent éternuer pour des raisons très simples et non pathologiques. Ces éternuements sont généralement occasionnels, sans autres symptômes associés, et ne perturbent pas le comportement général du lapin.

  • Poussière et particules irritantes : l’environnement d’un lapin peut être une source majeure d’irritation. Le foin, la litière, ou même la poussière ambiante peuvent provoquer des éternuements. Un foin de mauvaise qualité, très poussiéreux, est un coupable fréquent. Imaginez un peu : vous reniflez un brin de poussière, et hop, un éternuement ! C’est souvent la même chose pour nos amis lapins.
    • Qualité du foin : Privilégiez un foin vert, peu poussiéreux et bien conservé.
    • Litière : certaines litières (copeaux de bois de pin ou de cèdre non traités, litières très parfumées) peuvent libérer des phénols irritants pour les voies respiratoires. Optez pour des litières de papier recyclé, de chanvre, ou de carton.
    • Poussière ambiante : un environnement régulièrement dépoussiéré, avec un bon système de ventilation, minimise les irritations.
  • Allergènes : tout comme nous, les lapins peuvent développer des allergies. Pollen, acariens, ou même certains parfums d’intérieur peuvent déclencher des éternuements. Si votre lapin éternue à certaines périodes de l’année ou après l’introduction d’un nouveau produit (nettoyant, déodorant d’ambiance), une allergie est possible. Un éternuement lié à une allergie sera souvent accompagné d’un écoulement nasal clair et d’yeux larmoyants, mais sans signes d’infection grave.
  • Corps étranger : parfois, un petit brin de foin ou une graine peut se loger temporairement dans le nez du lapin, provoquant une série d’éternuements pour tenter de l’expulser. Ces épisodes sont généralement courts et se résolvent d’eux-mêmes une fois l’objet expulsé. Si l’éternuement est violent ou si vous suspectez un corps étranger bloqué, une consultation vétérinaire s’impose.
  • Changements de température ou d’humidité : un changement brusque dans l’environnement du lapin peut irriter ses voies respiratoires, entraînant quelques éternuements. Assurez-vous que l’habitat de votre lapin soit à une température stable et une humidité adéquate.

Anecdote : Je me souviens d’un client, Monsieur Dubois, dont le lapin, Caramel, éternuait sans cesse. Après une inspection minutieuse de son environnement, nous avons découvert que le foin qu’il achetait était extrêmement poussiéreux. En changeant simplement de marque pour un foin de meilleure qualité, les éternuements de Caramel ont complètement cessé. C’est un parfait exemple de la façon dont un simple changement peut faire toute la différence avant d’envisager des diagnostics plus complexes.

Quand l’éternuement devient un signal d’alarme : vers le coryza ?

Si un lapin éternue de manière persistante, fréquente, ou si cet éternuement est accompagné d’autres symptômes, il est temps de s’alarmer et de consulter rapidement un vétérinaire. C’est ici que l’on commence à envisager le coryza.

Le coryza du lapin, également connu sous le nom de rhinite ou de pasteurellose respiratoire, est une infection bactérienne très répandue et potentiellement grave. Elle est principalement causée par la bactérie Pasteurella multocida, bien que d’autres bactéries puissent être impliquées [1]. Cette infection peut affecter les voies respiratoires supérieures (nez, gorge) mais aussi, dans les cas graves, les poumons (pneumonie), les oreilles (otite), ou même les yeux.

Symptômes distinctifs du coryza :

Lorsque votre lapin éternue et que vous suspectez le coryza, soyez attentif aux signes suivants :

  • Écoulement nasal : au début, l’écoulement peut être clair et aqueux, ressemblant à un “nez qui coule” typique. Rapidement, il devient épais, purulent (jaune-blanc ou verdâtre), et peut sécher autour des narines, formant des croûtes.
  • Pattes avant sales ou humides : les lapins sont des animaux très propres. Un lapin atteint de coryza va souvent essayer de nettoyer son nez avec ses pattes avant, ce qui entraîne des taches et un poil collant sur l’intérieur de ses pattes avant. C’est un signe très révélateur.
  • Respiration bruyante ou difficile : vous pourriez entendre des sifflements, des râles, ou observer une respiration plus rapide et plus laborieuse.
  • Yeux larmoyants ou rouges (conjonctivite) : l’infection peut s’étendre aux yeux, provoquant une inflammation et des écoulements.
  • Perte d’appétit et léthargie : un lapin malade est souvent moins actif et mange moins. La perte d’appétit est particulièrement préoccupante chez le lapin, car elle peut rapidement conduire à une stase gastro-intestinale, une urgence vitale.
  • Perte de poids : liée à la diminution de l’appétit.
  • Éternuements fréquents et persistants : contrairement aux éternuements occasionnels, ceux du coryza sont réguliers et ne s’améliorent pas.
  • Tête inclinée (torticolis) : dans les cas où l’infection atteint l’oreille interne, cela peut provoquer un déséquilibre et une inclinaison de la tête.

Infographie “Mon lapin éternue”

Infographie comparant les causes bénignes et les signes d’alerte quand un lapin éternue, avec distinction entre irritation et coryza.
Lapin qui éternue : irritation ou coryza.

Si votre lapin éternue et présente un ou plusieurs de ces symptômes, il est impératif de consulter un vétérinaire sans délai. Le coryza est une maladie qui ne disparaîtra pas d’elle-même et qui nécessite un traitement antibiotique. Une intervention rapide peut faire toute la différence pour la récupération de votre lapin. Pour plus d’informations sur les signes de détresse chez les animaux, vous pourriez trouver utile de lire cet article sur les signes que votre chien souffre en silence, même si le sujet est différent, la vigilance est la même.

Le diagnostic du coryza et les mesures à prendre

Infographie montrant le coryza chez le lapin, avec différents niveaux de gravité liés au fait que le lapin éternue.
Lapin qui éternue : signes du coryza.

Face à un lapin qui éternue et des symptômes suspects, la panique est une réaction naturelle, mais l’action rapide et éclairée est primordiale. Seul un vétérinaire expérimenté pourra poser un diagnostic précis et initier le traitement adéquat. Comprendre le processus diagnostique et les options de traitement vous aidera à mieux gérer cette situation stressante.

La consultation vétérinaire : une étape indispensable

Lorsque vous emmenez votre lapin chez le vétérinaire pour des éternuements persistants, attendez-vous à un examen approfondi. Le vétérinaire commencera par une anamnèse détaillée, vous posant des questions sur :

  • La fréquence et la nature des éternuements (sec, humide, avec écoulement).
  • L’apparition des autres symptômes (écoulement nasal, pattes sales, perte d’appétit, léthargie).
  • L’environnement du lapin (type de litière, foin, ventilation, autres animaux présents).
  • L’historique médical de votre lapin (vaccinations, maladies antérieures).

Ensuite, le vétérinaire effectuera un examen physique complet. Cela inclura l’examen des narines, des yeux, de la bouche, des dents (les problèmes dentaires peuvent parfois causer des écoulements nasaux), l’écoute des poumons et du cœur, et la palpation générale. Il prêtera une attention particulière aux pattes avant pour détecter la présence de poils sales.

Pour confirmer le diagnostic de coryza ou d’autres infections respiratoires, des examens complémentaires peuvent être nécessaires :

  • Prélèvements nasaux ou oculaires : des échantillons de sécrétions peuvent être collectés et envoyés à un laboratoire pour une culture bactérienne et un antibiogramme. Cela permet d’identifier précisément la bactérie en cause (souvent Pasteurella multocida) et de déterminer quels antibiotiques seront les plus efficaces.
  • Radiographies thoraciques : si le vétérinaire suspecte une pneumonie (infection pulmonaire) ou d’autres problèmes respiratoires profonds, des radiographies peuvent être réalisées.
  • Analyses sanguines : pour évaluer l’état général de santé du lapin et détecter une éventuelle inflammation ou infection systémique.

Un diagnostic précoce est la clé du succès dans le traitement du coryza. N’attendez pas que les symptômes s’aggravent pour consulter un professionnel.” – Dr. Camille Dupont, vétérinaire spécialisée NAC.

Options de traitement pour un lapin atteint de coryza

Le traitement du coryza repose principalement sur les antibiotiques. Il est important d’administrer le traitement exactement comme prescrit par le vétérinaire, et ce, pendant toute la durée recommandée, même si les symptômes s’améliorent rapidement. L’arrêt prématuré des antibiotiques peut entraîner une rechute et le développement de résistances bactériennes.

Les traitements peuvent inclure :

  1. Antibiotiques : administrés par voie orale, injectable ou parfois sous forme de gouttes nasales/oculaires, selon la gravité de l’infection et l’agent pathogène identifié. Les antibiotiques couramment utilisés chez le lapin incluent l’enrofloxacine, la doxycycline, et le triméthoprime-sulfaméthoxazole.
  2. Anti-inflammatoires : pour réduire l’inflammation des voies respiratoires et améliorer le confort du lapin.
  3. Nettoyage nasal : dans certains cas, le vétérinaire peut vous conseiller de nettoyer délicatement les narines de votre lapin avec une solution saline stérile pour aider à désobstruer les voies respiratoires.
  4. Soutien nutritionnel : un lapin malade peut refuser de manger. Un soutien nutritionnel par gavage avec une alimentation spécifique (Critical Care par exemple) peut être vital pour maintenir son système digestif actif et éviter la stase. Pour plus d’informations sur l’anatomie digestive, vous pourriez consulter cet article sur l’anatomie et la physiologie du système digestif du chien, bien que ce soit pour le chien, les principes de maintien de la fonction digestive restent importants.
  5. Fluidothérapie : En cas de déshydratation sévère.

Le coryza est une maladie souvent chronique chez le lapin. Même après un traitement réussi, certains lapins peuvent rester porteurs de la bactérie et subir des rechutes lors de périodes de stress ou de baisse d’immunité. C’est pourquoi un suivi vétérinaire régulier est important, surtout si votre lapin éternue à nouveau.

Mesures de soutien à domicile et prévention

En plus du traitement médical, l’environnement joue un rôle clé dans la récupération et la prévention des problèmes respiratoires.

  • Hygiène impeccable : nettoyez quotidiennement la cage de votre lapin pour minimiser la poussière et l’accumulation de bactéries. La litière doit être changée fréquemment. Un environnement sale est un facteur de risque majeur.
  • Ventilation adéquate : assurez une bonne circulation de l’air sans courants d’air froids directs sur le lapin.
  • Foin de qualité supérieure : optez pour un foin peu poussiéreux, frais et vert. Le foin est la base de l’alimentation du lapin et une source fréquente d’irritation s’il est de mauvaise qualité.
  • Éviter les irritants : ne fumez pas à proximité de votre lapin. Évitez les aérosols, parfums d’ambiance, bougies parfumées ou produits ménagers forts dans la pièce où il vit.
  • Gestion du stress : le stress affaiblit le système immunitaire du lapin. Assurez-lui un environnement calme et sécurisant. Une nouvelle acquisition, un déménagement ou même un changement d’alimentation peut être source de stress.
  • Alimentation équilibrée : une alimentation riche en fibres (principalement du foin) et en nutriments essentiels renforce le système immunitaire.
  • Isolement : si vous avez plusieurs lapins et que l’un d’eux présente des symptômes de coryza, il est prudent de l’isoler pour éviter la propagation de l’infection.
  • Visites régulières chez le vétérinaire : des bilans de santé annuels, même si votre lapin semble en pleine forme, permettent de détecter les problèmes tôt. En 2026, la médecine préventive est un pilier essentiel de la santé animale. Pour en savoir plus sur l’importance des visites de routine, vous pouvez consulter des articles comme cette visite annuelle vaccinale est-elle nécessaire ?

En suivant ces directives, vous maximiserez les chances de votre lapin de récupérer et de rester en bonne santé. N’oubliez jamais que l’observation attentive de votre animal est votre meilleure alliée pour détecter tout changement préoccupant.

Prévention et bien-être : maintenir un lapin en pleine santé

Infographie montrant l’environnement de vie idéal pour prévenir les problèmes respiratoires chez un lapin qui éternue.
Environnement adapté pour un lapin qui éternue.

Prendre soin d’un lapin ne se limite pas à lui donner de la nourriture et de l’eau. C’est un engagement envers son bien-être physique et mental, qui inclut une prévention proactive contre les maladies comme le coryza. En 2025, nous avons accès à une quantité d’informations et de produits qui peuvent grandement aider à maintenir nos lapins en pleine forme. Voyons comment minimiser les risques qu’un lapin éternue ne soit le signe d’un problème grave.

L’Importance cruciale de l’environnement

L’environnement de vie de votre lapin est le premier rempart contre les maladies respiratoires. Un habitat bien pensé et entretenu est fondamental.

  • La litière : le choix de la litière est primordial. Les litières à base de bois de pin ou de cèdre contiennent des huiles aromatiques (phénols) qui peuvent irriter les voies respiratoires sensibles des lapins, même si l’odeur est agréable pour nous. Préférez des litières de papier recyclé, de chanvre, de carton ou de tremble. Elles sont absorbantes et moins irritantes. Changez la litière très régulièrement pour éviter l’accumulation d’ammoniac, qui est également un irritant respiratoire puissant.
  • Le foin : le foin constitue 80% de l’alimentation d’un lapin et est une source potentielle de poussière. Achetez du foin de bonne qualité, vert, parfumé et sans trop de poussière. Si votre foin est très poussiéreux, tamisez-le avant de le donner à votre lapin. Conservez-le dans un endroit sec et frais pour éviter la moisissure, qui peut aussi être un irritant.
  • La propreté de la cage : un nettoyage quotidien des zones souillées et un nettoyage complet de la cage (ou de l’enclos) au moins une fois par semaine avec des produits non toxiques et bien rincés sont essentiels.
  • La ventilation : un air frais et bien circulant est vital. Cependant, évitez les courants d’air directs qui peuvent refroidir le lapin et le rendre plus vulnérable. Assurez-vous que la pièce n’est ni trop humide, ni trop sèche.

Rappel : Un environnement sain, c’est un lapin plus heureux et moins susceptible de développer des problèmes de santé, y compris quand un lapin éternue.

Alimentation, hydratation et exercice

Ces trois piliers sont les garants d’un système immunitaire fort.

  • Alimentation équilibrée : une alimentation riche en foin de bonne qualité, des légumes frais variés (bien lavés) et une petite quantité de granulés spécifiques pour lapins (sans céréales, sans graines) assure un apport optimal en fibres, vitamines et minéraux. Une carence nutritionnelle peut affaiblir le système immunitaire de votre lapin.
  • Eau fraîche à volonté : une hydratation constante est cruciale pour le bon fonctionnement de tous les systèmes de l’organisme, y compris le système immunitaire. Assurez-vous que l’eau est toujours propre et accessible, changée quotidiennement.
  • Exercice physique : un lapin actif est un lapin en bonne santé. L’exercice régulier aide à maintenir un poids sain, stimule la digestion et réduit le stress. Un lapin devrait avoir plusieurs heures par jour de sortie dans un espace sécurisé.

La gestion du stress et le suivi sanitaire

Le stress est un facteur aggravant majeur pour de nombreuses maladies chez le lapin, y compris le coryza.

  • Environnement stable : évitez les changements brusques dans l’environnement de votre lapin (déménagement, nouveaux animaux, bruits forts et constants).
  • Companionship : les lapins sont des animaux sociaux. Si possible, avoir un compagnon (après une période de quarantaine et des présentations prudentes) peut réduire le stress.
  • Enrichissement : offrez à votre lapin des jouets, des tunnels et des cachettes pour stimuler son esprit et lui permettre d’exprimer ses comportements naturels.
  • Vaccinations : discutez avec votre vétérinaire des vaccins recommandés pour votre lapin, notamment contre la myxomatose et la maladie hémorragique virale (VHD), qui sont des menaces mortelles. Bien qu’il n’existe pas de vaccin spécifique contre Pasteurella multocida qui soit universellement efficace, certains vaccins peuvent aider à réduire la gravité de la maladie ou à prévenir des souches spécifiques.
  • Examens vétérinaires réguliers : des visites annuelles chez le vétérinaire sont essentielles pour un contrôle de routine. Ces visites permettent de détecter d’éventuels problèmes de santé avant qu’ils ne deviennent graves. En 2025, la médecine vétérinaire préventive est plus avancée que jamais, offrant de meilleures chances de vie longue et saine à nos compagnons. Vous pouvez en apprendre plus sur l’importance des contrôles réguliers sur conseilsveterinaire.com.

Signes à ne pas ignorer

Même avec toutes les précautions, un lapin peut toujours tomber malade. Soyez attentif à ces signes qui nécessitent une consultation vétérinaire immédiate :

  • Anorexie ou hyporexie : un lapin qui refuse de manger ou mange très peu est une urgence. Le système digestif du lapin doit être constamment en mouvement.
  • Léthargie : un manque d’énergie inhabituel.
  • Changements dans les selles : diarrhée, selles très petites ou absentes.
  • Difficulté à respirer : respiration buccale, sifflements, râles.
  • Écoulements importants : qu’ils soient nasaux, oculaires ou vaginaux.
  • Douleur : grincements de dents, posture recroquevillée, agitation.

En tant que propriétaires de lapins, notre rôle est d’être les meilleurs observateurs possibles. En connaissant les signaux d’alerte et en agissant rapidement, nous pouvons offrir à nos lapins les meilleures chances de récupération. Un lapin éternue n’est pas toujours un drame, mais il ne doit jamais être ignoré.


Voir son lapin éternuer peut être une source d’anxiété légitime pour tout propriétaire. Cet éternuement, parfois anodin, peut également être le premier signe d’une affection respiratoire grave comme le coryza. Nous avons vu que la distinction entre une simple irritation environnementale et une infection bactérienne sérieuse est cruciale et nécessite une observation attentive de l’animal et de son environnement.

Le coryza, causé principalement par Pasteurella multocida, est une maladie complexe qui nécessite une intervention vétérinaire rapide et un traitement antibiotique adapté. Les symptômes tels que les écoulements nasaux purulents, les pattes avant sales, la léthargie et la perte d’appétit ne doivent jamais être ignorés. La compréhension de ces signes et la réaction prompte sont les clés d’une issue favorable.

En 2026, la prévention reste la meilleure des stratégies. Un environnement propre et bien ventilé, un foin de qualité supérieure, une litière non irritante, une alimentation équilibrée et une gestion efficace du stress sont autant de mesures qui contribuent à un système immunitaire robuste chez votre lapin. Des bilans de santé réguliers chez votre vétérinaire sont également essentiels pour détecter les problèmes à un stade précoce et assurer une vie longue et saine à votre compagnon. N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire pour toute question ou inquiétude concernant la santé de votre lapin. Pour des conseils généraux sur la santé de vos animaux, n’oubliez pas de visiter conseilsveterinaire.com.

Actions recommandées :

  1. Observez attentivement : notez la fréquence des éternuements, la présence d’écoulements, l’état général de votre lapin (appétit, niveau d’activité, comportement).
  2. Vérifiez l’environnement : assurez-vous que le foin est de bonne qualité et peu poussiéreux, que la litière est appropriée et que la cage est propre et bien ventilée.
  3. Consultez votre vétérinaire : si les éternuements sont persistants, accompagnés d’autres symptômes inquiétants, ou si vous avez le moindre doute, n’attendez pas. Seul un professionnel pourra poser un diagnostic précis et initier le traitement approprié.
  4. Suivez scrupuleusement le traitement : si un traitement est prescrit, respectez la posologie et la durée indiquées par votre vétérinaire.
  5. Adoptez des mesures préventives : maintenez une hygiène irréprochable, une alimentation saine, et un environnement sans stress pour minimiser les risques futurs.

Votre vigilance et votre amour sont les meilleurs atouts pour la santé de votre lapin.

FAQ

Mon lapin éternue mais n’a pas le nez qui coule (« éternuement sec ») : dois-je m’inquiéter ?

Un éternuement sec (“dry sneeze”) est souvent moins alarmant qu’un éternuement humide, car il est généralement lié à une irritation environnementale (poussière, parfum, fumée). Cependant, s’il devient répétitif, il peut cacher un corps étranger coincé dans la fosse nasale (brin de foin) ou le début d’une infection profonde non encore visible.

Mon lapin éternue souvent : comment savoir si c’est un simple rhume, une allergie ou le coryza ?

C’est la fréquence et l’aspect des écoulements qui font la différence. Un éternuement isolé est souvent dû à la poussière, mais des éternuements en quintes accompagnés d’un écoulement nasal (jetage) blanc ou jaunâtre signent souvent un coryza infectieux (bactéries comme Pasteurella). Contrairement à l’homme, le “rhume” n’est jamais anodin chez le lapin et nécessite une consultation, car il peut devenir chronique.

Le rhume du lapin (coryza) est-il contagieux pour les humains ou les autres animaux ?

Le coryza du lapin est très contagieux entre lapins, mais le risque pour l’humain est quasi nul, car les bactéries impliquées (Pasteurella multocida, Bordetella) sont spécifiques aux animaux. En revanche, si vous avez des cochons d’Inde, soyez très vigilant : la bactérie Bordetella peut être mortelle pour eux, il faut donc isoler le lapin malade immédiatement.

Les courants d’air sont-ils vraiment responsables des éternuements du lapin ?

Contrairement à la croyance populaire, le froid seul ne donne pas le coryza, mais les courants d’air et les chocs thermiques affaiblissent le système immunitaire. Un lapin dont l’immunité baisse laissera les bactéries “dormantes” (portage sain) se réveiller, déclenchant alors les symptômes du coryza. Placez toujours sa cage ou son enclos loin des fenêtres et des portes.

Puis-je soigner le rhume de mon lapin naturellement (huiles essentielles, homéopathie) sans vétérinaire ?

Il est fortement déconseillé de tenter l’automédication seule, surtout avec des huiles essentielles qui peuvent être toxiques pour les lapins (notamment l’eucalyptus ingéré). Les inhalations (nébulisation) peuvent aider à dégager les voies respiratoires, mais elles ne tueront pas les bactéries responsables du coryza : seul un traitement antibiotique prescrit par un vétérinaire peut venir à bout de l’infection

Mon lapin éternue depuis des mois mais “pète la forme” : est-ce normal ?

On parle alors de coryza chronique. La bactérie a endommagé les structures nasales (cornets) et s’y est installée durablement, rendant l’éradication totale difficile. L’objectif n’est plus la guérison complète, mais la gestion des crises pour offrir une bonne qualité de vie au lapin, souvent à l’aide de cures d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires lors des pics de symptômes.

Comment nettoyer le nez d’un lapin encombré sans lui faire mal ?

Vous pouvez utiliser une compresse stérile imbibée de sérum physiologique tiède pour ramollir et retirer délicatement les croûtes au bord des narines. Ne tentez jamais d’insérer un coton-tige à l’intérieur du nez, car la muqueuse est extrêmement fragile et vascularisée. Si le nez est très bouché, votre vétérinaire pourra vous prescrire des séances d’aérosolthérapie.


References

[1] Varga, M. (2014). Textbook of Rabbit Medicine. Butterworth-Heinemann.


Meta Title: Lapin Éternue : Coryza ou Simple Allergie ? Guide 2025
Meta Description: Votre lapin éternue ? Découvrez si c’est le coryza ou une simple irritation. Guide complet 2025 sur les causes, symptômes et traitements.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.