Asthme chez le chat: ce qu’il faut savoir

L’asthme chez le chat, c’est un peu comme chez les humains : c’est une inflammation chronique des voies respiratoires déclenchée par une réaction du système immunitaire.Tout comme chez les personnes, des allergènes ou même le stress peuvent provoquer des crises d’asthme chez les félins. 

Cet article a pour but de démystifier l’asthme félin, offrant aux propriétaires de chats toutes les infos clés pour reconnaître les symptômes de cette maladie, comprendre ses causes et explorer les traitements possibles. En présentant des stratégies de gestion et de prévention, mon objectif est d’aider les chats asthmatiques à vivre une existence longue et épanouie aux côtés de leurs familles.

L’asthme chez le chat, également appelé bronchite féline, est une maladie respiratoire chronique caractérisée par une inflammation des voies respiratoires (bronches et poumons).Il s’agit d’une réaction allergique aux allergènes présents dans l’environnement du chat.

Cette réaction allergique provoque :

  • Une irritation, un gonflement et une contraction des muscles lisses  autour des voies respiratoires (bronchoconstriction)—> rétrécissement des bronches
  • Une production excessive de mucus dans les voies respiratoires 

Cela entraîne une obstruction partielle ou totale des voies respiratoires, rendant la respiration difficile pour le chat.Sans traitement, l’asthme félin peut être potentiellement mortel en cas de crise sévère.

La cause exacte de l’asthme félin n’est pas entièrement comprise, mais les chercheurs pensent qu’une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et immunologiques joue un rôle. 

Certains chats peuvent avoir une prédisposition génétique à l’asthme, tandis que l’exposition à des irritants environnementaux peut aggraver ou déclencher la condition chez les individus sensibles.

Cette réaction peut être déclenchée par divers irritants environnementaux, tels que:

  • la fumée de cigarette
  • la poussière de litière
  • les parfums (aérosols)
  • les pollens
  • les acariens
  • même certains aliments.

Certaines races de chats semblent plus prédisposées à développer de l’asthme, notamment :

  • Siamois et races apparentées (Siamois Thaï, Colourpoint Shorthair, Himalayen)
  • Mau Egyptien
  • Maine Coon
  • Ragdoll
  • Sphinx
  • Persan

Bien que certaines races soient plus à risque, tous les chats peuvent potentiellement développer de l’asthme.

Bien que l’asthme puisse toucher les chats de tout âge, les symptômes apparaissent généralement chez l’animal adulte, entre 2 et 8 ans. Cependant, certains chats peuvent présenter des signes chroniques (toux ressemblant à l’expulsion de boules de poils) dès leur plus jeune âge.

L’exposition à certains allergènes de l’environnement intérieur est un facteur de risque majeur, comme:

  • les acariens:ces minuscules arachnides se nourrissent de squames de peau humaine ou animale et se logent dans les tapis, litières, coussins …
  • les poussières de litière:certains chats développent une allergie aux parfums ajoutés dans certaines litières
  • la fumée de cigarette
  • les parfums d’ambiance
  • les aérosols:les aérosols domestiques comme les laques, désodorisant, produits d’entretien en bombe, etc. 
  • Pollens:comme chez l’humain, les pollens de diverses plantes (arbres, herbes, fleurs) peuvent déclencher des crises d’asthme chez les chats allergiques lorsqu’ils sont transportés par l’air
  • Squames animales:les squames de peau mortes des chats eux-mêmes, transportées par l’air, peuvent être un allergène déclencheur pour certains individus

Le surpoids est également considéré comme un facteur de risque pour l’asthme félin.

  1. Facteurs mécaniques
    L’excès de poids entraîne une augmentation de la masse abdominale qui comprime la cage thoracique. Cela réduit le volume pulmonaire et la compliance respiratoire, rendant la respiration plus difficile. Cette gêne mécanique peut exacerber les symptômes d’asthme.
  2. Inflammation systémique
    L’obésité est associée à un état inflammatoire chronique de bas grade. Le tissu adipeux sécrète des cytokines pro-inflammatoires qui peuvent aggraver l’inflammation bronchique présente dans l’asthme.
  3. Résistance à l’insuline
    L’obésité favorise la résistance à l’insuline, qui est elle-même liée à une inflammation des voies respiratoires et un risque accru d’asthme.
  4. Reflux gastro-œsophagien
    Les chats obèses ont plus de risques de souffrir de reflux gastro-œsophagien, qui peut déclencher ou aggraver les crises d’asthme.
  5. Stress oxydatif
    L’obésité augmente le stress oxydatif qui peut endommager les voies respiratoires et favoriser l’hyperréactivité bronchique caractéristique de l’asthme

L’obésité est un facteur aggravant important en raison des effets mécaniques, inflammatoires et métaboliques qu’elle engendre. Contrôler le poids est une mesure préventive contre l’asthme félin.

Voici les principaux symptômes de l’asthme chez le chat, ainsi que les signes indiquant qu’il est temps de consulter un vétérinaire d’urgence :

  • Toux sèche et persistante, parfois ressemblant à des haut-le-cœur pour recracher des boules de poils
  • Respiration sifflante ou bruyante
  • Essoufflement, respiration rapide et superficielle
  • Intolérance à l’effort, fatigue
  • Expulsion de mucus ou de crachats
difficulté respiration asthme hez le chat
  • Détresse respiratoire marquée (ventre qui se soulève, narines dilatées)
  • Respiration haletante avec la gueule grande ouverte
  • Coloration bleue des muqueuses (cyanose) due au manque d’oxygène
  • Certains adoptent une position étrange, s’étalant au sol avec le cou tendu et la gueule ouverte pour mieux respirer. 

Une crise d’asthme sévère non traitée peut entraîner un arrêt respiratoire et être fatale pour le chat. Il est donc crucial d’agir rapidement si les symptômes s’aggravent.
Même en dehors des crises, une toux persistante, un essoufflement à l’effort ou des sifflements respiratoires doivent alerter et justifier une consultation vétérinaire. Un traitement précoce permet de mieux contrôler l’asthme félin.

  1. Observation des symptômes : Toux sèche persistante, respiration sifflante, essoufflement à l’effort, expulsion de mucus.
  2. Consultation vétérinaire : Examen clinique complet, anamnèse (historique, mode de vie, environnement).
  3. RADIOGRAPHIE

La radiographie thoracique est cruciale pour différencier l’asthme d’autres conditions pouvant affecter les voies respiratoires, telles que les masses thoraciques, les maladies cardiaques ou d’autres affections pulmonaires. En effet, l’asthme peut parfois être confondu avec ces problèmes en raison de la similitude des symptômes, tels que la toux et les difficultés respiratoires.

Un aspect distinctif que la radiographie thoracique peut révéler chez un chat asthmatique est le collapsus bronchique. Cette caractéristique, qui indique une réduction du calibre des voies aériennes, est typique de l’asthme et peut aider à confirmer le diagnostic. 

Sur les radiographies thoraciques d’un chat asthmatique, on peut observer un aspect particulier des bronches et bronchioles :

  • Pendant l’inspiration, les voies respiratoires ont un calibre normal ou légèrement dilaté.
  • Pendant l’expiration, on note un collapsus partiel ou total de certaines bronches qui s’affaissent sur elles-mêmes.

L’inflammation entraîne un épaississement et un ramollissement de la paroi bronchique. Lors de l’expiration, la pression positive dans les bronches diminue, permettant leur affaissement.

Les principaux signes radiographiques décrits dans l’asthme du chat sont :

  • Un collapsus expiratoire des bronches (bronchomalacia)
  • Un piégeage aérique avec hyperdistension pulmonaire
  • Parfois des opacités bronchiques ou bronchiolaires

De plus, cette imagerie peut mettre en évidence un modèle pulmonaire interstitiel, qui traduit une inflammation des voies aériennes.

       4.Analyses sanguines

  • Numération formule pour détecter inflammation/infection
  • Biochimie pour écarter d’autres pathologies

        5.Les tests de provocation bronchique 

Principe des tests

On administre au chat, par inhalation, une substance susceptible de provoquer une bronchoconstriction (rétrécissement des bronches) chez les individus asthmatiques. On mesure ensuite la réponse ventilatoire du chat.

Il existe deux types principaux de tests de provocation :

  • décochéeTest de provocation allergénique
    On fait inhaler au chat un extrait de l’allergène suspecté (acariens, pollens, etc). Une réaction positive avec bronchoconstriction confirme que le chat est allergique.
  • décochéeTest de provocation médicamenteuse
    On administre par inhalation une substance bronchoconstrictrice comme la métacholine ou l’histamine. Une réponse positive (chute de la capacité respiratoire) est très suggestive d’asthme.

Mais ces tests de provocation bronchique ne sont que très rarement réalisés en pratique vétérinaire courante .Les contraintes techniques (équipement, contention), le stress induit chez l’animal et probablement le coût limitent très certainement leur utilisation aux cas très particuliers ou de recherche. Surtout utilisée en médecine humaine pour confirmer un asthme. 

    6. Lavage broncho-alvéolaire(LBA)

Principe du LBA :

  • Sous anesthésie générale, on introduit un petit cathéter dans les bronches du chat
  • On injecte une solution saline stérile qui est immédiatement ré-aspirée
  • Le liquide récupéré contient des cellules provenant des voies respiratoires profondes

Intérêt diagnostique du LBA dans l’asthme félin :

  1. Analyse cytologique
  • Permet de détecter une inflammation éosinophilique caractéristique de l’asthme allergique
  • Présence accrue de cellules inflammatoires (éosinophiles, neutrophiles, etc.)
  1. Recherche d’infection
  • Exclure une cause infectieuse (bactéries, parasites) pouvant mimer l’asthme
  • Coloration, culture du liquide de LBA
  1. Différencier d’autres pathologies
  • Absence de cellules malignes (élimine un processus tumoral)
  • Profil cytologique différent dans les pneumopathies interstitielles
  1. Évaluer la sévérité
  • Un LBA très inflammatoire peut indiquer un asthme mal contrôlé

Bien que non spécifique, le LBA apporte des arguments cytologiques en faveur d’un asthme allergique lorsqu’il met en évidence une inflammation éosinophilique des voies respiratoires profondes.

Couplé aux autres examens, il permet d’orienter et de conforter le diagnostic d’asthme.

         7. Traitement d’essai 

Si forte suspicion d’asthme, un traitement bronchodilatateur peut être tenté pour confirmer le diagnostic si les symptômes s’améliorent.

Principe

On administre au chat un médicament bronchodilatateur, c’est-à-dire un produit qui va provoquer une dilatation des bronches et des bronchioles. Si le chat souffre réellement d’asthme, avec un rétrécissement réversible des voies respiratoires, on devrait observer une nette amélioration des symptômes respiratoires après la prise du bronchodilatateur.

Molécules utilisées

  • Agonistes β2-mimétiques de courte durée d’action : terbutaline, salbutamol (Ventoline®)
  • Médicaments anticholinergiques : ipratropium (Atrovent®)
    Ils sont généralement administrés par nébulisation ou aérosol doseur.

Déroulement

  • Évaluation initiale des signes cliniques (toux, sifflements, détresse respiratoire)
  • Administration du bronchodilatateur
  • Réévaluation 20-30 minutes après

Résultats attendus

Si le chat est réellement asthmatique, on devrait observer :

  • Diminution ou disparition de la toux
  • Respiration plus calme et silencieuse
  • Amélioration de la tolérance à l’effort

Cependant, une absence de réponse n’élimine pas totalement le diagnostic d’asthme, Il faudra alors faire des examens complémentaires.

Ce test d’épreuve thérapeutique est simple, peu coûteux et permet souvent de confirmer un asthme de manière précoce. C’est généralement la première étape avant des examens plus poussés.

Le diagnostic définitif est établi sur la base de l’ensemble des résultats des examens complémentaires et de la réponse au traitement. Ce diagnostic n’est pas facile dans certains cas et demande une certaine rigueur de la part du praticien vétérinaire.

Le traitement de l’asthme félin vise principalement à contrôler les symptômes et à prévenir les crises d’asthme qui peuvent être potentiellement mortelles. La stratégie de traitement est souvent multimodale, impliquant l’usage de médicaments, des modifications de l’environnement, et parfois des changements alimentaires.

Les principaux anti-inflammatoires utilisés dans le traitement de l’asthme chez le chat sont les glucocorticoïdes ou corticoïdes.

Ils sont la pierre angulaire du traitement anti-inflammatoire de l’asthme chez le chat. Ils travaillent en réduisant l’inflammation et le gonflement dans les voies aériennes, ce qui peut aider à prévenir les épisodes d’asthme. Ces médicaments peuvent être administrés de différentes manières:

Glucocorticoïdes par voie orale
  • Prednisolone (Dermipred*): Comprimés à administrer par voie orale. Elle présente une activité anti-inflammatoire et anti-allergique rapide mais de courte durée. Souvent utilisée en début de traitement pour une action anti-inflammatoire initiale.

La dose initiale recommandée de prednisolone pour traiter une crise d’asthme chez le chat est de :

2 à 4 mg/kg par jour en une prise

Une fois la crise initiale contrôlée, la dose doit être progressivement diminuée à la dose d’entretien minimale efficace, généralement :0,5 à 1 mg/kg par jour en une prise

Cette dose d’entretien doit être poursuivie sur le long terme, car l’asthme est une maladie chronique nécessitant un traitement continu par corticostéroïdes.

Il est conseillé d’administrer la dose quotidienne en une seule prise le matin pour mieux respecter le rythme circadien naturel des corticostéroïdes

La posologie doit être ajustée en fonction de la réponse clinique et de l’apparition éventuelle d‘effets secondaires. Un suivi régulier par le vétérinaire est recommandé

Effets secondaires de la prednisolone chez le chat asthmatique

Effets gastro-intestinaux

  • Augmentation de l’appétit (polyphagie)
  • Vomissements, diarrhées

Effets urinaires

  • Augmentation de la soif (polydipsie)
  • Augmentation du volume urinaire (polyurie)

Effets métaboliques

  • Gain de poids
  • Redistribution du tissu graisseux (obésité abdominale)
  • Risque de diabète sucré

Effets musculo-squelettiques

  • Amaigrissement musculaire (atrophie musculaire)
  • Fragilisation des os (ostéoporose)

Effets dermatologiques

  • Amincissement de la peau
  • Retard de cicatrisation

Effets comportementaux

  • Nervosité, agitation
  • Modifications du cycle du sommeil

Effets sur le système immunitaire

  • Diminution des défenses immunitaires
  • Risque accru d’infections

La plupart de ces effets indésirables dépendent de la dose. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser la dose minimale efficace de prednisolone, en l’associant si possible à un traitement par corticoïdes inhalés qui limitent les effets systémiques.

Un suivi régulier par le vétérinaire est nécessaire pour ajuster la posologie et détecter précocement d’éventuels effets secondaires.

Glucocorticoïdes par inhalation

Les corticostéroïdes inhalés sont souvent préférés car ils ciblent directement les poumons, réduisant les effets secondaires systémiques.

  • Fluticasone: Administrée sous forme d’aérosol doseur pressurisé connecté à une chambre d’inhalation. Son action apparaît après 2 semaines de traitement mais avec moins d’effets secondaires systémiques que par voie orale.
  • Béclométasone et budésonide peuvent aussi être utilisés par inhalation mais la fluticasone est préférée.

L’association de corticoïdes inhalés avec des bronchodilatateurs β2-agonistes comme le salbutamol est recommandée pour une meilleure efficacité

Glucocorticoïdes par voie injectable

Utilisés pour un soulagement rapide, mais leur effet est temporaire et peut également entraîner des effets secondaires.

Les bronchodilatateurs agissent en relaxant les muscles lisses des voies respiratoires, permettant ainsi une dilatation des bronches et des bronchioles. Cela facilite le passage de l’air et soulage les symptômes respiratoires pendant les crises d’asthme.

Bronchodilatateurs inhalés : Bronchodilatateurs β2-agonistes

Ce sont les bronchodilatateurs les plus utilisés chez le chat asthmatique, comme le salbutamol (Ventoline*) et la terbutaline

ventoline pour l'asthme chez le chat

Ils se lient aux récepteurs β2-adrénergiques présents sur les muscles lisses bronchiques, provoquant leur relâchement et donc une bronchodilatation.

Leur effet bronchodilatateur est rapide (quelques minutes) mais de courte durée, d’où la nécessité de les administrer régulièrement pendant les crises.

En cas de crise aiguë sévère, un bronchodilatateur d’action rapide comme le salbutamol inhalé est indispensable pour lever rapidement le bronchospasme, avant l’action plus lente des corticoïdes

Méthylxanthines ; Bronchodilatateurs oraux

La théophylline est une méthylxanthine qui induit une bronchodilatation par deux mécanismes:

  1. Inhibition des phosphodiestérases, enzymes qui dégradent l’AMP cyclique responsable de la relaxation musculaire.
  2. Antagonisme des récepteurs à l’adénosine, qui a un effet bronchoconstricteur.

Son action bronchodilatatrice est plus lente à se mettre en place mais plus prolongée que les β2-agonistes.

Important:

Cependant, les bronchodilatateurs ne traitent que les symptômes de l’asthme en dilatant les bronches. Ils doivent donc être associés aux corticoïdes anti-inflammatoires (prednisolone, fluticasone…) qui ciblent les mécanismes de l’asthme

Pour administrer des bronchodilatateurs et/ou des corticoïdes par inhalation aux chats asthmatiques, on utilise des chambres d’inhalation spécifiquement conçues pour eux.

 Les principales sont :

C’est la chambre d’inhalation de référence pour les chats1. Elle permet de connecter un aérosol doseur pressurisé (bronchodilatateur ou corticoïde) et de faire inhaler le médicament au chat de façon contrôlée.

L’AeroKat est munie d’un masque facial souple qui s’adapte au museau du chat. On administre généralement 7 à 10 bouffées par séance, deux fois par jour.

Aerokat Inhalateur pour Chat
  • Testé par les vétérinaires, approuvé pour les chats : masque d’inhalation pour chat pour l’asthme, la bronchite, les allergies, les diffités respiratoires.
  • Confiance dans la livraison de médicaments : indicateur d’inhalation Flow-Vu* compte les respirations, t que le masque est adapté. Coût réduit des médicaments : rend plus de médicaments disponibles pour les chiens pour inhaler – moins de déchets économise de l’. 02320 23Facile à utiliser : la chambre aérosol canine aide à fournir tout médicament d’inhalateur à dose mesurée aux poumons
  • Conçu pour les chats : valve personnalisée/chambre antistatique maintient les médicaments plus longtemps, 2 masques en silicone s’adaptent à tous les chats

Une vidéo montre comment faire inhaler un chat avec l’AeroKat. Une éducation est nécessaire car le chat doit rester calme pendant l’administration

Similaire à l’AeroKat, c’est une chambre d’inhalation avec masque facial pour administrer des médicaments en aérosol aux chats souffrant d’asthme, bronchite ou rhinite ( coryza) .

AnimHal Cat – Chambre d’Inhalation pour Chat avec Masque – Fabriquée en France – Conçue pour Les Maladies Respiratoires Félines – S’adapte à Tous Les Chats
  • AnimHal Cat a été conçue par les équipes de recherche du laboratoire français OptimHal, spécialisées dans l’inhalation des médicaments, notamment en néonatologie.
  • AnimHal Cat s’adapte à la morphologie de tous les chats grâce à son masque à la forme unique issu de nos recherches et d’une collaboration avec le centre Hospitalo-Universitaire Vétérinaire de VetAgro Sup.
  • AnimHal Cat s’adapte à la majorité des aérosol-doseurs pressurisés grâce à son connecteur arrière souple (aérosol-doseur non fourni avec la chambre d’inhalation).
  • Conçue et Fabriquée en France, AnimHal Cat est garantie sans phtalates, sans Bisphénol A, sans latex, et sans métaux lourds.
  • Facile à transporter grâce à sa petite taille, AnimHal Cat est aussi entièrement démontable et lavable afin de garantir une hygiène parfaite.

L’intérêt de ces chambres est de délivrer le médicament directement au niveau des voies respiratoires, avec une dose précise et sans effet secondaire systémique. 

Cela évite d’avoir à administrer des corticoïdes par voie orale qui peuvent entraîner des effets indésirables.

Les inhalateurs requièrent un peu de formation pour les propriétaires et de la patience avec les chats, mais peuvent être très efficaces une fois que la routine est établie.

  • Bronchodilatateurs inhalés comme le salbutamol (Ventoline) ou la terbutaline, administrés à l’aide d’une chambre d’inhalation. Ils agissent rapidement pour lever le bronchospasme.
  • Oxygénothérapie peut être nécessaire en cas de détresse respiratoire sévère.
  • Corticoïdes injectables à action rapide comme la prednisolone pour réduire l’inflammation.

Ce traitement vise à prévenir les crises et contrôler l’asthme. Il repose principalement sur :

  • Corticoïdes inhalés comme la fluticasone ou la bêclométasone, administrés quotidiennement par chambre d’inhalation. Ils ont un effet anti-inflammatoire puissant avec moins d’effets secondaires que par voie orale.
  • Bronchodilatateurs oraux comme la théophylline peuvent être associés pour une bronchodilatation prolongée.
  • Corticoïdes oraux comme la prednisolone à dose minimale efficace si les corticoïdes inhalés sont insuffisants.

Un suivi régulier par le vétérinaire est indispensable pour ajuster les doses et détecter les éventuels effets secondaires(voir plus haut).

L’identification et l’éviction des allergènes environnementaux (acariens, pollens, fumée…) sont également recommandées en complément du traitement médicamenteux.

La communication entre le propriétaire et le vétérinaire est importante pour le succès du traitement de l’asthme félin. Les propriétaires doivent être attentifs aux changements dans les symptômes de leur chat et d’en parler immédiatement avec leur vétérinaire.

Avec quelques mesures préventives judicieuses, il est possible de minimiser les risques et de garantir une vie plus saine et plus joyeuse à nos compagnons félins souffrant d’asthme, 

La qualité de l’environnement dans lequel vit votre chat joue un rôle crucial dans la prévention de l’asthme. Les allergènes courants, tels que la poussière, les acariens, et le pollen, peuvent facilement déclencher une réaction chez les chats prédisposés. 

  • Utiliser un aspirateur avec filtre HEPA pour éliminer les acariens et poils de l’environnement
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Dreame V11 : Bon rapport qualité/prix avec un système de filtration HEPA à 4 niveaux

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Les aspirateurs avec filtration HEPA sont recommandés car ils retiennent efficacement les fines particules d’allergènes comme les squames d’animaux, les acariens et les moisissures qui peuvent déclencher des crises d’asthme chez le chat.

Il est important de choisir un modèle certifié conforme aux normes HEPA (H10 à H14) et de bien entretenir les filtres pour une efficacité optimale.

  • Éviter les litières végétales qui peuvent contenir des moisissures
  • Bannir la fumée de cigarette qui est un irritant majeur
  • maintenir un habitat exempt de parfums forts,éviter les produits de nettoyage aériens qui peuvent irriter les voies respiratoires.
  • Limiter l’exposition aux pollens en gardant les fenêtres fermées
  • Maintenir un taux d’humidité entre 30 et 50% pour limiter la prolifération d’acariens et de moisissures.
  • Éviter les écarts de température trop importants
  • Un déshumidificateur et/ou climatiseur peut être utile
  • Limiter l’espace de vie à une ou deux pièces faciles à nettoyer
  • Utiliser un revêtement de sol lisse et lavable (pas de moquette)
  • Éviter les meubles capitonnés qui piègent les allergènes
  • Installer un endroit calme, à l’abri des courants d’air
  • Utiliser un diffuseur d’air froid humide en cas de crise

Un environnement contrôlé, avec peu d’allergènes en suspension, permet de réduire l’inflammation des voies respiratoires et de prévenir les crises d’asthme.

L’alimentation joue un rôle pivot dans le maintien de la santé globale de votre chat, et cela s’étend à la prévention de l’asthme. 

Ce régime peut grandement aider à réduire les réactions inflammatoires et les symptômes asthmatiques. 

Ces croquettes sont formulées avec :

  • Des sources de protéines animales hydrolysées en petits peptides peu allergènes
  • Peu ou pas d’additifs susceptibles de déclencher des réactions

Cela permet de limiter les allergies alimentaires qui peuvent aggraver l’asthme.

Discuter avec votre vétérinaire pour élaborer une diète équilibrée, riche en nutriments essentiels, aidera à renforcer le système immunitaire de votre chat, le rendant moins vulnérable aux allergènes environnementaux.

Une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, C…) et en acides gras oméga-3 est recommandée pour ses propriétés anti-inflammatoires. Elle contribue à renforcer les défenses immunitaires.

Un apport protéique suffisant est également important pour prévenir une dénutrition fréquente chez les chats asthmatiques.

Au-delà du régime hypoallergénique, il est conseillé d’éviter certains ingrédients courants comme le bœuf, le poisson, le blé ou le soja qui sont des sources majeures d’allergies alimentaires.

L’exercice régulier est bénéfique pour tous les chats, mais il est particulièrement vital pour ceux à risque d’asthme. Une activité physique modérée aide à maintenir un poids santé, réduisant la pression sur les poumons et facilitant la respiration. 

Des jeux interactifs, des séances de jeu stimulantes, ou même des promenades sécurisées à l’extérieur, peuvent encourager votre chat à rester actif sans le surmener.

La prévention de l’asthme chez le chat requiert une approche globale, centrée sur un environnement propre, une diète adaptée, et un niveau d’activité physique suffisant. En mettant en œuvre ces mesures préventives, vous créez non seulement un cadre de vie sain pour votre chat, mais vous contribuez également à prévenir l’apparition de symptômes asthmatiques potentiellement graves.

Rappelez-vous, une consultation régulière avec un vétérinaire est essentielle pour surveiller la santé de votre chat et ajuster les stratégies de prévention au besoin. Ensemble, ces efforts peuvent significativement améliorer la qualité de vie de votre compagnon félin, lui permettant de vivre une vie pleine et active, libre des contraintes de l’asthme.

Vivre avec un chat asthmatique peut sembler intimidant, mais avec conseils adaptés, il est tout à fait possible de gérer cette condition et d’assurer une qualité de vie optimale à votre compagnon félin. De la gestion du stress chez le chat asthmatique à la création d’une routine quotidienne rassurante, chaque mesure prise peut significativement contribuer à son bien-être.

Le stress est un facteur connu pour exacerber l’asthme chez les chats.Il peut aggraver les symptômes de l’asthme chez le chat en provoquant une libération accrue de médiateurs inflammatoires comme l’histamine. Cela entraîne une constriction des voies respiratoires et une production excessive de mucus.

Les situations stressantes (déménagement, introduction d’un nouvel animal, changement de routine…) sont donc à éviter autant que possible pour un chat souffrant d’asthme.

Commencez par créer un havre de paix où votre chat peut se retirer à sa guise. Que ce soit une pièce calme éloignée des bruits domestiques ou un coin douillet avec des coussins et des jouets, l’important est que votre chat s’y sente en sécurité.

Intégrer des éléments de nature comme des plantes non toxiques peut aussi apporter une touche de sérénité à l’espace. De plus, l’usage d’un diffuseur de phéromones apaisantes (Feliway Optimum*) peut aider à atténuer l’anxiété et à promouvoir une sensation de calme chez votre chat asthmatique.

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Les chats, par nature, apprécient la prévisibilité. Établir une routine quotidienne peut donc jouer un rôle prépondérant dans la réduction du stress. Tentez de fixer des heures régulières pour les repas, les séances de jeu, et les câlins. Cela permet à votre chat de savoir à quoi s’attendre et quand, contribuant ainsi à son sentiment de sécurité.

L’exercice modéré est également bénéfique. Des jeux stimulants qui encouragent votre chat à bouger sans trop de fatigue peuvent non seulement aider à gérer son poids, mais aussi améliorer sa capacité respiratoire. Optez pour des activités ludiques qui respectent ses limites physiques, tout en favorisant l’interaction et le renforcement du lien entre vous.

La clé pour vivre avec un chat asthmatique réside dans l’attention portée à sa santé émotionnelle et physique. En adoptant des stratégies efficaces pour la gestion du stress et en instaurant une routine quotidienne qui rassure et sécurise, vous offrez à votre chat asthmatique l’environnement stable et aimant dont il a besoin pour prospérer. 

En somme, l’asthme chez le chat demande une attention soutenue et une coopération étroite entre le vétérinaire et le propriétaire de l’animal, soulignant l’importance d’une approche globale pour le bien-être de nos amis félins.

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