Pendant des années, la gestion de la douleur arthrosique chez le chat a représenté un défi majeur, souvent semé d’embûches, notamment en raison de la difficulté d’administrer des médicaments oraux. Mais aujourd’hui, en 2026, une véritable révolution thérapeutique est en cours avec l’arrivée des anticorps monoclonaux, en particulier le frunévétmab, qui change radicalement la donne pour le bien-être de nos amis félins.
L’arthrose, cette maladie dégénérative des articulations, est bien plus répandue chez les chats que nous ne le pensons souvent. Elle peut affecter considérablement leur qualité de vie, transformant les mouvements les plus simples en une épreuve douloureuse. Heureusement, la science vétérinaire a fait un bond en avant spectaculaire avec ces traitements ciblés. Ces médicaments de nouvelle génération offrent non seulement un soulagement significatif de la douleur, mais ils le font avec un profil de sécurité inégalé, minimisant les effets secondaires qui préoccupaient auparavant les propriétaires et les vétérinaires. Préparez-vous à découvrir comment ces avancées, et notamment le frunévétmab ( SOLENSIA*) , transforment l’approche de l’arthrose féline, apportant espoir et confort à d’innombrables chats à travers le monde.
Point clés à retenir
- L’arthrose féline est une maladie sous-diagnostiquée et très répandue, affectant la qualité de vie de nombreux chats âgés.
- Les anticorps monoclonaux anti-NGF, comme le frunévétmab (Solensia*), représentent une approche thérapeutique innovante et ciblée pour la gestion de la douleur arthrosique.
- Ces traitements agissent en bloquant sélectivement le facteur de croissance nerveuse (NGF), une molécule clé dans la transmission des signaux de douleur, offrant un soulagement efficace.
- Administrés par injection sous-cutanée mensuelle, ils offrent une grande commodité et une meilleure observance par rapport aux traitements oraux.
- Leur profil de sécurité est exceptionnel, avec un minimum d’effets secondaires et une absence de toxicité pour les organes fragiles comme les reins ou le système digestif, contrairement aux AINS traditionnels.
Comprendre l’arthrose féline et l’avènement des anticorps monoclonaux anti-NGF
L’arthrose, également connue sous le nom d’ostéoarthrite, est une maladie dégénérative chronique qui affecte les articulations. Elle se caractérise par la dégradation progressive du cartilage articulaire, entraînant douleur, inflammation et diminution de la mobilité. Chez le chat, l’arthrose est malheureusement très courante mais souvent sous-estimée et sous-diagnostiquée . Tandis que l’on estime que plus de 40% des chiens souffrent d’arthrose, la prévalence chez les chats est probablement beaucoup plus élevée, surtout chez les individus âgés .
Les chats sont des créatures stoïques, maîtres dans l’art de cacher leur douleur. Les signes d’arthrose peuvent être subtils : une réticence à sauter sur des meubles, une diminution de l’activité, une toilette moins assidue, ou simplement une modification de leur comportement habituel.
J’ai eu le cas d’une patiente, une magnifique Siamoise nommée Luna, qui, à l’âge de 12 ans, avait cessé de monter sur le lit de sa propriétaire. Sa maîtresse pensait que Luna était simplement devenue plus “paresseuse” avec l’âge, jusqu’à ce que nous découvrions des signes radiographiques clairs d’arthrose sévère dans ses hanches et ses coudes. Cette histoire n’est pas unique et souligne l’importance d’une observation attentive et d’un diagnostic vétérinaire.
Traditionnellement, la gestion de l’arthrose féline reposait sur l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de compléments alimentaires chondroprotecteurs et d’aménagements environnementaux. Bien que les AINS soient efficaces pour réduire la douleur et l’inflammation, leur utilisation à long terme chez le chat peut être compliquée par des préoccupations concernant leurs effets secondaires potentiels, notamment sur les reins et le système digestif, surtout chez les chats âgés ou ceux ayant des comorbidités .
Pour en savoir plus sur les AINS en médecine vétérinaire, vous pouvez consulter notre article sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en médecine vétérinaire : leurs rôles. De plus, l’administration quotidienne de médicaments oraux à un chat peut être une véritable gageure pour de nombreux propriétaires, entraînant une mauvaise observance et, par conséquent, un contrôle insuffisant de la douleur .
La rrévolution des anticorps monoclonaux : cible le facteur de croissance nerveuse (NGF)

C’est dans ce contexte que l’arrivée des anticorps monoclonaux ciblant le facteur de croissance nerveuse (NGF) a marqué un tournant majeur dans le traitement de l’arthrose féline. Disponibles en médecine vétérinaire depuis 2021, ces traitements représentent une nouvelle classe thérapeutique . Mais qu’est-ce que le NGF et pourquoi est-il une cible si pertinente ?
Le NGF est une protéine qui joue un rôle crucial dans la signalisation de la douleur. Lorsque les articulations sont endommagées ou enflammées, comme c’est le cas avec l’arthrose, les niveaux de NGF augmentent, amplifiant la transmission des signaux de douleur vers le cerveau . En d’autres termes, le NGF agit comme un “messager” qui crie “douleur” encore plus fort.
Les anticorps monoclonaux (anti-NGF) sont des protéines conçues spécifiquement pour se lier à ce NGF et le neutraliser, l’empêchant ainsi de se fixer à ses récepteurs et de transmettre les signaux douloureux . C’est un peu comme un “bouclier intelligent” qui intercepte le message de douleur avant qu’il n’atteigne sa destination.
Le Frunévétmab (Solensia*) : un pionnier dans le traitement de l’arthrose féline
Parmi ces traitements révolutionnaires, le frunévétmab, commercialisé sous le nom de Solensia, est le premier anticorps monoclonal spécifiquement approuvé par la Commission Européenne pour la gestion de la douleur associée à l’arthrose chez le chat. Le frunévétmab est un anticorps monoclonal félin (IgG) produit grâce à la technologie de l’ADN recombinant dans des cellules d’ovaire de hamster chinois . Sa structure est très similaire aux anticorps naturellement produits par le chat, ce qui lui confère une excellente tolérance .

Comment fonctionne le frunévétmab ?
Le mécanisme d’action est élégant et spécifique :
- Production du frunévétmab : il est fabriqué de manière biotechnologique pour être spécifiquement reconnu par le système immunitaire félin.
- Ciblage du NGF : une fois injecté, le frunévétmab circule dans le corps du chat et se lie sélectivement au NGF présent dans les tissus .
- Blocage des récepteurs : en se liant au NGF, le frunévétmab l’empêche de se fixer à ses récepteurs spécifiques (TrkA et P75NTR) situés sur les nerfs.
- Diminution de la douleur : sans la liaison du NGF à ses récepteurs, l’amplification des signaux de douleur est bloquée, ce qui se traduit par une réduction significative de la sensation de douleur chez le chat .
Cette approche ciblée est ce qui rend les anticorps monoclonaux, et en particulier le frunévétmab, si prometteurs. Au lieu d’avoir une action plus générale et potentiellement agressive sur l’inflammation ou la douleur (comme les AINS), ils s’attaquent directement à une des molécules clés de la sensation douloureuse, de manière très sélective. C’est une avancée considérable pour nos amis félins souffrant d’arthrose.
Contexte réglementaire et ancienneté du traitement
Le frunévétmab (Solensia*) est le premier anticorps monoclonal approuvé spécifiquement pour le chat par la Commission Européenne, avec une autorisation de mise sur le marché obtenue en 2021. Cette approbation concerne la gestion de la douleur liée à l’arthrose, indépendamment du stade de la maladie. Il s’agit d’une molécule d’origine biotechnologique, produite à partir de cellules d’ovaire de hamster chinois, et structurellement proche des anticorps félins naturels. À ce titre, elle représente la première thérapie biologique ciblée homologuée en médecine vétérinaire pour cette indication chez les félins. En 2026, le marché s’est élargi avec l’arrivée du relfovemab (Portela*), confirmant l’essor de cette classe thérapeutique.
Avantages, administration et considérations pratiques des anticorps monoclonaux
L’émergence des anticorps monoclonaux tels que le frunévétmab a transformé la gestion de l’arthrose féline, offrant de nombreux avantages par rapport aux traitements conventionnels. En tant que propriétaire de chat, comprendre ces bénéfices et les aspects pratiques de ce traitement est essentiel pour prendre des décisions éclairées.
Un profil de sécurité inégalé
L’un des atouts majeurs des anticorps monoclonaux est leur profil de sécurité exceptionnel. Contrairement aux AINS, qui peuvent avoir des effets secondaires gastro-intestinaux ou rénaux, en particulier chez les animaux âgés ou fragiles, les anticorps monoclonaux démontrent un impact minimal sur les organes vitaux .
- Moins d’effets secondaires sur les organes fragiles : parce qu’ils agissent de manière très spécifique sur la molécule NGF, les anticorps monoclonaux ne sont pas métabolisés de la même manière que les médicaments traditionnels. Ils sont dégradés en acides aminés (les “briques” des protéines) et éliminés par les voies normales du corps, ce qui minimise le risque de toxicité hépatique ou rénale .
- Absence de complications digestives ou rénales : cela est particulièrement rassurant pour les chats atteints de maladies rénales chroniques, une condition fréquente chez les félins âgés, pour qui l’utilisation d’AINS est souvent contre-indiquée ou très surveillée. Si votre chat souffre d’insuffisance rénale chronique, vous pourriez trouver notre article sur savoir reconnaître une insuffisance rénale chronique du chat pertinent.
- Excellente tolérance : le frunévétmab est un anticorps monoclonal félin, ce qui signifie qu’il est très similaire aux anticorps que le corps de votre chat produit naturellement. Cette spécificité réduit considérablement le risque de réactions immunitaires indésirables et assure une excellente tolérance chez la grande majorité des chats . En fait, il y a pratiquement aucune contre-indication, ce qui élargit considérablement les options de traitement pour les chats pour lesquels d’autres thérapies étaient trop risquées .
Ce que les anticorps monoclonaux ne font pas
Les anticorps monoclonaux anti-NGF soulagent la douleur arthrosique mais ne stoppent pas la progression structurelle de la maladie. Ils n’agissent pas sur la destruction du cartilage, l’inflammation articulaire profonde, ni sur les causes sous-jacentes de l’arthrose. Leur rôle est analgésique et non curatif : le traitement doit donc être maintenu dans la durée pour conserver son effet. Cette distinction est importante pour fixer des attentes réalistes chez les propriétaires et éviter l’abandon prématuré d’autres approches complémentaires (physiothérapie, gestion du poids, compléments chondroprotecteurs). L’objectif reste une meilleure qualité de vie, pas la guérison.
Commodité et amélioration de la qualité de vie
L’administration des médicaments chez les chats est un défi bien connu de tous les propriétaires. Qui n’a jamais lutté pour donner une pilule à son félin, transformant l’opération en véritable bataille ? Cette difficulté d’observance est une cause majeure d’échec thérapeutique dans la gestion de l’arthrose féline avec des médicaments oraux .
Les anticorps monoclonaux répondent à ce problème de manière brillante :
- Injection sous-cutanée mensuelle : le traitement est administré une fois par mois par votre vétérinaire, sous forme d’une simple injection sous-cutanée . Cela élimine le stress quotidien de l’administration de pilules, à la fois pour le chat et pour le propriétaire. C’est une solution gagnante-gagnante qui garantit que votre chat reçoit la dose appropriée de manière constante.
- Début d’action rapide : les propriétaires rapportent souvent une réduction notable de la douleur et une amélioration de la mobilité dans les 7 jours suivant la première injection. J’ai vu des chats qui avaient cessé de sauter retrouver leur agilité, ou des chats qui évitaient le contact recommencer à se frotter contre les jambes de leurs propriétaires. C’est une joie immense de voir ces changements positifs et le retour à des activités normales.
- Amélioration de la mobilité et du comportement : l’objectif principal est de redonner à votre chat une meilleure qualité de vie. En réduisant la douleur, ces traitements permettent aux chats de retrouver leur curiosité, leur jeu, leur envie de se toiletter et d’interagir, des aspects fondamentaux de leur bien-être.

Coût et perspectives
Le coût d’une injection d’anticorps monoclonal, comme le Solensia*(frunévétmab), varie généralement entre 50 et 100 euros par injection mensuelle (en date de janvier 2026) . Bien que cela puisse représenter un budget, il est important de le comparer aux coûts cumulés des consultations vétérinaires fréquentes, des AINS oraux potentiellement onéreux, et des compléments alimentaires, sans oublier le gain inestimable en qualité de vie pour votre compagnon. De nombreux propriétaires estiment que l’investissement en vaut largement la peine pour le confort et le bien-être de leur chat.
Précautions et utilisations concomitantes
Bien que le profil de sécurité soit excellent, il est toujours important de discuter de toutes les options et précautions avec votre vétérinaire :
- Combinaison avec les AINS : actuellement, il n’existe pas de données de sécurité concernant l’utilisation simultanée d’AINS et d’anticorps monoclonaux anti-NGF chez les chats . Chez l’homme, des études cliniques ont rapporté une arthrite rapidement progressive lorsque les anticorps anti-NGF étaient combinés à des AINS à long terme (plus de 90 jours), en particulier à des doses élevées. Cependant, cet effet équivalent n’a pas été signalé chez les patients félins . Votre vétérinaire saura évaluer la situation de votre chat et vous conseiller.
- Autres traitements : les anticorps monoclonaux peuvent souvent être utilisés en complément d’autres approches, comme la physiothérapie, la gestion du poids ou les compléments alimentaires, pour une prise en charge holistique de l’arthrose.
La question des chats insuffisants rénaux chroniques (IRC)
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est l’une des maladies les plus fréquentes chez les chats âgés, et elle coexiste souvent avec l’arthrose. Or, les AINS sont généralement contre-indiqués ou utilisés avec une grande prudence chez les chats IRC en raison de leur effet néphrotoxique potentiel. Les anticorps monoclonaux anti-NGF comme le frunévétmab ne sont pas métabolisés par les reins de la même façon que les médicaments classiques : ils sont dégradés en acides aminés et n’exercent pas de pression sur les fonctions rénales ou hépatiques documentée à ce jour. Cette tolérance rénale en fait une option thérapeutique particulièrement pertinente pour les chats gériatriques porteurs à la fois d’arthrose et d’IRC, sous réserve d’un suivi vétérinaire régulier.
L’élargissement de l’offre : Librela et Portela
Le succès du frunévétmab a ouvert la voie à d’autres innovations. Librela* (bedinvetmab) est un autre anticorps monoclonal anti-NGF approuvé pour les chiens et les chats, élargissant les options disponibles pour les vétérinaires et les propriétaires . Plus récemment, Zoetis a obtenu l’autorisation de mise sur le marché de la Commission Européenne pour Portela* (relfovemab), un autre anticorps monoclonal destiné à la douleur liée à l’arthrose, ce qui témoigne de la reconnaissance croissante de cette classe thérapeutique. Cette concurrence saine promet d’améliorer encore l’accès et l’innovation dans ce domaine.
L’histoire de Félix, un vieux Maine Coon de 14 ans, est un témoignage puissant. Avant le frunévétmab, Félix était si raide qu’il avait du mal à se lever. Sa propriétaire envisageait des choix difficiles. Après la première injection de Solensia, en moins d’une semaine, elle m’a rappelé, les larmes aux yeux, pour me raconter comment Félix avait sauté sur le canapé pour la première fois depuis des mois et avait même fait quelques pas de course. Ce sont ces moments qui rappellent l’impact profond de ces avancées sur la vie de nos compagnons.
Tableau comparatif simplifié : AINS vs. Anticorps Monoclonaux (Frunévétmab)
| Caractéristique | Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) | Anticorps Monoclonaux (Frunévétmab / Solensia) |
|---|---|---|
| Mécanisme d’action | Réduction générale de l’inflammation et de la douleur. | Blocage spécifique du Facteur de Croissance Nerveuse (NGF), réduisant la douleur. |
| Voie d’administration | Majoritairement orale (comprimés, liquides). | Injection sous-cutanée mensuelle par le vétérinaire. |
| Fréquence | Quotidienne (ou selon prescription). | Mensuelle. |
| Effets secondaires | Potentiels gastro-intestinaux (vomissements, diarrhée), rénaux, hépatiques. | Minimaux, très bonne tolérance. |
| Contre-indications | Maladies rénales, hépatiques, gastro-intestinales préexistantes. | Presque aucune, excellente tolérance. |
| Début d’action | Généralement rapide (heures à jours). | Souvent dans les 7 jours après la première injection. |
| Observance | Souvent difficile chez le chat pour les traitements oraux. | Excellente grâce à l’administration professionnelle mensuelle. |
| Coût (indicatif) | Variable selon le produit, mais peut être moins cher mensuellement. | Environ 50-100€ par injection mensuelle (en 2026). |
| Spécificité Moléculaire | Moins spécifique, action plus large. | Très spécifique, similaire aux anticorps naturels du chat. |
Cette nouvelle ère dans la gestion de la douleur arthrosique chez le chat est non seulement prometteuse mais déjà une réalité palpable pour de nombreux chats et leurs propriétaires. Les anticorps monoclonaux, avec le frunévétmab en tête, offrent une solution efficace, sûre et facile à administrer, permettant à nos compagnons félins de retrouver une vie plus confortable et épanouissante.
Infographie sur les anticorps monoclonaux chat

L’arthrose féline, cette maladie silencieuse et insidieuse, a longtemps représenté un défi majeur pour les propriétaires de chats et les vétérinaires. Les options de traitement étaient souvent limitées par des préoccupations de sécurité, d’efficacité et, surtout, par la difficulté notoire d’administrer des médicaments oraux à nos compagnons félins. Cependant, en 2026, l’avènement des anticorps monoclonaux thérapeutiques, et plus particulièrement du frunévétmab (Solensia), a marqué un tournant décisif, offrant une lueur d’espoir et un soulagement concret pour d’innombrables chats souffrant.
Nous avons exploré ensemble comment ces traitements révolutionnaires ciblent spécifiquement le Facteur de Croissance Nerveuse (NGF), une molécule clé dans la transmission de la douleur. En bloquant son action, le frunévétmab permet de réduire significativement la douleur sans les effets secondaires systémiques des traitements traditionnels comme les AINS. Le profil de sécurité exceptionnel de ces anticorps, leur absence de toxicité pour les organes vitaux et leur excellente tolérance, en font une option privilégiée, même pour les chats les plus fragiles ou ceux présentant des comorbidités.
Au-delà de l’efficacité, la commodité de l’administration mensuelle par injection sous-cutanée par votre vétérinaire représente un avantage considérable. Finies les luttes quotidiennes pour donner une pilule, finies les inquiétudes quant à l’observance du traitement. Le frunévétmab offre un confort non seulement au chat, mais aussi à son propriétaire, renforçant le lien unique qui les unit. La rapidité avec laquelle de nombreux chats retrouvent leur agilité, leur envie de jouer et leur comportement habituel est un témoignage éloquent de l’impact positif de cette innovation.
En tant que propriétaires de chats, il est crucial d’être attentif aux signes subtils de douleur ou de changement de comportement chez votre félin. N’hésitez jamais à consulter votre vétérinaire si vous avez le moindre doute. Une détection précoce de l’arthrose permet une meilleure prise en charge et une amélioration significative de la qualité de vie de votre compagnon.
Prochaines Étapes pour votre Chat :
- Observation attentive : gardez un œil sur les signes de douleur ou de diminution de mobilité chez votre chat : réticence à sauter, démarche raide, toilette moins fréquente, changements de comportement.
- Consultation vétérinaire : si vous suspectez une arthrose, prenez rendez-vous avec votre vétérinaire. Il pourra établir un diagnostic précis et discuter des meilleures options de traitement pour votre chat.
- Discutez du frunévétmab (Solensia) : évoquez avec votre vétérinaire la possibilité d’utiliser les anticorps monoclonaux, notamment le frunévétmab, pour la gestion de la douleur arthrosique de votre chat. Il pourra évaluer si ce traitement est approprié pour votre compagnon.
- Suivi régulier : quel que soit le traitement choisi, un suivi régulier avec votre vétérinaire est essentiel pour ajuster le protocole et s’assurer du bien-être de votre chat.
La science vétérinaire continue d’évoluer, et avec elle, notre capacité à offrir à nos animaux une vie longue, saine et sans douleur. Le frunévétmab et les autres anticorps monoclonaux sont des phares d’espoir dans ce voyage, prouvant que l’innovation peut véritablement changer des vies.
FAQ sur les anticorps monoclonaux pour chat
Un anticorps monoclonal est une protéine fabriquée en laboratoire, conçue pour se fixer sur une cible très précise dans l’organisme — ici, le NGF, une molécule responsable de l’amplification de la douleur. Pensez-y comme un “missile guidé” : au lieu d’agir sur tout le corps comme un anti-inflammatoire classique, il neutralise uniquement cette molécule ciblée. Le frunévétmab (Solensia) est spécifiquement conçu pour le chat, ce qui le rend très bien toléré car proche des anticorps que votre félin produit naturellement.
Les analgésiques classiques comme les AINS agissent de façon large sur l’inflammation, ce qui les rend efficaces mais potentiellement toxiques pour les reins et le système digestif, surtout sur le long terme. Les anticorps monoclonaux anti-NGF, eux, n’interfèrent pas avec ces organes : ils sont dégradés en acides aminés et éliminés naturellement. C’est cette spécificité moléculaire qui explique leur profil de sécurité nettement supérieur, en particulier chez les chats âgés ou fragilisés.
C’est une distinction capitale que beaucoup de propriétaires ignorent : les anticorps monoclonaux anti-NGF sont des analgésiques, pas des curatifs. Ils ne stoppent pas la dégradation du cartilage ni la progression structurelle de l’arthrose. Leur rôle est d’interrompre le signal douloureux, permettant au chat de se déplacer plus facilement et de retrouver une meilleure qualité de vie — mais le traitement doit être poursuivi dans la durée pour maintenir cet effet.
Le frunévétmab est indiqué pour les chats adultes souffrant de douleur associée à l’arthrose, sans critère d’âge minimum strict dans les données disponibles. Les contre-indications absolues documentées sont quasiment inexistantes à ce jour, ce qui est exceptionnel pour un médicament vétérinaire. Il est toutefois recommandé de discuter avec votre vétérinaire des éventuelles comorbidités, des traitements en cours (notamment les AINS) et de l’état général de l’animal avant toute initiation.
Les données disponibles portent principalement sur la combinaison avec les AINS, pour laquelle la prudence est de mise (absence de données de sécurité à long terme chez le chat). Concernant les corticoïdes ou d’autres thérapies, les données d’interaction sont encore limitées en médecine féline. En revanche, les anticorps monoclonaux peuvent être associés sans problème connu à des approches non médicamenteuses : physiothérapie, gestion du poids, compléments chondroprotecteurs — constituant ainsi une stratégie globale et complémentaire.
L’effet analgésique des anticorps monoclonaux n’est pas permanent : il est lié à la présence active de la molécule dans l’organisme. Si le traitement est interrompu, les niveaux de NGF reprennent progressivement leur rôle dans la transmission de la douleur, et les symptômes peuvent réapparaître. L’arrêt n’est pas dangereux en lui-même, mais il est conseillé de le décider avec son vétérinaire et de mettre en place une alternative de gestion de la douleur si nécessaire.
C’est une question souvent mal posée. Si l’on comptabilise les consultations vétérinaires répétées pour surveiller la tolérance aux AINS, les analyses sanguines régulières (bilan rénal, hépatique), les médicaments oraux quotidiens et les éventuelles complications, le coût total des traitements conventionnels peut se révéler comparable — voire supérieur. L’injection mensuelle unique, associée à une meilleure observance et moins d’effets secondaires à gérer, représente souvent une valeur globale favorable sur le long terme.
C’est une interrogation scientifiquement légitime. En réduisant la douleur, le chat peut reprendre des activités physiques plus intenses, ce qui, si les articulations sont très endommagées, pourrait théoriquement accélérer l’usure mécanique. Chez l’homme, ce phénomène — l’arthropathie rapidement progressive — a été observé lors de combinaisons anti-NGF + AINS au long cours, mais n’a pas été documenté de façon significative chez le chat avec le frunévétmab seul. La vigilance post-autorisation reste active sur ce point.
References
[1] Autorisation Du Premier Anticorps Monoclonal Pour Traiter L Arthrose Du Chat 679a4d7fb875b6 – https://www.depecheveterinaire.com/autorisation-du-premier-anticorps-monoclonal-pour-traiter-l-arthrose-du-chat_679A4D7FB875B6.html
[2] Immunotherapie Ngf Arthrose – https://www.monvt.eu/services-medicaux/gestion-de-la-douleur/immunotherapie-ngf-arthrose/
[3] Du Nouveau Pour Traiter Arthrose De Mon Chat – https://monchatetmoi.fr/du-nouveau-pour-traiter-arthrose-de-mon-chat/
[4] med-vet.fr – https://med-vet.fr/produits/notice/05414736066462
[5] Comment Soulager Naturellement L Arthrose Du Chat Age Guide Pratique Etape Par Etape Ad187 – https://www.cliniqueveterinairedescoquelicots.com/comment-soulager-naturellement-l-arthrose-du-chat-age—guide-pratique-etape-par-etape_ad187.html
[6] Immunotherapie Chien Chat Gard – https://www.cliniquecroixbleue-vet.fr/immunotherapie-chien-chat-gard/
[7] Les Anticorps Monoclonaux Dans La Gestion De Larthrose Canine Et Feline – https://www.capdouleur.fr/les-anticorps-monoclonaux-dans-la-gestion-de-larthrose-canine-et-feline/
[8] Esperance De Vie Arthrose Chat – https://www.bullebleue.fr/articles/esperance-de-vie-arthrose-chat
[9] Zoetis Obtient L Autorisation De Mise Sur Le Marche De La Commission Europeenne Pour Portela Relfov Ce7d5dd2db8df323 – https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/zoetis-obtient-l-autorisation-de-mise-sur-le-marche-de-la-commission-europeenne-pour-portela-relfov-ce7d5dd2db8df323




