La PIF (péritonite infectieuse féline) n’est plus une maladie incurable !

Je vous ai déjà parlé de la péritonite infectieuse féline ( PIF) qui est une grave maladie causée par une mutation d’un virus commun et fréquent chez le chat : le coronavirus entérique félin (FECV). 

La PIF touche les chats domestiques et certains félidés sauvages dans le monde entier.

Depuis 2019, un traitement expérimental a été mis en place avec des résultats très prometteurs . Faisons le point sur ce type de traitement en rappelant les différents points essentiels de cette maladie redoutable qu’est la péritonite infectieuse féline.

Coronavirus Félin: FCOV

Virus PIF
CORONAVIRUS FELIN

C’est un virus à ARN, que l’on trouve dans les selles des chats infectés. 

Le FCOV  a une forme de couronne,d’où son appellation “coronavirus”. Il a des protéines spike qui lui permettent de se lier aux cellules.

Deux formes: 

  1. La forme digestive : FECV 
  2. La forme responsable du PIF ( FIPV) 

FECV

Les chats infectés par le FeCV ne présentent généralement aucun symptôme lors de l’infection virale initiale, mais peuvent parfois présenter de brefs épisodes de diarrhée et/ou de légers signes respiratoires supérieurs dont ils se rétablissent spontanément.

Pour la forme digestive ( FECV) , c’est au niveau des cellules de l’intestin (les entérocytes) que ce virus se lie et se réplique.

Plus de 50 % des chats de compagnie et plus de 80 % des chats reproducteurs ont été exposés au FeCV 

FIPV

D’habitude,ce virus ( FeCV) est sans trop de conséquences pour le chat, mais lorsqu’il y a mutation, cela le transforme en un virus plus agressif (virus de la PIF). 

Cela se produit pour 10% environ des chats ,principalement des chatons, le coronavirus entérique subit des mutations spécifiques qui lui permettront d’échapper aux cellules tapissant le gros intestin (entérocytes).

Ce virus muté (FIPV) va pénétrer les cellules macrophages des intestins (une cellule du système immunitaire). Normalement, les macrophages élimine cette infection. 

Mais, pour des raisons inconnues, cette élimination ne se produit pas chez certains chats infectés ( 1,3 % ).

Le virus FIPV se déplace alors dans l’organisme via ces macrophages.

Cela provoque une infection disséminée et le développement d’une inflammation des vaisseaux (vascularite nécrosante fibrinoïde).

Une production de liquide (sérosité) dans les cavités est due à des dépôts d’ immuns complexes composés d’anticorps du chat et antigènes viraux du PIF.

Ce virus muté se déplace vers d’autres parties du corps, affectant la cavité abdominale, la cavité thoracique,le péricarde, les yeux et dans certains cas, le cerveau. 

Cette maladie peut se manifester cliniquement en quelques jours , en quelques semaines parfois des mois mais rarement un an ou plus.

Alors que le coronavirus entérique (FeCV) est hautement transmissible entre chats, la forme mutée (FIPV)  n’est pas contagieuse pour les autres chats.

Les coronavirus du PIF sont des alpha-coronavirus et le coronavirus actuel du SARS-Cov-2 qui cause le COVID-19 chez l’homme est un bêta-coronavirus. Ce sont deux maladies différentes.

Le coronavirus félin à l’origine de la PIF ne peut pas affecter les humains!

Signes cliniques de la PIF

Les chats atteints de PIF clinique développent  les signes cliniques suivants:

  • Fièvre ne répondant pas aux antibiotiques
  • retard de croissance, pelage de mauvaise qualité, inappétence
  • Présence de Liquide  jaunâtre ,visqueux dans la cavité abdominale (gonflement abdominal,) et/ou thoracique avec difficultés respiratoires  ( PIF humide). 
  • Jaunisse visible en raison de niveaux élevés de bilirubine (sérum et une urine fortement teintés de jaune)
  • Ganglions lymphatiques abdominaux hypertrophiés et  palpables
  • Modification de la symétrie des pupilles ou de la couleur des yeux
  • Signes neurologiques (infection cérébrale)

Ces signes cliniques varient selon que le chat a la forme « humide » ou  « sèche » de la PIF.

Il peut exister une combinaison des deux formes (humide et sèche), connue sous le nom de PIF « mixte humide et sec ».

ascite chat atteint de PIF
Radiographie :Liquide dans abdomen (Ascite) chat atteint PIF humide

La PIF sèche 

Généralement beaucoup plus difficile à diagnostiquer car il n’y a pas la présence de liquide à prélever dans les cavités.

Les pyogranulomes, caractéristiques de cette forme, sont présents soit dans un organe bien précis  (par exemple, intestin ou rein), soit en plusieurs endroits (par exemple, cavité abdominale, cerveau).

Certains chats peuvent présenter des signes de PIF sèche mais développer plus tard une PIF humide, ou vice versa.

Pour la PIF neurologique

Les signes cliniques :

  • fièvre, inappétence, la perte de poids 
  • incoordination des pattes (plus intense dans les postérieurs). 
  • convulsions et crise de démence.

Pour la PIF oculaire

Cette forme accompagne souvent la PIF neurologique en raison de la relation intime entre les yeux et le cerveau. 

Signes cliniques :

  • Uvéite :inflammation du tractus uvéal antérieur (iris et corps ciliaire) avec une décoloration d’un ou des deux iris
  • précipités à l’arrière de la cornée
  • inflammation de la rétine et du nerf optique ( examen ophtalmoscope)
lésions oculaires PIF

Pour la PIF ,quels sont les chats à risque ?

Les chats qui développent la PIF sont en général des jeunes entre 3 mois et 2 ans (80%), ou des chats âgés.

90 à 95%  des chats qui contractent le coronavirus bénin, connaîtront une courte diarrhée, mais transmettront le virus sans autres complications. 

Les 5 à 10 % restants auront soit une prédisposition génétique, soit un système immunitaire affaibli qui permet au virus de muter sous la forme virulente du PIF. 

Les races les plus touchées sont les  suivantes : 

  • Ragdolls
  • Abyssins
  • Bengales
  • British Shorthairs
  • Devon Rex
  • Birmans.

Fait intéressant : les races pures les moins représentées sont les chats siamois, persans et himalayens.

Ce sont les chats vivant en collectivité (refuges,SPA,chatteries,….), partageant le même  bac à litière qui courent le risque plus élevé de développer une PIF.

La PIF est plus fréquente chez les chats mâles (ratio mâle/femelle de 2:1).

En fait ,n’importe quel chat qui a déjà été exposé au coronavirus félin entérique peut potentiellement développer une PIF. 

Diagnostic de la PIF 

Le diagnostic de la PIF n’est pas aisé . Jusqu’à très récemment,la PIF ne pouvait être confirmée que par autopsie ( post mortem ).

En cas de PIF HUMIDE 

Symptômes 

Il existe des signes cliniques qui peuvent faire suspecter la PIF “Humide” 

  • accumulation de liquide dans l’abdomen (ascite) et/ou dans les poumons (épanchement pleural) et/ou dans le cœur (épanchement péricardique) du chat. 

Avec l’ascite, le chat est ventru . Si l’épanchement se situe dans le cœur ou les poumons, le chat peut ne présenter aucun changement d’apparence extérieur. Si l’accumulation de liquide est importante, la respiration peut sembler difficile ( dyspnée)  

  • Inappétence , léthargie
  • forte fièvre 
  • Pas d’améliorations aux antibiotiques
  • procidence de la troisième paupière 
  • signes d’ictère ( jaunisse) 

Analyse de sang 

Dans les résultats d’analyse du sang de chat atteint de PIF, on constate :

  • Hyperglobulinémie (globulines élevées),avec un faible taux d’albumine
  • Une Anémie non régénérative (faible nombre de globules rouges)
  • Une Leucocytose neutrophile (nombre élevé de globules blancs)
  • Paramètres hépatiques élevés:: (ALT, ALP, bilirubine élevée)
  • Un rapport albumine/globuline < 0,8 fait suspecter une PIF chez un jeune chat.

 Si le rapport albumine/globuline est < 0,4 , il y a > 90 % de probabilité que le diagnostic soit une PIF.

Si certains paramètres sanguins  sont présents ainsi que les symptômes, on peut suspecter un diagnostic de PIF humide

Analyse des sérosités ( liquides) en cas de PIF humide

  • Densité spécifique : 1.017-1.047
  • de couleur paille ou miel et visqueux.
  • riche en protéines (Protéines > 35 g/L ) dans tous les cas
  • Faible taux de cellules (< 20 000 cellules/ml) contenant principalement des neutrophiles et des macrophages non dégénérés
liquide ascite
Liquide en cas d’ascite PIF

Immunofluorescence directe ( IFA )

Recherche de l’antigène de la PIF dans un échantillon de liquide en cas de PIF « humide » (pas sur le sang) qui a une spécificité > 99 % et une sensibilité de 75 % pour la PIF

PCR  

sur un échantillon de liquide (PIF  « humide ») (disponible auprès des laboratoires IDEXX)

La réaction en chaîne par polymérase de la transcriptase inverse (RT-PCR) détecte l’ARN du FCoV – c’est-à-dire qu’il s’agit d’un test qui détecte le virus réel.

Une RT-PCR positive sur le liquide est un diagnostic sûr de PIF humide. Une RT-PCR négative sur le liquide n’exclut pas nécessairement la PIF, car il y a environ 30 % de chances d’un faux négatif.

Remarque :

N’effectuez PAS de test RT-PCR sur du sang ou des matières fécales .   La RT-PCR sur le sang ou les matières fécales peut donner, et donne souvent, un faux positif ou un faux négatif.

Immunohistochimie ou immunocytochimie 

méthode de coloration sur échantillon ou biopsie d’un ganglion lymphatique hypertrophié

En cas de PIF “ forme  sèche “

Symptômes 

Les signes cliniques de la forme sèche  sont compatibles avec d’autres pathologies, ce qui rend le diagnostic plus difficile.

  • léthargie, un retard de croissance, inappétence
  • fièvre
  • anémie 
  • procidence de la troisièmes paupière 
  • atteinte oculaire:uvéite, des précipités kératiques, vaisseaux rétiniens congestionnés
  • symptômes neurologiques ( en cas d’atteinte du système nerveux):  ataxie, tremblements, convulsions ou un nystagmus 

Analyses sanguines 

Mêmes remarques que pour la forme humide. 

Echographie

Cet examen peut révéler si des lésions sont présentes ou non, et vérifier l’hypertrophie des ganglions lymphatiques mésentériques et des reins. 

Au cours de l’échographie, une aspiration à l’aiguille fine des lésions peut être effectuée et les échantillons doivent être envoyés à un laboratoire pour immunohistochimie.

IRM cérébrale et/ou prélèvement du  LCR 

Des comorbidités telles que la toxoplasmose et/ou la mycoplasmose (en cas d’anémie) peuvent être présentes, il est donc utile d’exclure ces maladies.

Il est également recommandé de tester le FIV et le FeLV

Remarque sur la Sérologie sanguine

Le test d’anticorps contre le coronavirus félin est généralement inutile. Ce test peut montrer si le chat a été exposé au coronavirus, mais n’est pas révélateur de la PIF.

Conclusion: 

Un bon diagnostic de PIF nécessite une combinaison d’examens:

  • un examen physique avec présence des signes cliniques de la Péritonite infectieuse féline
  • une numération globulaire complète
  • une RT-PCR en cas  d’épanchement (PIF humide) 
  • PCR (RT-qPCR) sur des aspirations à l’aiguille fine (PIF sèche).

Attention , les faux négatifs sont courants !!

Pronostic pour un chat atteint

Auparavant ,lorsqu’un chat était diagnostiqué “atteint de PIF », le pronostic était sombre et bien souvent  aucun traitement ne semblait efficace et  n’était proposé. Le chat était condamné à une mort certaine et certains vétérinaires ne préconisaient que l’euthanasie.

Mais depuis quelques années ( 2019), cette notion a été renversée grâce notamment au travail du professeur Niels C. Pedersen et de ses collègues à UC Davis ( Californie ,USA) . 

Des protocoles de traitement sont proposés avec un certain taux de réussite!

La péritonite infectieuse féline n’est plus une fatalité ! 

Ces traitements peuvent être proposés en précisant bien leurs avantages et leurs inconvénients ou contraintes. Il faut être conscient de l’engagement ,des coûts impliqués, ainsi que du risque de rechute.

La plupart des chats guéris par le traitement au GS-441524, ont un mode de vie satisfaisant et toujours en vie actuellement.

Les chats qui développent la forme neurologique (forme sèche) et traités avec succès avec du GS-441524 ne se remettent pas complètement de leur handicap. 

Paralysie et  faiblesse des pattes peuvent persister . Les  nerfs périphériques se régénèrent souvent lentement et les neurones du système nerveux central, une fois détruits, ne se régénèrent jamais.

Traitements de la PIF

Officiellement  et actuellement (2022) , il n’ y a aucun traitement légal et  efficace disponible pour les chats atteints de péritonite infectieuse féline confirmée.

Depuis 2019, il y a un sérieux espoir de traitement pour les chats atteints de toute forme de PIF. 
Bien qu’aucune AMM n’existe pour le produit GS-441524 en Europe pour traiter cette pathologie, de plus en plus de chats sont traités avec ce produit et ont été cliniquement guéris de la péritonite infectieuse féline.

Premier traitement proposé :L’oméga-interféron (Virbagen*) + corticoïdes et le polyprényl immunostimulant 

Les premiers médicaments utilisés pour traiter le PIF ont été:

  • L‘interféron oméga ( Virbagen*) :utilisé lors de PIF “humide” et souvent associé à une faible dose de prednisolone ( corticoïdes).

Le protocole consiste en une injection toutes les 48 heures jusqu’à amélioration, puis une fois par semaine lorsqu’il est associé avec le corticoïde.

  • Le polyprényl immunostimulant ( Pi),  utilisé en cas cas de PIF « sèche », est un produit américain du labo Vetimmune
polyprényl immunostimulant

Pour certains cas de PIF , les deux médicaments ont été utilisés ensemble . C’est un produit oral administré quotidiennement pendant 1 à 2 semaines, puis tous les deux jours une fois la dose de démarrage terminée.

Les problèmes de ce protocole sont:

  • le coût .
  • Même si l’état des chats pouvaient s’améliorer et avoir des rémissions cliniques durables pendant le traitement, les guérisons cliniques permanentes étaient extrêmement rares

Confrontés à ces problèmes, la plupart des vétérinaires  ont considéré  la péritonite infectieuse féline comme une maladie incurable avec un pronostic sombre .

Mais depuis quelques années , des nouveaux protocoles de traitement sont proposés avec une certaine réussite . Grâce notamment à l’aboutissement de recherches sur la PIF par le professeur Niels Pedersen ( de l’université de Davis en Californie)

Traitements d’avenir: Médicaments antiviraux

Les analogues de nucléosides, produits antiviraux ,utilisés pour prévenir la réplication virale dans les cellules infectées.

GC-376 ( inhibiteur de protéase) 

Avec cet antiviral contre les coronavirus ,le professeur Pedersen a fait des recherches pour prévenir et guérir la PIF expérimentale chez les chats .

Cependant, les essais cliniques sur le terrain  chez les chats atteints d’une maladie naturelle  ont été décevants,pour des raisons inconnues.

Utilisé seul contre la PIF , GC-376 s’est avéré être un échec. 

Mais en combinaison avec un autre antiviral , il s’est montré plus efficace surtout en cas de résistance au GS-441524. (voir plus loin) 

Le Dr Pedersen ne s’est pas découragé et  il est passé à une autre molécule  connue sous le nom de GS-441524.

Comme nous allons voir, cette molécule s’est avérée être beaucoup plus efficace que le GC-376.

GS-441524 (inhibiteur de protéase)

Le Remdesivir (nom commercial” GS-5734 Veklury”, du labo Gilead Sciences)  a été développé pour le traitement de l’hépatite C et du virus Ebola .

remdesivir
REMDESIVIR

Ce produit a été approuvé en juin 2020 comme inhibiteur de protéase antivirale pour une utilisation chez les patients COVID-19. 

Des pays ont fait des commandes importantes de Remdesivir mais très vite l’’OMS a désapprouvé l’utilisation du Remdesivir pour les patients COVID-19 en novembre 2020 ( gros scandale à l’époque).

Le Remdesivir est en fait le promédicament du GS-441524. En effet, ce produit est métabolisé dans le corps en GS-441524 qui contient  une chaîne latérale chimique supplémentaire censée améliorer la pénétration intracellulaire. 

Il s’est avéré que le GS-441524 est actif contre le virus de la PIF .Il a été testé par le professeur Niels Pedersen avec un certain succès lors de traitements contre toutes formes de PIF.

Malheureusement, Gilead n’a jamais montré un intérêt à développer cette molécule (GS-441524) dans le cadre d’un traitement vétérinaire de la PIF et n’a jamais accordé de droits de licence de commercialisation au monde vétérinaire. 

Comme tout laboratoire pharmaceutique, Gilead recherche des profits et il se fera beaucoup plus d’argent en vendant des produits comme le Remdesivir/Veklury® à usage humain qu’à usage vétérinaire.

Dès fin 2018,face à la demande des propriétaires de chats atteints de PIF, plusieurs laboratoires en Chine et en Europe de l’Est ont commencé à fabriquer le GS-441524 et à le vendre sur le marché noir ( en injectable et comprimés). 

Ces laboratoires fabriquent ce produit bien qu’ils n’ont pas le brevet de fabrication et de commercialisation.

Au début de ce marché,les prix des produits étaient encore très chers . Ensuite,durant l’année 2019, sont apparus des produits plus abordables ( moins de 100 $ le flacon ). 

C’est donc une vente illégale dont la publicité s’est faite principalement en ligne sur des sites, forums  ou groupes de réseaux sociaux.

Se procurer ce médicament est parfois compliqué et pose de nombreux problèmes. 

Des Websites ,des groupes sur facebook ( FIP Warriors,Fip Warriors France) se sont créés afin d’aider les propriétaires à trouver la solution pour se procurer cette molécule et les conseiller pour la gestion de cette maladie.

Il y a des différences d’efficacité entre les différents produits proposés qui vont de 80% à 50% . Actuellement ( début 2022) , il y a une douzaine de produits recommandés ( voir plus loin)  

Vu qu’il n’y a aucun produit (GS-441524) avec une AMM pour un traitement vétérinaire de PIF, beaucoup de vétérinaires sont réticents à mettre en place ce protocole avec le GS-441524. Les vétérinaires sont soumis à des contraintes légales et éthiques.

Certains peuvent aller jusqu’au stade du diagnostic initial de PIF, sans plus.D’autres peuvent aider à l’administration et au suivi des médicaments tant que les propriétaires fournissent le médicament !!

Certains vétérinaires peuvent exiger des dérogations signées les libérant de toute obligation légale ou éthique.

Le Dr Pedersen et ses collègues ont déterminé que la dose nécessaire  de GS-441524 dépendait de la présence ou non de l’atteinte oculaire ou du système nerveux central.

Pour les produits injectables
  • La dose standard ( PIF humide ou sèche) est de 5-6 mg/kg de poids vif 
  • En cas de PIF oculaire (yeux brun rougeâtre), la posologie est de 8 mg/kg de poids vif
  • En cas d’atteinte neurologique, la dose est de 10 mg/kg.
Pour les comprimés ou gélules, la posologie est un peu plus élevée 
  • Pour la forme humide : 6 mg/kg
  • Pour la forme sèche : 8 mg/kg
  • Pour la forme oculaire: 10 mg/kg
  • Pour la forme neurologique: 12 mg/kg  

Comme il s’agit encore de traitements expérimentaux, ces protocoles  seront susceptibles de changer et d’être affinés au fil du temps à mesure que de plus en plus de chats seront traités avec succès.

Par exemple , un nouveau protocole a été publié en novembre 2021 par une équipe australienne qui a utilisé le Remdesivir .

Nouvelles recommandations posologiques pour la forme injectable:

PIF  « humide » :  10 mg/kg une fois par jour par injection sous-cutanée

PIF « sèche » :     15 mg/kg une fois par jour par injection sous-cutanée

PIF oculaire  :       12 mg/kg une fois par jour par injection sous-cutanée

PIF humide et sèche (mixte): 15 mg/kg en sous cutané

Note: tout cas présentant des signes neurologiques est considéré comme un cas de PIF « sèche » .

Si le chat est gravement malade et hospitalisé , un protocole intraveineux peut être utilisé pendant les 3 premiers jours en utilisant une dose initiale de 10 à 15 mg/kg une fois par jour sous perfusion intraveineuse.

Durant ce traitement ,il faut une surveillance stricte pour le développement ou l’aggravation de l’épanchement pleural (liquide dans le thorax).


Les chats sous traitement de GS-441524 voient une amélioration significative des symptômes physiques au cours des 1 à 3 premiers jours, mais il faut faire le traitement complet pour éradiquer complètement le virus.

Si cela ne se produit pas, il est préférable de rechercher d’autres diagnostics (surtout si la PIF n’a pas été définitivement diagnostiquée).

Généralement, il est conseillé de poursuivre le traitement pendant 12 semaines (84 jours). Puis de l’arrêter si le chat se porte bien cliniquement et que les résultats sanguins semblent positifs. 

Pour les chatons, il ne faut pas oublier de recalculer la dose en fonction de son poids et d’éviter ainsi un sous-dosage.

Inconvénients du traitement avec le GS-441524

son coût élevé 
GS-441524 injectable

Le prix d’un flacon oscille entre 90 à 150 euros ! 

Pour traiter un chat de 3 kg, atteint d’une PIF forme humide et pendant 12 semaines, cela peut coûter près de 2500 euros de produits .A cela , il faut ajouter le prix des consultations , des analyses  et des produits supplémentaires (si nécessaire) 

Le coût du traitement est très élevé et décourage les propriétaires de l’entreprendre.

Cependant, il est important de noter que de nombreux chats atteints de PIF ont été guéris à des doses beaucoup plus faibles ( 5 à 6 mg/kg une fois par jour par injection sous-cutanée).

Cette posologie ( 5-6 mg/kg) est à conseiller en cas de réticence des proprios pour raisons financières. Cela diminue le coût de moitié.

Les injections sous cutanée peuvent être faites par les propriétaires et diminuer encore ce coût. Le vétérinaire peut vous apprendre la pratique de ce type d’injection.


Conservation des flacons injectables : à l’abri de la lumière directe et au frais pour les flacons non entamés. Le flacon entamé peut rester à température ambiante et recouvert.

Comprimés GS-441524

C’est une option alternative pour les chats qui ne tolèrent pas les injections ou pour les propriétaires incapables de pratiquer cette injection.

L’absorption par voie orale n’est pas toujours très efficace pour les chats malades du PIF, surtout au début .L’absorption peut varier d’un chat à l’autre. Risque de diarrhée ou de vomissement.

Il est recommandé de commencer le traitement avec des injections pendant au moins 2 semaines jusqu’à ce que les chats soient cliniquement mieux. Ensuite prendre le relais avec les comprimés.

Généralement, il faut poursuivre le traitement pendant 12 semaines (84 jours) puis de l’arrêter si le chat se porte bien cliniquement.

Posologie (novembre 2021) :

PIF « humide »: 8-10 mg/kg une fois par jour par voie orale

PIF « sèche » :  12-15 mg/kg une fois par jour par voie orale

PIF oculaire:      12 mg/kg une fois par jour par voie orale

Attention:les comprimés de GS-441524 doivent être administrés au moins une heure avant les repas, car ils sont mieux absorbés à jeun.

Coût du traitement en comprimés 

Par rapport à l’injectable , le coût du traitement en comprimés est divisé par deux.  

Effets secondaires au niveau santé 

Le GS-441524 injectable est acide , cela peut provoquer une irritation et une douleur au point d’injection. Au plus la concentration de la molécule est élevée , au plus il est acide .

Les injections sous cutanée peuvent être faites par les propriétaires et diminuent ainsi le coût du traitement. Le vétérinaire peut vous apprendre la pratique de ce type d’injection 

  • Des réactions cutanées occasionnelles, une sensibilité et des plaies se produisent au niveau de l’injection ( produit irritant). Parfois c’est dû à des erreurs dans la technique d’injection sous-cutanée . 

Si vous constatez des lésions cutanés, consultez votre vétérinaire pour un mettre en place un traitement ( rasage, traiter, protéger).

  • Des lésions rénales mineures pourraient être la conséquence des contrefaçons chinoises.
  • Nausées et vomissements lors de la prise en comprimés ou gélules
Résistance au GS-441524

Une résistance au GS-441524 a été signalée chez des chats atteints de PIF d’origine naturelle. On a surtout remarqué cette résistance chez les chats atteints de PIF « forme neurologique ».

Cette résistance se développe à partir de changements de régions dans le génome du virus. Ces régions font partie des cibles du médicament antiviral ( GS-441524).

Il y a deux manières de surmonter cette résistance: 

  1. soit en augmentant progressivement la dose du médicament jusqu’à la dose nécessaire pour vaincre cette résistance 
  2. soit en utilisant un autre médicament antiviral qui a un autre mécanisme de résistance  ou une combinaison de deux médicaments 

Actuellement ( fin 2021) , pour vaincre la résistance au GS-441524, on privilégie la combinaison de deux médicaments:

combinaison de GS-441524 + GC-376 (GS+GC) 

Dose GS-441524 : celui où a été constaté la résistance ( cela peut aller jusqu’à 40mg/kg) 

Dose GC-376 : 20 mg/kg en SC tous les 24h 

Un traitement de 8 semaines (combinaison GC+GS) est recommandé.

Si à ces doses on n’a pas d’améliorations des signes cliniques de la PIF, on peut augmenter la dose de GC376 par paliers de 10 mg/kg jusqu’à un maximum de 50 mg/kg SC par 24h. 

Effets secondaires de ce protocole :

Nausées , vomissements  qui peuvent être traités avec le Cerenia*.

combinaison de GC376 et le Molnupiravir.

Peut être une combinaison d’avenir pour le traiter la résistance au GS-441524 .A l’heure actuelle , on n’a pas encore assez de données sur le terrain . A surveiller !

Marques disponibles de GS-441524

Il  faut préciser que la commercialisation  de GS-441524 est illégale, mais la société détentrice du brevet n’a pratiquement aucun moyen pour stopper l’utilisation de cette molécule . 

Un véritable marché noir s’est installé en Chine pour répondre aux besoins des propriétaires de chats atteints de PIF .

Nous n’avons aucune idée de la pureté ou de l’activité biologique de ces composés du marché noir .

Les sociétés,qui commercialisent le GS, prennent leurs précautions en incluant une clause de non responsabilité limitant l’utilisation du GS à des fins de recherche uniquement et non à des traitements. 

Les colis sont souvent étiquetés comme  « compléments alimentaires”, rendant le contrôle douanier plus aisé.

Les comprimés ou gélules des marques suivantes ( Capella,Brava Spark) sont recommandés en relais d’un début de traitement en injections.

Voici une liste de marques avec une bonne efficacité: 

Capella* 

Disponible depuis début 2020 , ce produit devient un des produits leaders  dans le choix de GS-441524 fabriqué en Chine  .

Forme injectable : flacon de 6 ml à 15mg/ml  ( 90 mg par flacon)

En comprimés :  2  types en fonction du poids ( comprimé pour 1 kg et 2 kg) .

capella
Brava*

Très bonne qualité et efficace, elle existe en injection et en comprimés

Spark / Aura*

Site 

Groupe facebook 

Disponible en injectables ( 15-17-20 mg/ml) et comprimés 

Lucky*

Site 

En injectable , il y existe 2 présentations ( 15mg/ml et 20 mg/ml )

Mutian* 

Site 

Produit : 200mg capsule – Mutian Xraphconn  ( Article)

Groupe facebook

Mary*

Site: 

Pany* 

Site 

Snowy*

Une des marques la moins chère 

Le molnupivavir

C’est un antiviral expérimental à large spectre, développé par MERCK . A la base , cette molécule était destinée à soigner la grippe et l’hépatite  chez l’être humain.

Ce médicament a montré une certaine activité contre les coronavirus. 

Le labo Merck a d’ailleurs sorti en décembre 2021 la première pilule anti-covid (à base de molnupiravir),à administrer dès les premiers symptômes de COVID et ce  pendant 5 jours.

Les premiers résultats sont très mitigés et des pays ont refusé son utilisation.

Pour la PIF,ce médicament donné par voie orale,est intéressant pour les chats ayant une résistance au GS-441524 ou chats intolérants aux injections de GS-441524 sur longue période( douleur, irritation).

En début 2022 , on a pas beaucoup de données sur ce type de traitement de la PIF . 

On a constaté une certaine efficacité sur le terrain contre la peritonite infectieuse feline, peu importe la forme.

Sa posologie efficace chez les chats atteints de PIF n’est pas encore bien documentée.

D’après les premiers essais:

Voie orale ( per os) 

une dose 4 mg/kg/12h par voie orale serait conseillée pour les formes sèches ou humides

Une dose de 8 mg/kg/12h pour les formes oculaires ou neurologiques

Les combinaisons Molnupiravir/GC376 ou Molnupiravir/GS-441524 seront peut être  intéressantes à l’avenir pour traiter les résistances au GS-441524. 

La méfloquine (Larium*)

Le médicament antipaludique humain, la méfloquine (Larium *), peut être utilisé par voie orale à une dose de 10-12 mg/kg par voie orale deux fois par semaine avec de la nourriture.

L’intérêt de la méfloquine est d’empêcher le virus de pénétrer dans les cellules macrophages (inhibition de l’endocytose).

La durée de vie d’une cellule macrophage est de 2 mois!

Une fois que le chat est stable sous GS-441524 ( 12 semaines)  ,il est recommandé de continuer d’utiliser la méfloquine pendant 3 mois au moins.

Ce protocole réduit le risque de rechute.

Il est à noter que certains chats ne tolèrent pas la méfloquine (vomissements, inappétence). De plus, la méfloquine est métabolisée par le foie, il est donc utile de surveiller les paramètres hépatiques!

Remarque :

Si les propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter du GS-441524, la méfloquine seule peut être utilisée comme traitement unique. 

Il est conseillé aussi  d’essayer la méfloquine chez les chats ayant eu un traitement court de GS-441524, car la méfloquine peut améliorer le système immunitaire pour combattre la PIF.

 Surveillance lors d’un traitement de la PIF

Ce protocole de traitement coûteux a permis aux propriétaires de sauver des chats atteints de PIF humide ou sèche.

Des études  ont suggéré un taux de guérison de 80 % sur le terrain. 

Une surveillance est recommandée toutes les 4 semaines jusqu’à la fin de la période de traitement de 12 semaines.

Une analyse sanguine : 

  1. numération globulaire complète (hémogramme): Un indicateur positif est de voir les lymphocytes à > 30 %.
  2. Rapport Albumine/ Globuline : il faut une amélioration constante

Signes cliniques  

  1. un bon appétit 
  2. Maintien du poids ( pas d’amaigrissement) 
  3. Attitudes normales: jeux, vif, curieux, ….

Pour lutter contre le stress dû au traitement, on peut donner de l’huile de CBD par voie orale ( dose déterminée par un vétérinaire).

Si le chat ne veut pas manger, différentes solutions possibles:

  • quelques jours de corticoïdes (par exemple la prednisolone)
  • stimulants d’appétit : la mirtazapine

Mesures préventives contre la PIF

Vaccination 

Il existe un vaccin intra nasale  contre la PIF* commercialisé par Zoetis aux USA . Il n’est pas disponible en France.

Il n’y a aucune preuve de son efficacité pertinente.Son utilisation n’est pas recommandée! 

Conclusion sur le traitement de la PIF 

Vous venez d’apprendre que votre chat a la PIF, on vous a annoncé, peut être,que votre chat est condamné et qu’il n’existe pas de traitement efficace. 

Sachez qu’il existe un protocole de traitement avec un taux de succès très encourageant. 

Certes ,pour se procurer les médicaments et le matériel nécessaire , cela peut être le  parcours du combattant. Il faut aussi être conscient que ce traitement est coûteux, long,avec une utilisation de produits hors AMM pour le chat et demande un suivi sur plusieurs mois.  

Conduite à tenir  

La première étape :trouver un vétérinaire qui va vous suivre dans la mise en œuvre de ce traitement hors AMM . Peut-être votre vétérinaire traitant habituel sera t-il partant ?.

La deuxième étape :se procurer la molécule ( GS-441524). Il faut vous rendre sur les sites,groupes Facebook( voir plus haut) dans lesquels on vous conseillera sur la procédure d’obtention de ce produit . 

N’oubliez pas que le traitement est long ( 12 semaines) et qu’il est recommandé de commencer le traitement par la solution injectable .

Calculez le nombre de flacons suffisant en fonction du poids du chat.

Remarque: pour la première fois ,ne commander que 2-3 flacons et confirmer qu’il y a une bonne tolérance et une bonne efficacité. Dans le cas contraire , il faudra peut être changer de marque ou de forme ( comprimés,gélules) 

La troisième étape: se procurer le matériel nécessaire ( aiguilles , seringues) . Vous pourrez peut-être obtenir ce dont vous avez besoin auprès de votre vétérinaire qui vous montrera par la même occasion la technique de l’injection sous cutanée .

La quatrième étape : en attente de livraison du produit,  le vétérinaire pourra prescrire de la prednisolone ( corticoïdes) dans le but de ralentir la progression du PIF et améliorer l’appétit. Après 1 semaine d’administration , il faudra diminuer de moitié la dose initiale.

La cinquième étape :administration du GS-441524 réceptionné  en une prise quotidienne  pendant 12 semaines ( 84 jours) sous forme injectable puis éventuellement en comprimés. Pesez votre chat régulièrement afin de confirmer la bonne posologie.

La sixième étape : surveillance de l’état du chat avec bilan sanguin (Hémogramme et biochimie) après 6 semaines  et 11 semaines de traitement. 

La septième étape : Une fois l’arrêt du traitement , refaire un bilan sanguin après 6 semaines et 12 semaines . Observez s’il n’y a pas de rechute qui survient généralement  lors de la première semaine après l’arrêt.

Selon le protocole du Dr Pedersen ( UC DAVIS) , les chats exempts de symptômes de PIF pendant toute la période d’observation de 12 semaines sont considérés comme complètement guéris.

Avec ce protocole , gardez en mémoire que la guérison à 100% n’est pas une garantie. 

Appliquez vous pour bien maîtriser l’injection sous cutanée . N’oubliez pas que le produit ( GS-441524) est irritant.

J’espère que ce long article vous a intéressé. Si vous êtes concernés par ce type de traitement , n’hésitez à poster votre témoignage ou informations supplémentaires.

5 réflexions au sujet de “La PIF (péritonite infectieuse féline) n’est plus une maladie incurable !”

  1. Bonjour et au secours !!! notre petite Sosso de 10 mois hospitalisée depuis hier après-midi est diagnostiquée FIP humide avec pronostic vital engagé, selon le vétérinaire il n’existe pas de traitement… Je suis prête à me déplacer pour récupérer un traitement et sauver ainsi notre petite Sosso !! Aidez nous, il est révoltant de devoir laisser partir Sosso alors que des solutions existent… merci merci merci

    • Bonjour,
      Je vous invite à bien lire l’article. En effet , il n’existe pas de traitement légal et efficace pour la PIF. Le traitement auquel je fais référence est un traitement expérimental ( Hors AMM) avec des résultats très prometteurs. Comme indiqué dans l’article , je vous invite à contacter les groupes Facebook cités ou en parler avec votre vétérinaire. Peut être ,dans votre région , il y a des propriétaires qui ont une expérience en ce domaine. Faites une annonce dans les réseaux sociaux .
      Bonne continuation

  2. Bonjour
    Merci pour votre article 🙏🙏
    Mon chat Pastis est guéri de la PIF oculaire depuis 2 ans grâce aux injections… Ça a été un parcours du combattant mais aujourd’hui il va très bien ☺️
    J’aimerais savoir si un chat considéré comme guéri peut encore transmettre la PIF? Car je devrais normalement passer les vacances d’été chez ma mère qui a une minette de 12 ans… Mais s’il existe le moindre risque c’est hors de question que je le lui fasse courir….
    Merci pour votre réponse!

  3. Bonjour et merci pour cet article détaillé, précis, factuel qui propose une conduite à tenir. Notre chatte de 6 mois exotic shortair a présenté des troubles de la marche il y a 3 semaines. Appétit conservé, sans fièvre, modification du comportement, se cache. Injection corticoïdes/morphine proposée par notre vétérinaire, qui lui a permis de retrouver un peu de mobilité, et prescription d’un scanner qui a mis en évidence la dilatation du 3eme ventricule cérébral évoquant une épendymite en faveur d’une PIF ou bien moins probable un lymphome. Après 1 semaine sans cortisone : rechute et aggravation des troubles locomoteurs, troubles de la coordination, plantigradie, diminution de l’appétit, la paralysie de l’arrière train semble plus que probable d’ici peu. Toujours apyrétique. Nouvelle injection de corticostéroïde effet retard sur 1 semaine. Nous sommes à J5 avec une récupération spectaculaire, joue, court un peu mais toujours les pattes en canard lorsqu’elle est tapie. Nous sommes en lien ave le groupe PIF Warrior; à la lecture de tous les échanges, j’ai des doutes quant à la PIF. Nous attendons pour les examens sanguins afin d’être suffisamment à distance de l’injection de corticostéroïdes. Que pensez-vous de ce tableau ? Cela vous évoque t-il quelque chose ? Une piste ? Merci pour votre réponse.

    • Bonjour,

      Merci pour votre commentaire détaillé et pour partager l’histoire de votre chatte. Je suis désolé d’entendre qu’elle traverse une période difficile.

      La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie complexe et souvent difficile à diagnostiquer. Les symptômes que vous décrivez, tels que les troubles de la marche, la modification du comportement, la plantigradie (marche sur les talons) et la paralysie potentielle de l’arrière-train, peuvent être associés à la PIF, mais ils peuvent également être le signe d’autres problèmes de santé.
      La dilatation du 3ème ventricule cérébral évoquée par le scanner pourrait être en faveur d’une PIF, mais comme vous l’avez mentionné, elle pourrait aussi être liée à un lymphome ou à une autre condition. Les corticostéroïdes peuvent aider à gérer les symptômes, mais ils ne sont pas un traitement curatif pour la PIF.
      Je vous recommande fortement de continuer à travailler avec votre vétérinaire et de suivre ses recommandations pour les tests et les traitements. Les tests sanguins que vous avez mentionnés peuvent aider à clarifier le diagnostic.
      En outre, il pourrait être utile de consulter un spécialiste en neurologie vétérinaire, si cela est possible, étant donné les symptômes neurologiques que votre chatte présente.
      Je vous souhaite à vous et à votre chatte le meilleur dans cette situation difficile. N’hésitez pas à me poser d’autres questions si vous en avez.

      Cordialement,
      Dr Patrick D.

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